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ENCADRE-Lyon-Part-Dieu, gare fantôme au premier jour de la grève SNCF

Reuters03/04/2018 à 16:03
    par Catherine Lagrange
    LYON, 3 avril (Reuters) - La gare de Lyon-Part-Dieu,
première gare européenne par le nombre de passagers en
correspondance, était quasiment vide mardi, premier jour de la
grève perlée de la SNCF qui a pénalisé nombre d'usagers
réguliers mais aussi de touristes étrangers.
    Seuls un TGV sur dix et un TER sur vingt circulaient mardi
en région Auvergne-Rhône-Alpes.
    La plupart des passagers - quelque 130.000 quotidiennement à
Lyon-Part-Dieu - avaient opté pour des voies alternatives, comme
le recours à leur véhicule ou au covoiturage, d'autres avaient
préféré reporter leurs rendez-vous.
    Le trafic routier s'en est trouvé fortement perturbé, avec
des embouteillages dans l'agglomération lyonnaise, notamment au
tunnel de Fourvière.
    Théo, étudiant lyonnais en stage à Paris, était attendu
mardi matin dans la capitale, mais son train de 19h00 lundi soir
a été annulé.
    "Je me suis rabattu sur le covoiturage", explique l'étudiant
en école de commerce. "J'ai passé lundi soir près de deux heures
sur internet pour trouver une voiture. Les propositions de
covoiturage partaient en cinq minutes maximum".
    Il a procédé à plusieurs réservations pour finalement
décrocher une place. "Le départ était prévu à 14h00 place
Bellecour, mais on n'a pas d'idée sur l'heure d'arrivée, on
imagine que l'arrivée à Paris va être très compliquée".
    Des touristes étrangers se sont retrouvés sans solution dans
une gare déserte.
    Après un week-end pascal en France, Markus et Barbara ne
peuvent regagner Leipzig.
    "Nous avions un train ce matin à 10h00 pour Francfort, mais
il a été annulé", déclare Barbara en cherchant en vain un
recours sur les écrans d'information de la gare, pendant que
Markus pianote sur son téléphone. "On va sans doute devoir
rester à Lyon pour cette nuit et trouver une solution demain. Ce
sont des coûts supplémentaires", regrette la jeune Allemande.
    A Perrache, la situation était similaire avec une gare
quasiment vide. Une série de cars de substitution étaient
proposés aux passagers restés à quai après l'annulation de TGV
et TER.
    
    "ENSEMBLE POUR LE FER"
    Le campus de l'université Lyon 2, sur les quais du Rhône, a
également été bloqué mardi matin, dans le cadre du mouvement
national de protestation contre la loi dite ORE ("d'orientation
et de réussite des étudiants"), qui permettra à chaque
université de fixer des pré-requis pour choisir les étudiants.
    Des délégations des universités Lyon 1, Lyon 2 et Lyon 3 se
sont jointes à la manifestation des cheminots en début
d'après-midi à la gare de Perrache. 
    Ils étaient 700, selon la police, un « petit millier » selon
les syndicats, à manifester derrière des banderoles sur
lesquelles on pouvait lire "Ensemble pour le fer" ou "La
bataille du rail pour faire reculer le gouvernement". "Macron,
c'est nous les patrons, la SNCF appartient à la Nation",
scandaient des manifestants.
    "C'est l'avenir du transport ferroviaire en France qui se
joue car deux visions s'opposent", explique un porte-parole de
Sud Rail en tête de cortège.
    "Celle du gouvernement qui veut privatiser la SNCF et
l'ouvrir à la concurrence pour que nos groupes se positionnent
sur les lignes rentables en fermant les moins rentables et en
faisant du dumping social", poursuit-il.
    "La vision des cheminots et des usagers est tout autre : ils
souhaitent que le ferroviaire reste un service public et offre
aux citoyens la possibilité de se déplacer en train en dehors de
toute notion de rentabilité", ajoute-t-il.
    "Il y a un vrai mouvement de soutien des usagers et de la
population", note de son côté Maxime, représentant de la
CGT-Cheminots.
    Dans le cortège, en effet, des usagers du train comme
Jacqueline, 65 ans, retraitée du service privé.
    "Je suis très attachée au service public, au sens large du
terme, c'est-à-dire dans les transports, mais aussi la santé,
l'éducation. Il est très important que ce pays garde son service
public, pour le transport des personnes, mais aussi des
marchandises et il est important aussi que les usagers se
mobilisent".

 (Edité par Sophie Louet)
 

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