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ENCADRE-France-Principaux points évoqués par Macron face aux maires
Reuters16/01/2019 à 02:51

    GRAND-BOURGTHEROULDE, Eure, 16 janvier (Reuters) - Au
premier jour de la grande concertation nationale organisée en
réponse à la crise des "Gilets jaunes", Emmanuel Macron a
échangé mardi pendant plus de 06h30 avec quelque 650 maires
normands dans la petite commune de Grande-Bourgtheroulde (Eure).
    
    Voici les principaux sujets abordés à cette occasion : 
    
    L'IMPÔT SUR LA FORTUNE (ISF)
    La question de l'impôt sur la fortune (ISF), dont le
rétablissement est réclamé par les "Gilets jaunes", n'est pas un
"tabou ni un totem" pour le gouvernement, a assuré Emmanuel
Macron, tout en excluant une nouvelle fois son retour avant que
sa récente transformation n'ait été évaluée. 
    "Beaucoup de gens qui disent 'il faut remettre l'ISF parce
que comme ça on serait juste', je leur demande 'est-ce qu'on
vivait mieux avant ? Ben non'", a-t-il souligné. "Il ne faut pas
raconter des craques, ce n'est pas parce qu'on remettra l'ISF
comme il était il y a un an et demi que la situation d'un seul
gilet jaune s'améliorera, ça c'est de la pipe". 
    "Ce que je sais c'est que si je le faisais demain (...), on
dirait 'lui il est comme les autres, dès qu'il y un coup de
grisou, lui il remballe ses idées'. Non", a-t-il ajouté. 
    L'ISF doit faire partie du débat, "ce n'est pas un truc
caché" et sa transformation en impôt sur la fortune immobilière
(Ifi) "doit être évaluée", a-t-il poursuivi. "On ne va pas
renoncer à la réforme qui a été faite il y a un an mais les
parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche
pas, l'évaluer. S'il y a des mesures prises durant ces 20 mois
qui n'ont pas d'effets, qui ne sont pas pertinentes, elles
seront corrigées". 
    
    LES 80KM/H
    Le chef de l'Etat est également revenu sur la limitation de
la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, une mesure
fortement contestée en vigueur depuis le 1er juillet 2018 et qui
doit faire l'objet d'un premier bilan le 1er juillet prochain. 
    "Il y a des propositions qui ont été faites par le
gouvernement, il y a une bronca, est-ce qu'il faut tout arrêter
? Franchement non", a-t-il dit. "Est-ce qu'on peut faire quelque
chose qui soit mieux accepté et plus intelligent? Sans doute
oui". 
    " Il faut ensemble que l'on trouve une manière plus
intelligente de le mettre en œuvre", a-t-il ajouté, assurant
qu'il n'y avait pas "de dogme" sur cette question. "Au fond,
l'objectif c'est de réduire le nombre de morts sur les routes,
personne ne peut être contre". 
    
    LE RÉFÉRENDUM D'INITIATIVE CITOYENNE
    A l'heure où une partie des "Gilets jaunes" réclame
davantage de démocratie participative via l'organisation de
référendum d'initiative populaire (RIC), le chef de l'Etat a mis
en garde contre "un référendum d'initiative citoyenne qui chaque
matin peut revenir sur ce que les parlementaires ont voté". 
    "Là on tue la démocratie parlementaire", a-t-il estimé. "Il
faut qu'on mette une forme de verrou : quand le peuple s'est
exprimé par référendum sur un sujet", il faut que "le peuple
souverain par la voie de ses représentants" ne puisse pas y
revenir "avant telle période, en tout cas dans les mêmes
termes".  
    Citant le cas du Brexit, il a estimé que la sortie du
Royaume Uni disait "beaucoup dans la période que nous vivons de
ce que les référendums qui paraissent sympathiques peuvent
créer".
    "C'est un référendum qui a été manipulé, manipulé de
l'extérieur par ce qu'on appelle les infox aujourd'hui, où on a
dit tout et n'importe quoi et après on a dit 'maintenant
débrouillez vous'", a-t-il souligné. "On a menti aux gens. Et ce
qu'ils ont choisi ce n'est pas possible. Après bon courage pour
les représentants de la Nation qui doivent défendre un truc qui
n'existe pas". 
    
    PMA
    Concernant l'ouverture de la procréation médicalement
assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules,
promesse de campagne, "je veux que ce soit un sujet sur lequel
la France ne se déchire pas", a-t-il déclaré. "Il y a des
convictions philosophiques, religieuses, qui sont parfois très
différentes, il y a une société qui change aussi qu'il faut
regarder, il y a des lignes rouges qu'on va devoir fixer mais il
faut le faire dans le plus grand calme, c'est pour ça que j'ai
voulu prendre mon temps". 
    "Moi on connaît mes convictions et je ne les renie pas",
a-t-il ajouté. "Mais je veux entendre toutes les convictions
avec le plus grand respect et le comité d'éthique a fait un
remarquable travail qui nous permettra d'avancer sur ce point". 

 (Marine Pennetier, édité par Arthur Connan)
 

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