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EssilorLuxottica : un proche de Leonardo Del Vecchio devient PDG
information fournie par AOF04/07/2022 à 17:35

(AOF) - Francesco Milleri a pris les rênes ce lundi du groupe EssilorLuxottica quelques jours après la disparition du Leonardo Del Vecchio, décédé à l'âge de 87 ans. Cette désignation est intervenue dans le cadre d'une réunion rendant hommage à ce dernier. Proche collaborateur de Leonardo Del Vecchio, Francesco Milleri a été désigné en tant que nouveau président du numéro un mondial de l'optique jusqu'à la fin de son mandat actuel. Il continuera d'assurer également son mandat de directeur général d'EssilorLuxottica.

Par ailleurs, Francesco Milleri est administrateur délégué de Delfin, la holding luxembourgeoise première actionnaire d'EssilorLuxottica avec 32 % du capital et 31% des droits de vote.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Numéro 1 mondial de l’ophtalmie et de l’optique, né en 2018 du rapprochement entre Essilor et Luxottica ;

- Chiffre d’affaires de 31,5 Mds€, réalisé à 52 % dans les ventes directes au consommateur (lunettes de soleil et distribution via GrandVision) et 48 % dans les solutions pour professionnels (verres de vue essentiellement) ;

- Présence forte en Amérique, pour 46,5 % des ventes, en Europe-Afrique-Moyen-Orient pour 37 %, en Asie-Pacifique pour 12 % puis en Amérique latine ;

- Modèle d'affaires fondé sur l'innovation et l'intégration complète des processus de production, de logistique et de distribution au niveau mondial ;

- Capital contrôlé à 32,08 % par la famille del Vecchio, par les salariés (4,27 %) et marqué par la présence (1 %) de BPI France, Leonardo del Vecchio étant président du conseil d'administration de 12 membres et Francisco Milleri directeur général ;

- Bilan sain avec un endettement net de 9 Md€, face à 6 Md€ de liquidités et + 35 Md€ de capitaux propres.

Enjeux

- Stratégie focalisée sur la fusion opérationnelle : synergies : de 300 à 320 M€ entre 2019 et 2020 et de 400 à 600 M€ d'ici 2023 / process industriel : plateforme IT unique, réseau unique des laboratoires de prescription, plateforme unique pour Ray-Ban et les montures de marques, intégration de Costa dans le portefeuille de Luxottica ;

- Stratégie d'innovation visant à l'éradication de la mauvaise vision d'ici 2050 :

Essilor : R&D orientée vers la myopie, la presbytie, la maîtrise de la lumière, les solutions digitales et les lunettes connectées, appuyée sur 5 centres de recherche (2000 brevets) et les partenariats, Luxottica : R&D focalisée sur le design (1 800 styles lancés par an), le e- commerce et la digitalisation de la production et de la distribution ;

- Stratégie environnementale « Eyes on the planet » visant la neutralité carbone en 2025 après l’Europe en 2023 : 100 % d’énergie verte achetée fin 2021 / réduction de l’eau utilisée dans le process de production / compensation carbone par reforestation / extension de l’économie circulaire;

- Poursuite de la montée de l’e-commerce, égal à 7 % des facturations ;

- Actifs reconnus -lunettes Ray-Ban et Oakley, verres Varilux, Transitions- et montée en puissance des verres Stellest;

- Intégration du réseau de laboratoires américain Walman et, en société commune avec CoopersCies, de SightGlass Vision.

Défis

-Résultats de la lutte contre la progression de la myopie des enfants avec les verres Stellest, désormais vendus en France et Italie, avec les verres de SightGlassVision, avec les lentilles de contact MiSightTM, validées par les autorités sanitaires en Chine et aux Etats-Unis ;

- Objectif 2026, confirmé, d’une hausse annuelle de 5 % des revenus et d’une marge opérationnelle de 19 à 20 %.

Le marché de l'hygiène beauté français ne cesse de reculer

Ces dernières années, les Français ont simplifié leurs routines beauté, ce qui s'est traduit par une baisse de leurs dépenses. Selon Kantar, le poids de l'hygiène-beauté dans les dépenses de produits de grande consommation n'a cessé de diminuer ces cinq dernières années, passant sous la barre des 10%. Ainsi en 2021, les dépenses d'hygiène-beauté ont pesé pour 8,5%. Pour le panéliste NielsenIQ, le développement du télétravail pénalise le secteur car les télétravailleurs diminuent deux fois plus rapidement leurs achats d'hygiène-beauté que la moyenne des français. Cette tendance risque de perdurer en 2022. A cela s'ajoute un autre facteur négatif : avec l'inflation et la perte de pouvoir d'achat, les Français vont certainement réaliser des arbitrages dans leurs dépenses, qui pourraient se faire aux dépens de l'hygiène-beauté.

Valeurs associées

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