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EPR-L'ASN valide la cuve mais limite la durée de son couvercle
Reuters28/06/2017 à 19:39

    * La résistance de la cuve de Flamanville sera 
suffisante-ASN 
    * Le couvercle actuel devra être remplacé fin 2024 au plus 
tard 
    * Avis final de l'ASN prévu pour octobre 
    * Une condition à la restructuration de la filière nucléaire 
 
 (Actualisé avec réaction d'EDF) 
    par Benjamin Mallet 
    PARIS, 28 juin (Reuters) - L'Autorité de sûreté nucléaire 
(ASN) a donné mercredi un feu vert de principe à la mise en 
service de la cuve du réacteur nucléaire de type EPR en cours de 
construction à Flamanville (Manche), prévenant toutefois que le 
couvercle de cet équipement ne pourrait pas être utilisé au-delà 
de 2024. 
    Le gendarme du nucléaire français a exigé une longue série 
de contrôles de la part d'EDF  EDF.PA  et d'Areva  AREVA.PA  
après la découverte fin 2014 d'une trop forte concentration en 
carbone dans certaines zones de la cuve de l'EPR, qui risquait 
de compromettre la résistance et donc l'aptitude au service de 
ce composant vital du réacteur. 
    "Sur la base des analyses techniques réalisées, l'ASN 
considère que les caractéristiques mécaniques du fond et du 
couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des 
sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en 
cas d'accident", a annoncé l'autorité indépendante dans un 
communiqué. 
    L'ASN a toutefois précisé que les anomalies de la cuve 
conduisaient à une "diminution des marges vis-à-vis du risque de 
rupture brutale" et juge donc nécessaire qu'EDF réalise "des 
contrôles périodiques supplémentaires afin de s'assurer de 
l'absence d'apparition ultérieure de défauts". 
    Confirmant des informations de Reuters, l'autorité a 
également indiqué que la "faisabilité technique" de certains 
contrôles qui doivent être réalisés sur le couvercle de la cuve 
n'était "pas acquise" et que l'utilisation de cette pièce devait 
donc être "limitée dans le temps".   
    Notant qu'un nouveau couvercle pourrait être disponible 
d'ici fin 2024, l'ASN considère que la pièce actuelle "ne pourra 
pas être utilisée au-delà de cette date". 
    Son président, Pierre-Franck Chevet, a précisé lors d'une 
conférence de presse qu'il n'aurait pas d'objection à ce qu'EDF 
remplace le couvercle avant cette date, une opération déjà 
réalisée par l'exploitant sur 54 des 58 réacteurs du parc 
français. 
    Les défauts de la cuve de Flamanville n'entraîneront a 
priori aucune restriction d'exploitation du réacteur, a-t-il 
également dit. 
     
    EDF AURAIT ANTICIPÉ LE POSSIBLE REMPLACEMENT DU COUVERCLE 
    Lors d'une conférence téléphonique, Laurent Thieffry, 
directeur du projet de Flamanville pour le compte d'EDF, a 
déclaré que le coût du remplacement du couvercle, qui pourrait 
durer de quatre à neuf mois, était estimé à 100 millions d'euros 
environ. 
    EDF qui vise toujours une mise en service de l'EPR fin 2018, 
a déjà passé commande d'un nouveau couvercle qui, selon une 
source proche du dossier, sera forgé par Japan Steel Works 
 5631.T  et usiné par Areva. 
    Même si l'ASN s'est montrée sceptique sur ce point, Laurent 
Thieffry a déclaré qu'EDF espérait toujours pouvoir lui 
démontrer la  faisabilité technique des contrôles à faire sur le 
couvercle, ce qui permettrait dans ce cas d'éviter de le 
changer. 
    L'avis définitif de l'ASN sur l'aptitude au service de la 
cuve de l'EPR de Flamanville, dont le démarrage est prévu pour 
fin 2018, sera pris au mois d'octobre après consultation du 
public. 
    Il s'agit d'une des conditions essentielles à la 
recapitalisation d'Areva à hauteur de 5 milliards d'euros - dont 
4,5 milliards assurés par l'Etat - et à la vente de son activité 
réacteurs à EDF, deux opérations dont la finalisation est prévue 
d'ici à la fin de l'année.   et   
    L'ASN s'est notamment appuyée sur l'avis d'un groupe 
d'experts, qui a lui aussi conclu à l'aptitude au service de la 
cuve de Flamanville bien que deux de ses 35 membres aient 
formulé un avis alternatif.   
    "Les industriels tentent de faire passer en force des 
mesures dérogatoires à la sûreté nucléaire pour que l'EPR soit 
mis en fonctionnement avec des pièces qui comportent des 
anomalies graves", a estimé Greenpeace dans un communiqué. 
    L'ONG en a ainsi appelé "à la responsabilité" de Nicolas 
Hulot, ministre de la Transition écologique, en lui demandant de 
mettre fin au chantier de Flamanville afin qu'il ne revienne pas 
"aux citoyens français de payer le prix des erreurs stratégiques 
et techniques d'EDF et Areva". 
    EDF a plusieurs fois confirmé ces derniers mois le 
calendrier et le coût de l'EPR de Flamanville, estimé à 10,5 
milliards d'euros depuis septembre 2015. 
    Annoncé à trois milliards d'euros lors de la présentation du 
projet en 2004, l'EPR de Flamanville devait initialement entrer 
en service en 2012. Mais des difficultés à répétition sur le 
chantier et dans la fourniture de certains équipements ont 
contraint à de multiples reprises EDF à reporter cette date et à 
revoir à la hausse le coût du projet. 
    Trois autres EPR sont en construction dans le monde : un en 
Finlande construit par Areva, qui connaît lui aussi d'importants 
retards et surcoûts ; et deux en Chine, dont un au moins devrait 
être cette année le premier du genre à entrer en service. 
    Après des mois de négociations tendues, la Grande-Bretagne, 
la France et la Chine ont en outre signé en septembre 2016 le 
contrat de construction par EDF et le chinois CGN de deux EPR à 
Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre, un projet de 
18 milliards de livres (plus de 20 milliards d'euros). 
    Pierre-Franck Chevet a précisé que les autres pays ayant des 
projets d'EPR avaient été associés à toutes les étapes de 
contrôle de la cuve de Flamanville et que les autres réacteurs 
en construction étaient potentiellement concernés par les mêmes 
anomalies que celles de l'exemplaire construit en France. 
    Laurent Thieffry a observé que les couvercles des EPR de 
Taishan en Chine avaient été également réalisés au Creusot, 
ajoutant toutefois que c'était à leur exploitant de décider des 
mesures éventuelles à prendre. 
         
    Le communiqué de l'ASN : 
    http://bit.ly/2s1UiAC 
 
    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
Le communiqué de l'ASN     http://bit.ly/2s1UiAC 
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^> 
 (Avec Geert de Clercq, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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