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FRANCE 2017-Le gouvernement conforté par le premier tour des législatives
Reuters11/06/2017 à 21:52

    * Premier test politique réussi pour Macron 
    * Trois ministres en ballottage favorable 
    * "Le message des Français est sans ambiguïté" - Philippe 
 
    PARIS, 11 juin (Reuters) - Le gouvernement est sorti 
renforcé dimanche du premier tour des élections législatives, 
qui ont conforté la stratégie de recomposition du paysage 
politique d'Emmanuel Macron en passe d'obtenir une majorité 
claire pour mener à bien ses réformes. 
    Selon les premiers résultats, trois ministres qui jouaient 
leur maroquin dans ce scrutin sont en ballottage favorable dans 
leurs circonscriptions respectives : Bruno Le Maire (Economie), 
Christophe Castaner (Relations avec le Parlement) et Richard 
Ferrand (Cohésion des territoires).  
    "Malgré l'abstention, le message des Français est sans 
ambiguïté", a estimé le Premier ministre Edouard Philippe au 
Havre (Seine-Maritime). "Pour la troisième fois consécutive, 
vous avez été des millions à confirmer votre attachement au 
projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du 
président de la République". 
    "Dimanche prochain, l'Assemblée nationale incarnera le 
nouveau visage de notre République, une République forte, une 
République rassemblée, une République attentive aux besoins de 
chacun, la République française", a-t-il ajouté.  
    Le chef du gouvernement a prévenu le 17 mai que les 
ministres qui seraient battus aux législatives devraient 
démissionner et n'a pas exclu la nomination, à l'issue du 
scrutin, de nouveaux secrétaires d'Etat au sein du gouvernement 
qui compte actuellement 22 membres. 
    Un mois après une présidentielle qui a bouleversé le paysage 
politique français, les élections législatives ont achevé cette 
recomposition, cette fois au sein de l'Assemblée nationale. 
    Selon les premières projections, les candidats de la 
République en Marche (LREM) devraient remporter dimanche 
prochain quelque 400 sièges, soit nettement plus que la majorité 
(289), au sein de la chambre basse du Parlement. 
     
    TRAIN DE REFORMES 
    Loin d'être une surprise - les sondages de ces dernières 
semaines plaçaient tous les candidats sous étiquette majorité 
présidentielle en tête - , le score de LREM place Emmanuel 
Macron en bonne voie pour remporter son pari : obtenir une 
majorité absolue avec une formation créée il y a tout juste un 
an.  
    Une nécessité pour le chef de l'Etat qui s'est engagé lors 
de la campagne présidentielle à mener une série de réformes 
économiques et institutionnelles au cours de son quinquennat.  
    Certaines, notamment l'épineuse réforme du code du travail 
et celle concernant la législation antiterroriste, font d'ores 
et déjà l'objet de contestations, dans les rangs de l'opposition 
et des syndicats.  
    "L'essentiel sur la question du travail c'est d'aller vite 
et je crois que les Français ce soir par leur vote ont montré 
massivement leur volonté d'aller vite sur les sujets majeurs", a 
estimé le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner sur 
TF1.     
    Ce raz-de-marée parlementaire pourrait toutefois, selon des 
observateurs, se révéler à double tranchant.  
    Avec une opposition réduite à peau de chagrin au sein de 
l'hémicycle, le couple exécutif pourrait voir se déplacer le 
mouvement de contestation dans la rue et être confronté à un 
troisième tour social.  
    Le gouvernement n'est également pas à l'abri de nouveaux 
rebondissements dans l'affaire Ferrand et dans les soupçons 
d'emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, qui pèsent sur 
plusieurs ministres issus du rang de la formation centriste.  
    "Le résultat du premier tour, aussi bon soit-il, doit nous 
inviter à l'humilité et à la responsabilité", a indiqué 
Catherine Barbaroux, présidente de La République en marche, lors 
d'une allocution au QG du parti à Paris.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 

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