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Emmanuelle Seigner défie l'Académie des Oscars, qui a exclu Polanski
Reuters08/07/2018 à 00:01

    PARIS, 8 juillet (Reuters) - L'actrice et chanteuse
française Emmanuelle Seigner adresse dimanche une fin de
non-recevoir à l'Académie des Oscars, qui l'a invitée à
rejoindre ses rangs deux mois après avoir exclu son époux, le
réalisateur franco-polonais Roman Polanski. 
    Dans une virulente lettre ouverte intitulée "Non merci !"
publiée dans le Journal du Dimanche (JDD), Emmanuelle Seigner
dénonce l'"insupportable hypocrisie" de cette "proposition
injurieuse" décrite comme "la goutte d'eau qui a fait déborder
le vase de (sa) relative discrétion". 
    L'actrice de 52 ans figure sur la liste des 928
personnalités invitées en juin dernier à devenir membres de
l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui décerne les
Oscars du cinéma américain.  
    Cette liste, qui s'inscrit dans le cadre d'un programme de
discrimination positive lancé par une institution en butte
depuis plusieurs années aux critiques sur son manque de
représentativité, comporte 49% de femmes et 38% de personnes
issues de minorités ethniques.    
    Roman Polanski, 84 ans, a quant à lui été exclu de cette
institution début mai. Il a reconnu en 1977 avoir une relation
sexuelle avec une adolescente de 13 ans et reste poursuivi par
la justice américaine dans ce dossier. 
    Sa radiation de la liste des membres votants de l'Académie
est survenue dans le sillage de l'affaire Weinstein, à l'origine
du mouvement "#metoo" et de l'initiative "Time's Up" contre les
violences sexuelles et sexistes à l'encontre des femmes. 
    
    "COMME UN PARIA"
    Elle a été prononcée en même temps que celle du comédien
américain Bill Cosby, reconnu coupable d'agression sexuelle fin
avril, et est intervenue après celle, survenue en octobre
dernier, du producteur Harvey Weinstein, qui a été accusé
d'agression sexuelle ou de viol par plusieurs dizaines
d'actrices.     
    Pour Emmanuelle Seigner, l'exclusion de son mari n'a été
motivée que "pour satisfaire l'air du temps" et dénote une
"curieuse amnésie" de la part de l'Académie, qui a attribué à
Roman Polanski l'Oscar du meilleur réalisateur pour "Le
Pianiste" en 2003. 
    "Cette Académie pense probablement que je suis une actrice
suffisamment arriviste, sans caractère, pour oublier qu'elle est
mariée depuis vingt-neuf ans avec l'un des plus grands metteurs
en scène", qui a été rejeté "comme un paria", écrit-elle. 
    "Vous m'offensez alors que vous prétendez vouloir
protéger les femmes", ajoute-t-elle en précisant "vous n'aurez
pas la femme que je suis." 
    Concernant les accusations contre son époux, Emmanuelle
Seigner rappelle dans sa lettre ouverte que "Samantha Geimer, sa
seule et unique victime, demande depuis des années le classement
de l'affaire" et que Roman Polanski a effectué en 1977 à Los
Angeles "un premier séjour en prison qui devait être sa peine". 
    "Les artistes n'échappent pas à la justice ordinaire, bien
sûr. À condition qu'elle ne devienne pas une justice
d'exception". "Aujourd'hui, Roman a purgé plus que le maximum de
la peine encourue pour la faute commise", estime-t-elle.     
    Roman Polanski a reconnu en 1977 avoir eu une relation
sexuelle avec une mineure de 13 ans lors d'une séance de photos
à Los Angeles. Il a passé 42 jours en prison avant d'être remis
en liberté après une négociation ("plea bargain") mais a fui les
Etats-Unis l'année suivante, redoutant que le magistrat chargé
du dossier ne revienne sur l'accord conclu à l'époque et ne le
condamne à plusieurs années de prison.
    En 2009, le cinéaste a été arrêté à Zurich en vertu d'un
mandat américain et assigné à résidence. Il a été libéré un an
plus tard, les autorités suisses ayant décidé de ne pas
l'extrader.
    En 2014, les Etats-Unis ont déposé une demande d'extradition
auprès de Varsovie à l'occasion d'un voyage de Roman Polanski en
Pologne. Cette requête a été rejetée en octobre 2015 par un
tribunal de Cracovie, où Polanski possède un appartement.
    La Cour suprême polonaise a confirmé en décembre 2016 le
rejet de la demande d'extradition du cinéaste.  

 (Myriam Rivet, édité par Eric Faye)
 

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