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FDJ lanterne rouge du SBF 120 après la dégradation de Citi
information fournie par AOF01/07/2022 à 09:38

(AOF) - Plus forte baisse de l’indice SBF 120, la FDJ chute de 6,24% à 30,97 euros, lestée par la dégradation de la recommandation de Citi à Vendre. Le bureau d’études rappelle que la société est l’objet d’une enquête de la Commission européenne sur l'octroi de droits exclusifs par l'Etat français pour exploiter des loteries et des paris sportifs pendant 25 ans.

En décembre 2021, Bruxelles avait conclu provisoirement que la redevance de concession de 380 millions d'euros payée par la FDJ semblait sensiblement inférieure au prix de marché, précise le broker.

L'analyse de Citi suggère que la FDJ pourrait devoir payer 1,06 milliard de plus que le montant convenu en 2019, soit un montant supérieur de 360 millions d'euros aux attentes du marché, selon ses estimations.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points-clés

- Deuxième loterie européenne, créé en 1933 et 4ème mondiale, acteur de référence des paris sportifs en France sous les marques Loto, Cash, Euromillions, Parions Sport… avec 50 % de parts de marché en France ;

- Chiffre d’affaires de 2,3 Mds€ réalisé à 76 % dans la loterie, 21 % dans les paris sportifs et dans la diversification portée par les Acceleration business units ;

- Modèle d’affaires « Raison d’être » fondé sur 4 piliers –l’offre de jeux, le modèle sociétal, l’ancrage territorial et la durabilité : bénéficiant d’un cadre régulé, d’un monopole sur la loterie assuré pour 25 ans et d’un réseau de 30 000 points de vente assurant une croissance régulière des ventes / visant la place d’acteur international de référence dans les jeux et services ;

- Capital détenu à 20,46 % par l’Etat français (27,42% des droits de vote), la mutuelle des anciens combattants (14,78 % et 19,31 %), Stéphanie Pallez présidente directrice générale du conseil d’administration de 13 membres ;

- Situation financière solide avec 829 M€ de capitaux propres, un excédent net de 916 M€ de trésorerie et un autofinancement libre de 495 M€.

Enjeux

- Plan stratégique 2020-2025 : en 3 points : dynamique de la loterie, progression des paris sportifs et leviers de croissance (exportation de l’expertise, nouveaux services en points de vente), aux objectifs rehaussés : hausse annuelle de 4 à 5 % du chiffre d’affaires avec un doublement à 20 % des mises digitales, taux de marge opérationnelle de + 25 % et taux de distribution entre 80 et 90 % à partir de 2022 ;

- Stratégie d’innovation : démultipliée à partir de l’infrastructure technologique détenue en propre, d’où une optimisation des coûts, une meilleure connaissance, segmentation et fidélisation des clients, une montée en puissance de l’offre numérique et l’accélération des services B2B / partenariats avec des fonds de capital-risque dans les start-up, lancement de 2 fonds d’investissements propres, Aria et V13Invest et, en interne, un Lab inno ;

- Stratégie environnementale : réduction des émissions de CO2 de 20 % entre 2017 et 2025 / neutralité carbone en 2019 par financement de projets de compensation carbone ;

- Elargissement de l’offre e-sport avec des rumeurs d’un lancement prochain de poker en ligne ;

- Accélération des activités de distribution –factures des trésoreries publiques, offre BéB en Amérique du nord, services aux opérateurs de paris sportifs et de loterie.

Défis

- Incertitudes sur le maintien de la participation dans le chinois BZCP : objectifs 2022, confirmés après un début d’année vigoureux, d’un chiffre d’affaires en hausse de près de 5 % et d’un taux de marge de 23,5 % au moins ;

- Dividende de 1,24 € au titre de 2021 et programme de rachat d’actions.

Les petits parcs d’attraction à la peine

Chiffre d’affaires en recul, investissements à réaliser : ces acteurs ne sortent pas la tête de l’eau. Ces parcs, qui accueillent 100.000 à 350.000 visiteurs par an, ont dû réduire leurs investissements suite à la crise sanitaire. Or chaque année ils investissent entre 10% et 20% de leur chiffre d’affaires pour créer de la nouveauté et attirer une nouvelle clientèle venue d’un peu plus loin et la fidéliser. Nombre de ces acteurs, qui se sont endettés pour faire face à la crise, devront bientôt devoir rembourser leurs prêts garantis par l’État (PGE). À l’issue de la première année, les entreprises peuvent décider de rembourser immédiatement leur PGE, l'amortir sur 1 à 5 ans supplémentaires, ou mixer ces deux solutions. Face à un délai qu’il juge insuffisant, le Syndicat national des espaces de loisir d'attractions et culturels (Snelac) demande que le PGE soit transformé en aide à l’investissement pour le secteur ou qu’il soit allongé à 15 ans.

Valeurs associées

FDJ
Euronext Paris -1.27%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 01/07/2022 à 09:38:00.

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2 commentaires

  • 01 juillet10:34

    Si j'ai bien compris , plus l'action baisse, moins la FDJ sera valorisée , et cela aura un impact sur le montant de la redevance de la concession (incluant une part de risque )


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