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ENCADRE-France-Réactions au plan pauvreté présenté par Emmanuel Macron
information fournie par Reuters13/09/2018 à 13:48

    PARIS, 13 septembre (Reuters) - Emmanuel Macron a présenté
jeudi un plan de lutte contre la pauvreté de 8,5 milliards
d'euros sur quatre ans axé sur la petite enfance,
l'accompagnement des jeunes et le retour à l’emploi.
  
    Voici les premières réactions aux mesures annoncées :
    
    CLAIRE HÉDON, présidente d'ATD-Quart Monde, sur BFM TV: 
    "C'est la première fois qu'un président de la République
prononce cette phrase: 'Nous voulons éradiquer la grande
pauvreté'. (...) Derrière, très honnêtement, il va falloir des
moyens financiers. Huit milliards, c'est vrai que c'est pas mal,
ça peut paraître beaucoup. Il y en a quand même quatre qui sont
du redéploiement."
    "Quelles vont être les conditions d'accueil dans les
crèches? Comment on va permettre aux plus éloignés, aux plus
pauvres, aux plus exclus (...) de pouvoir accéder à ces crèches?
L'enjeu, il est là aujourd'hui, comment on va mettre
concrètement en place un plan comme celui-là." 

    CHRISTOPHE ROBERT, délégué général de la Fondation Abbé
Pierre, sur BFM TV:
    "Il a été annoncé le fait qu'il n'y aurait pas de coup de
pouce au RSA (Revenu de solidarité active). On voit baisser les
APL alors qu'elles concernent une majorité de personnes en
situation de précarité. S'il faut tout faire pour éviter que la
pauvreté se reproduise au sein même de la famille (...), il faut
aussi se préoccuper des conditions de vie de ceux qui sont
aujourd'hui en situation de pauvreté." 
    
    BERNARD THIBAUD, secrétaire général du Secours catholique,
sur franceinfo: 
    "Pas une seule fois la situation des familles et des enfants
d'origine étrangère n'a été évoquée. Et l'on sait (...) combien
les difficultés administratives et sociales des personnes
étrangères sont importantes. Il me semble qu'il faut un
changement." 
    "[Emmanuel Macron] s'est bien gardé de se fixer un objectif
de réduction de la grande pauvreté. Il y a de bonnes choses: cet
investissement dans la prime d'activité renforcée (...) mais il
faut travailler sur ces questions de non-recours, d'automaticité
des droits, d'accompagnement renforcé."  
    
    MONIQUE MAITTE, porte-parole du collectif SDF Alsace, sur
franceinfo:
    "On ne peut pas s'empêcher d'avoir de l'espoir. Et c'est une
catastrophe. Énormément de gens sont oubliés dans ce plan
pauvreté, ne serait-ce qu'avec le loi Elan (Loi sur l'évolution
du logement-NDLR) (...), ce sont plus d'expulsions, plus de
sans-abris."
    "Ce petit-déjeuner, ça fait pleurer dans les chaumières,
c'est bien de parler des enfants, j'aurais préféré qu'on donne
aux parents les moyens d'offrir à leurs gosses une bonne
alimentation, ce serait quand même plus logique." 
        
    FRANÇOIS RUFFIN, député La France insoumise (LFI), sur
franceinfo: 
    "Je place toujours un espoir dans l'homme, si la grâce est
tombée sur Emmanuel Macron, s'il y a une rédemption (...), je
prends". 
    Sur les 8 milliards d'euros en quatre ans, "la suppression
de l'impôt sur la fortune pour les actionnaires c'est entre 4 et
5 milliards d'euros par an, donc (c'est un) petit rééquilibrage
qui nous est proposé. Le bilan de la dernière année c'est une
aggravation très forte des inégalités avec les 10% des plus
pauvres qui ont perdu 337 euros par an".
    
     LAURENCE SAILLIET, porte-parole des Républicains (LR), sur
franceinfo: 
    "Pour l'instant ce ne sont que des mots. Des plans et des
discours, il en a fait pendant un an, on a vu le résultat sur
l'histoire des banlieues, sur un tas d'autres sujets. Ce n'est
pas parce qu'on nous promène pendant 1h20 avec des promesses
(...) qu'on va se satisfaire et qu'on va vous dire que les
choses sont bien faites. On jugera sur des actes, pour le
moment, ce ne sont que des mots."
           
    BORIS VALLAUD, député socialiste, sur Twitter:
    "Toute mesure qui va dans le bon sens est à saluer mais ce
#PlanPauvreté est un pauvre plan : 8 milliards d'euros sur 4
ans, ce n'est pas un "pognon de dingue" comparé aux 24,9
milliards sur 5 ans du #PlanRichesse avec la suppression de
l'ISF et la flat tax. Où est l'ambition?"

 (Caroline Pailliez, édité par Sophie Louet)
 

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