Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Disney gagne toujours des abonnés dans le streaming, mais pour combien de temps encore ?
information fournie par AOF12/05/2022 à 15:06

(AOF) - Walt Disney a publié un bénéfice de 470 millions de dollars au second trimestre de son exercice fiscal 2022, soit 26 cents par action, en baisse de 48% sur un an. En données ajustées, le bénéfice atteint 1,08 dollar par action, en hausse de 37%, mais loin du consensus FactSet (1,19 dollar par action). Le chiffre d'affaires a lui aussi déçu les attentes, malgré une progression de 23% à 19,25 milliards de dollars, les analystes le voyant plutôt à 20,05 milliards.

Les revenus ont subi une baisse de 1 milliard de dollars en raison du paiement d'une pénalité pour l'annulation d'un contrat avec un partenaire, la société ayant décidé de diffuser un contenu sur son propre service de streaming, ce qui a causé la baisse des revenus.

Le point sur lequel Disney était le plus attendu est le streaming. Et contrairement au concurrent Netflix, le service de SVOD phare du géant hollywoodien, Disney+, a réussi à attirer 7,9 millions d'abonnés supplémentaires au cours du trimestre: la plateforme en comptabilise ainsi 137,7 millions (+33% sur un an) au 2 avril. Les analystes tablaient sur un total de 135,1 millions.

L'ensemble des plateformes (Disney+, ESPN+ et Hulu) comptent au total 205,6 millions d'abonnés (+29% sur un an) dans le monde.

Toutefois, au cours d'une conférence téléphonique, la directrice financière du groupe, Christine McCarthy, a fait état de l'augmentation des coûts auxquels Disney devait faire face. Elle a également prévenu que la croissance du nombre d'abonnés à Disney+ au second semestre ne devrait pas être aussi élevée qu'espéré, après un premier semestre meilleur que prévu. Mais elle a tenté de rassurer en affirmant que cette hausse devrait néanmoins rester supérieure à celle des six premiers mois de l'exercice.

"En outre, notez que certains des marchés d'Europe de l'Est sur lesquels nous nous lançons vers la fin du troisième trimestre, notamment la Pologne, sont dans des régions touchées par des facteurs géopolitiques", a ajouté la dirigeante.

Les revenus de la Direct-to-Consumer, qui inclut le streaming, ont augmenté de 23% à 4,9 milliards de dollars au cours du second trimestre, et la perte d'exploitation est passée de 0,6 milliard de dollars à 0,9 milliard de dollars. L'augmentation de la perte d'exploitation est due à des pertes plus élevées chez Disney+ et ESPN+ et à une baisse du bénéfice d'exploitation chez Hulu.

"La baisse des résultats de Disney+ reflète l'augmentation des coûts de programmation et de production, de marketing et de technologie, partiellement compensée par une augmentation des revenus d'abonnement", explique le studio.

La division Media and Entertainment Distribution, la plus importante en taille pour Disney, a quant à elle enregistré une croissance de 9,5% à ,13,62 milliards de dollars, ratant de peu le consensus FactSet (13,7 milliards). L'activité des parcs à thème et des ventes de produits a, elle, fait mieux que prévu, à 6,65 milliards de dollars (x2,1), contre un consensus de 6,3 milliards.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Médias : Disparition progressive de la presse gratuite et m utations de la presse régionale

La pandémie a lourdement affecté la presse gratuite, déjà en difficultés. Le premier titre à s’effondrer a été le quotidien Metro, qui a cessé sa parution en 2015. La crise sanitaire a entraîné une chute des dépenses publicitaires pendant plusieurs mois alors que le modèle économique de ces titres repose intégralement sur les recettes publicitaires. De plus, la désaffection des transports en commun, la généralisation du télétravail dans les entreprises ont encore renforcé le contexte défavorable. D’après les données de l'ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias), la presse gratuite d'information a connu une chute de sa diffusion de 54,3% en 2020, comparée à l'année 2019. Le seul rescapé est désormais le journal 20 Minutes (créé en 2002). Depuis le mois de juin 2021, son édition papier est distribuée trois jours par semaine. Après une chute de 38% de son chiffre d'affaires en 2020, il mise sur le numérique pour rebondir.

Quant à la PQR (presse quotidienne régionale), elle multiplie les initiatives pour doper l'abonnement numérique, après avoir longtemps été épargnée par la crise de la diffusion de la presse grâce aux abonnements. D'après l'Observatoire de l'ACPM, la part des versions numériques sur internet (individuelles et par tiers) représente 57,3% de la diffusion de la presse quotidienne nationale, mais n'atteint que 10% pour les quotidiens régionaux. Pour fidéliser l'abonné numérique, plus volatil que celui du papier, les quotidiens régionaux élargissent leur offre de contenu. Ainsi cinq éditeurs (« Le Télégramme », « La Voix du Nord », « Sud-Ouest », « La Nouvelle République du Centre-Ouest », et « Ebra », filiale du Crédit Mutuel regroupant plusieurs titres) se sont alliés dans la télévision au sein d'une société, Territoires TV, pour mieux monétiser leurs audiences numériques.

Valeurs associées

NYSE +3.22%

1 commentaire

  • 12 mai15:14

    Bah oui alors, il n'y a pas une personne pour lire dans une boule de cristal, alors qu'ils ne vendent que du rêve?Mdr


Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.