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ENCADRE-Réactions politiques aux annonces d'Edouard Philippe
information fournie par Reuters04/12/2018 à 18:12

 (Actualisé avec réactions syndicales et patronales)
    PARIS, 4 décembre (Reuters) - Le Premier ministre Edouard
Philippe a annoncé mardi la suspension pour six mois de mesures
fiscales qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier, dont la
hausse de la taxe carbone, à l'origine du mouvement des "Gilets
jaunes".  
    Voici les principales réactions à ses annonces
    
    * BENJAMIN CAUCHY, un des porte-paroles du collectif des
"Gilets jaunes libres", sur BFM TV
    "C'est l'annulation de la hausse des taxes sur les
carburants que nous attendons de façon immédiate", a-t-il dit en
précisant que la suspension annoncée par le Premier ministre ne
l'empêcherait pas de "remettre la taxe en place d'ici six mois".
    
    * MARINE LE PEN, présidente du Rassemblement national, sur
Twitter et à des journalistes à l'Assemblée : 
    "Six mois ? Six mois... Sûrement un hasard si ça nous porte
juste quelques jours après les élections européennes 2019." 
    "Cela laisse suspecter qu'il s'agit là d'une mesure
exclusivement électoraliste"
    "Il y a derrière tout cela une forme toujours
d'intransigeance et en plus cette pincée d'électoralisme qui
tombe particulièrement mal. Je crains hélas que ce moratoire
soit analysé assez cruellement par ceux à qui la proposition est
adressée"     
    
    * NICOLAS DUPONT-AIGNAN, président de Debout la France, dans
un communiqué
    "Les Français ne veulent pas un moratoire mais moins de
taxes et plus de démocratie !"
    "Cette mobilisation citoyenne doit continuer et rester
fidèle à l'esprit 'bon enfant' soutenu par près de 80% des
Français. Il faut obtenir d'urgence que le gouvernement passe du
moratoire pour 6 mois à l'annulation définitive des hausses de
taxes sur l'énergie"
    
    * JEAN-LUC MÉLENCHON, chef de file de La France insoumise,
sur Twitter  
    "Macron et Philippe n'ont pas pris la mesure du moment. Ils
annoncent des reports de taxe jusqu'à après les élections
européennes. On n'apaise pas une révolution citoyenne avec ce
genre d'artifices politiciens".
    
    * CHRISTIAN JACOB, président du groupe Les Républicains à
l'Assemblée nationale, à des journalistes
    "Nous demandons toujours la suppression, pas le report, des
taxes prévues le 1er janvier 2019, mais aussi celles prévues en
2021 et 2022."
    "L'accélération de la trajectoire écologique ne figurait pas
dans le programme de M. Macron."
    "Ce gouvernement est complètement acculé, pris de panique.
Le Premier ministre a présenté ses mesures au groupe au lieu de
les présenter à la représentation nationale, c'est n'importe
quoi."
    
    * OLIVIER FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, sur
Twitter
    "Le gouvernement veut enfermer le débat dans une fausse
alternative: écologie ou pouvoir d'achat, services publics ou
impôts. Ce que nous demandons, c'est la justice fiscale, la
lutte contre les inégalités sociales et territoriales, une
discussion salariale."
        
    * FRANÇOIS DE RUGY, ministre de la Transition écologique et
solidaire, sur Twitter 
    "Le geste fort annoncé par le Premier ministre doit
permettre de créer les conditions d'un dialogue et d'un arrêt
des manifestations. Les problèmes de fond - niveau de vie, des
impôts, aspiration à une démocratie plus directe, défi
énergie-climat - seront débattus et traités."
    
    * GILLES LE GENDRE, président du groupe La République en
Marche (LaRem) à l'Assemblée nationale, à la presse
    "Ça serait un recul si les choses étaient définitives, ce
n'est pas le cas."
    "Un moratoire est une suspension. Nous ne renonçons en rien
à la transition écologique, elle est indispensable." 
    
    * MATTHIEU ORPHELIN, député LaRem et proche de Nicolas
Hulot, dans un communiqué 
    "Des mesures d'urgence étaient nécessaires pour l'apaisement
de notre pays. (...) La suspension pour six mois dans la mise en
place de la fiscalité écologique (...) était devenue
inévitable." 
    "Les 'Gilets jaunes' ont été entendus et les conditions sont
maintenant rétablies pour que le pays retrouve la sérénité.
(...) Le temps du dialogue et de la sortie de crise est venu!" 
    
    * DAVID CORMAND, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les
Verts, sur LCI
    "Je ne salue pas ce geste." 
    "L'écologie y perd et le social y perd parce que le prix de
l'essence va continuer d'augmenter avec ou sans taxe." 
    
    * L'association FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, dans un
communiqué 
    "Ce moratoire est une grave erreur : les taxes écologiques
ne représentent qu'entre 7 et 8% du prix des carburants et le
pétrole va continuer à se raréfier donc son prix à augmenter.
Cette décision est consternante, c'est encore l'écologique qui
trinque ... renoncer à la taxe carbone ne permettra pourtant pas
de résoudre durablement les fins de mois difficiles des Français
!"
    
    * La CFDT, par communiqué 
    "La CFDT se félicite que le gouvernement ouvre enfin le
dialogue. (...) La CFDT appelle plus que jamais à la
construction d’un pacte de la conversion écologique."
    "La CFDT appelle également les chefs d’entreprises et les
organisations patronales à s’engager vers un partage plus juste
de la valeur créée. De véritables négociations sur les salaires
dans les entreprises et les branches doivent être ouvertes."
    "La CFDT revendique que les revenus et patrimoines les plus
élevés contribuent davantage à la solidarité nationale." 
    
    *FORCE OUVRIÈRE, par communiqué
    L'annonce du Premier ministre sur le moratoire "répond à une
demande faite notamment par FO pour permettre l’installation
d’un dialogue". 
    "FO constate que le gouvernement ne semble pas bouger sur le
smic. La hausse indiquée de 3% correspond en effet au 1,8%
attendu du seul fait de l’inflation et de l’effet du basculement
des cotisations sociales sur la CSG."
      
    * Fabrice Angeï, SECRÉTAIRE NATIONAL DE LA CGT, à Reuters:
    "Trop peu, trop tard et à côté de la plaque, avec des
annonces qui sont aujourd'hui un tour de bonneteau (...) comme
sur le smic. On n'est pas sur un coup de pouce, c'est
l'évolution normale de moins de 2% plus la prime d'activité. 
    "Ces mesures ne répondent pas à l'urgence sociale, à la
difficulté de boucler les fins de mois. (...) Donc il faut
amplifier le mouvement. C'est pour ça que la CGT demande
partout, dès à présent, une tenue dans les entreprises, les
administrations, d'assemblées générales de salariés pour établir
des cahiers revendicatifs et des modes d'action". 

 (Elizabeth Pineau, Myriam Rivet, Julie Carriat et Caroline
Pailliez, édité par Yves Clarisse)
 

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