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Divergences entre Macron et la CDU à l'approche des européennes
Reuters11/03/2019 à 16:29

    * Prise de distance de la CDU par rapport à Macron
    * Le siège du Parlement, casus belli pour Paris 
    * "AKK" minimise les divergences

 (Actualisé avec contexte, précisions, Merkel)
    PARIS/BERLIN, 11 mars (Reuters) - A l'approche des élections
européennes, des divergences ressurgissent entre et Paris et
Berlin, où l'idée française d'un salaire minimum européen est
rejetée par le parti conservateur allemand, qui défend de son
côté la suppression du siège strasbourgeois du Parlement
européen, casus belli pour Paris.  
    Restée relativement discrète après la publication de la
tribune du chef de l'Etat français - "pour une renaissance
européenne" - le 5 mars, l'Allemagne est sortie de son silence
dimanche par la voix de la présidente du parti
chrétien-démocrate (CDU, conservateur), Annegret
Kramp-Karrenbauer. 
    Présentée comme la dauphine de la chancelière Angela Merkel,
"AKK" a certes estimé qu'Emmanuel Macron avait "raison" de dire
qu'il y avait urgence à agir pour l'Europe et a indiqué être sur
la même ligne que le président français concernant la sécurité
et la politique migratoire. 
    Elle n'a en revanche pas mâché ses mots contre "le
centralisme européen, l'étatisme européen, la mutualisation des
dettes, l'européanisation des systèmes sociaux et du salaire
minimum", qui seraient à ses yeux "la mauvaise voie".
    Sur le plan de la diplomatie, "AKK" a également défendu la
création d'un siège permanent "commun" pour l'Union européenne
au Conseil de sécurité de l'Onu - une proposition qui irrite la
France qui y dispose d'un siège permanent. 
    Elle a aussi plaidé en faveur du "regroupement du Parlement
européen en son siège à Bruxelles" et de la suppression du siège
de Strasbourg, qu'elle voit comme un "anachronisme".  
    
    SERPENT DE MER
    Véritable serpent de mer, la question du siège du Parlement
européen - que les traités européens établissent à Strasbourg,
symbole alsacien de la réconciliation franco-allemande - est un
casus belli pour la France.  
    En juin dernier, après les propos d'Angela Merkel qui avait
estimé que le Parlement européen devait "concentrer son travail
sur un seul site", Bruxelles, la ministre française des Affaires
européennes Nathalie Loiseau avait prévenu "que le statut de
capitale européenne de Strasbourg" était "intangible et non
négociable". 
    Les défenseurs d'un siège unique à Bruxelles mettent en
avant le coût des allers-retours entre Bruxelles et Strasbourg -
 la capitale alsacienne n'accueillant que douze sessions
plénières de quatre jours par an. 
    Sans rentrer dans les détails, Angela Merkel a indiqué lundi
soutenir la réponse d'Annegret Kramp-Karrenbauer, estimant que
c'était une bonne chose de clarifier les positions avant les
élections européennes, qui se tiendront en France le 26 mai. 
    Dans une interview à la chaîne de télévision Welt, "AKK" a
de son côté minimisé les divergences avec Paris et s'est dite
confiante dans la capacité des deux pays alliés à trouver un
terrain d'entente.
    A Paris, le porte-parole du gouvernement français Benjamin
Griveaux a "noté" que la présidente de la CDU n'avait exprimé
"que" trois points de divergence avec la tribune d'Emmanuel
Macron et a pris pour cible le Parti populaire européen (PPE) et
sa composante française, Les Républicains (LR). 
    "Je note également que si c'est donc la position du PPE ou
qui sera défendue par le PPE, de fermer le Parlement européen à
Strasbourg et de renoncer à un salaire minimum en Europe, que
donc la liste conduite par Les Républicains en France militera
pour la fermeture du Parlement européen à Strasbourg et pour
l'absence de salaire minimum européen", a-t-il ajouté lors du
compte rendu du conseil des ministres à l'Elysée. "Ça n'est pas
le projet que nous portons."  

 (Marine Pennetier et Jean-Baptiste Vey à Paris, Michelle Martin
et Andreas Rinke à Berlin, édité par Yves Clarisse)
 

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