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Elections en Italie : un grain de sable dans la mécanique européenne

Obliginvest26/02/2013 à 18:00

Elections en Italie : un grain de sable dans la mécanique européenne

Alors qu'avec la saison des résultats la micro-économie faisait sont retour, la macro-économie et la politique reprennent le dessus depuis une semaine. Depuis hier, les marchés financiers sont secoués par l'incertitude liée aux élections italiennes. Un scénario à la Grec se dessine, avec aucune coalition ne parvenant à avoir une majorité suffisamment nette pour qu'un gouvernement puisse être constitué. La Chambre Basse a bien été remportée par le Parti Démocrate (centre gauche) de M. Bersani. En revanche, il n'obtient pas la majorité au Sénat, qui contrairement à la France, a un pouvoir équivalent à celui de la Chambre des Députés. Le problème est donc maintenant de former un gouvernement qui soit en mesure de gouverner, c'est à dire dont les lois seraient adoptées par les deux "chambres" italiennes... Alors, est-ce grave docteur ?

La situation actuelle en Italie, quels choix pour le président Napolitano ?

La panade actuelle est en partie dûe à la loi électorale de 2005, faîte sur mesure par et pour M. Berlusconi, et pourtant qualifiée par le partouzeur lombard lui même de "cochonnerie". Cette loi modifie la répartition des sièges au parlement et fait la part belle à la Lombardie et à la Sicile (car elle est basée sur la démographie et que ces régions sont très peuplées), bastions historiques de M. Berlusconi... Celui-ci, toujours avec le bon goût qui le caractérise, a promis la veille du scrutin de rembourser la taxe foncière aux contribuables (4 Md? quand même), si besoin en prenant dans sa fortune personnelle... classe.

Le Mouvement 5 étoiles de M. Grillo, sorte de morphing intellectuel de Coluche et Mélenchon, atteint le score surprise de 25% et vient également jouer les troubles fêtes.

Le Président de la République, Giorgio Napolitano, dont le mandat se termine mi mai, doit normalement nommer le chef du gouvernement. Le problème est donc qu'il n'y a pas de vrai majorité et qu'il va devoir faire un choix... Appeler une grande coalition nationale ? mais comment imaginer cela possible vu la violence de la campagne, avec Berlusconi qui ne veut pas entendre parler de Monti et M. Grillo qui refuse toute alliance ? Même si cela se faisait, le gouvernement serait instable et volerait sans doute en éclat dès qu'il tenterait de faire passer une grande réforme.

Une autre possibilité, plus probable, est une alliance entre le Parti Démocrate (PD) de Bersani et le Peuple De la Liberté (PDL) de Berlusconi. Même si la campagne a été très violente les deux partis vont sans doute essayer de négocier. Quoi qu'il en soit l'alliance, si elle se faisait, serait fragile.

Giorgio Napolitano, s'il ne trouve pas de solution satisfaisante peut aussi décider d'organiser de nouvelles élections seulement pour le Sénat... Mais est-ce que cela ferait bouger les lignes ? rien n'est moins sûr... Enfin, il pourrait décider de mettre en place un gouvernement provisoire en charge de modifier la loi électorale... Mais là, il pourrait se heurter au refus du PDL de Berlusconi qui veut protéger la loi faite par lui...

La situation n'est pas simple et on va voir dans les journées à venir comment elle évolue. Pour autant, la sérennité retrouvée de la Zone Euro est-elle menacée et sommes nous à nouveau au bord du gouffre ? Nous ne le croyons pas...

Les conséquences de l'instabilité politique en Italie sur les marchés obligataires

La stabilité retrouvée en été 2012 en Zone Euro tient comme un temple sur 4 piliers.

  • L'union bancaire : c'est à dire un engagement politique de créer de nouvelles structures institutionnelles aboutissant sur un plus grand partage des risques entre les Etats membres (possibilité donnée au MES de renflouer les banques et création d'un superviseur bancaire européen)
  • L'OMT : la BCE avec la création de ce nouvel instrument est devenu le prêteur en dernier ressort des Etats de la Zone Euro qui faisait défaut jusque là. Désormais, le bilan de la BCE étant un puit sans fond, les Etats n'ont théoriquement plus de problème de solvabilité dès lors qu'ils demandent de l'aide
  • Le problème de séniorité des obligations souveraines a été levé. Les Etats participeront désormais aux plans de sauvetage (le PSI grec avait épargné la BCE, c'est fini les investisseurs privés et publics seront maintenant logés à la même enseigne)
  • Chacun des gouvernements des Etats membres s'est engagé à mener des réformes budgétaires pour diminuer le déficit public et des réformes structurelles en faveur de la croissance et de la compétitivité
  • Avec le marasme politique italien, seul ce quatrième pilier est touché. Tous les observateurs voient le retour de M.Berlusconi et la monté du Mouvement 5 étoiles comme un vote contestataire contre les politiques de rigueur et d'austérité qui ont été menées, notamment pas le gouvernement technocratique de M.Monti.

    Néanmoins, les 3 autres piliers n'ont pas été atteint et la maison "Zone Euro" n'est pas en train de flamber comme il y a un an... Aujourd'hui, le risque d'implosion de la Zone Euro a été écarté, et on observe que les investisseurs paniquent beaucoup moins qu'il y a un an avec l'Espagne et les élections grecques.

    En fait, les investisseurs se rendent comptent que désormais, les paratonnerres sont en place et que l'Europe est sur le chemin nécessaire d'une plus grande intégration... Elle marche escortée par la BCE et son OMT. C'est un mouvement de fond très puissant, que les élections italiennes pourront ralentir mais sûrement pas inverser.

    Les papiers les plus alarmistes ce matin parlaient de l'Italie demandant une ligne de crédit au MES afin d'activer l'OMT justement... Ceci nous paraît très improbable à ce stade. En effet, l'aide du MES a pour contrepartie d'imposer des mesures budgétaires et fiscales au pays qui en fait la demande. C'est justement ce que les électeurs italiens ont rejeté...

    Il va falloir observer de près, dans les prochains jours, si un phénomène de contagion s'opère entre les tensions de la dette italienne et les taux espagnols puis pourquoi pas portugais... Si Madrid voit son coût d'emprunt augmenter à nouveau, les spéculations d'une activation de l'OMT pourraient repartir de plus belle... ce qui aurait pour effet de faire baisser les taux à nouveau...

    Bref, il faut s'attendre à de la volatilité sur les taux italiens et espagnols dans les jours à venir, mais nous pensons que cette crise n'entrainera pas de mouvement de panique comme ceux provoquer par le déficit espagnol et les élections grecques l'année passée...

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