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ENQUÊTE-La croissance du PIB chinois au T3 sera la plus faible depuis 2009
Reuters16/10/2018 à 11:42

    * Le PIB chinois attendu en hausse de 6,6% au T3
    * Le plein impact des tensions commerciales encore à
attendre
    * Les analystes tablent sur des mesures de soutien
supplémentaires

    par Kevin Yao
    PEKIN, 16 octobre (Reuters) - La croissance économique de la
Chine devrait ralentir au troisième trimestre pour tomber à son
plus bas niveau depuis la crise financière, selon une enquête
réalisée par Reuters, qui illustre les pressions croissantes que
fait peser le conflit commercial avec les Etats-Unis sur la
deuxième puissance économique mondiale.
    La demande intérieure a ralenti ces derniers mois et la
campagne de Donald Trump pour forcer la Chine à modifier ses
pratiques en terme de commerce, de propriété intellectuelle et
de subventions à l'industrie commence à peser sur les
exportations du pays.
    Pékin tente de contrer un atterrissage brutal de son
économie en adaptant sa politique monétaire et en évitant de
surenchérir dans le différend commercial qui l'oppose aux
Etats-Unis. 
    Mais les analystes estiment que d'autres mesures de soutien
seront nécessaires alors que les risques pesant sur les
perspectives de croissance de la Chine se sont accrus depuis le
second semestre de cette année.
    Selon un sondage réalisé auprès de 68 économistes, le
produit intérieur brut (PIB) de la Chine devrait avoir progressé
de 6,6% sur la période de juillet à septembre en rythme annuel,
après une croissance de 6,7% au deuxième trimestre. 
    Cela marquerait le plus faible taux de croissance de la
Chine depuis le premier trimestre de 2009. 
    La prévision de croissance pour le troisième trimestre reste
toutefois supérieure à l'objectif fixé par le gouvernement d'une
progression d'environ 6,5% du PIB pour l'ensemble de l'année. 
    "Les pressions sur l'économie sont relativement importantes,
la consommation faiblit et les investissements dans les
infrastructures doivent encore se stabiliser" après un
ralentissement, observe Tang Jianwei, économique chez Bank of
Communications à Shanghai.
    "Il est nécessaire d'ajuster la politique monétaire alors
que les pressions externes augmentent". 
    Les récents indicateurs conjoncturels ont mis au jour une
faiblesse de la demande intérieure, des investissements dans les
infrastructures aux dépenses de consommation, sur fond de
tensions sur les coûts d'emprunts des entreprises chinoises
lourdement endettées.
    Le Bureau national de la statistique a annoncé mardi que la
hausse des prix à la production avait ralenti en septembre pour
le troisième mois consécutif.  
    Les chiffres du commerce extérieur, parus vendredi, ont
aussi montré une hausse inattendue des exportations chinoises le
mois dernier, ce qui pourrait s'expliquer par le fait que les
entreprises ont accéléré leurs expéditions dans la perspective
d'un relèvement supplémentaire et généralisé des droits de
douane américains.  
    Certaines données concernant les exportations des grandes
villes et provinces chinoises signalent que le renforcement des
barrières douanières a déjà pesé sur l'activité. La province de
Guangdong, la plus importante en Chine en terme de PIB, a fait
état d'une chute de ses exportations sur les huit premiers mois
par rapport à la même période l'an passé.
    La Chine et les Etats-Unis se sont engagés dans une série de
mesures, représailles et contre-représailles commerciales qui se
sont traduites par un renforcement des tarifs douaniers.
    Les Etats-Unis ont décidé de taxer un montant représentant
200 milliards de dollars de produits chinois à hauteur de 10%,
un taux qui pourrait être porté à 25% d'ici la fin de l'année.
    De son côté, Pékin a décidé d'appliquer des droits de douane
allant de 5% à 10% sur 60 milliards de dollars de produits
américains.
    
    LA POLITIQUE MONÉTAIRE EN SOUTIEN
    Le gouvernement chinois a dévoilé ces derniers mois des
mesures pour abaisser les coûts de financement, réduire les
impôts et développer les projets en infrastructures, mais les
analystes estiment que l'effet de ces dispositions sur
l'économie pourrait prendre du temps.
    La Banque populaire de Chine (BPC) a réduit le taux des
réserves obligatoires des banques quatre fois cette année pour
les encourager à accorder davantage de crédits. Mais la banque
centrale rencontre des difficultés pour développer le crédit aux
plus petites entreprises, ce qui est crucial pour soutenir la
croissance de l'économie et créer des emplois.
    Durant le week-end, le gouverneur de la BPC, Yi Gang, a dit
que la Chine avait encore de la marge pour ajuster ses taux
d'intérêt et le ratio de réserves obligatoires des banques (RRR)
étant donné les risques significatifs liés aux tensions
commerciales avec les États-Unis.  
    La Chine publiera vendredi les chiffres de croissance de son
PIB pour le troisième trimestre, en même temps que les données
sur la production industrielle, les ventes au détail et les
investissements immobiliers pour le mois de septembre. 
    Selon l'enquête de Reuters, les économistes attendent une
croissance du PIB de 1,6% par rapport au trimestre précédent,
contre +1,8% en rythme séquentiel au deuxième trimestre. 
    L'agence d'évaluation financière S&P Global Ratings a par
ailleurs prévenu mardi que la dette "cachée" des provinces
chinoises pourrait s'élever à 40.000 milliards de yuan (environ
5 milliards d'euros). En incluant cette dette, le taux
d'endettement de la Chine aurait atteint le niveau "alarmant" de
60% du PIB en 2017, selon S&P. 
     

 (Kevin Yao, avec Kushboo Mittal à Bangalore, Wang Jing à
Shanghai et Ryan Woo à Pékin, Blandine Hénault pour le service
français, édité par)
 

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