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Deux discours installent Macron et Philippe chacun dans son rôle

Reuters04/07/2017 à 19:11
    * Discours philosophique d'un côté, pragmatique de l'autre 
    * L'Assemblée applaudit et vote la confiance à Edouard 
Philippe 
    * L'opposition dénonce les insuffisances de la feuille de 
route 
 
    par Elizabeth Pineau 
    PARIS, 4 juillet (Reuters) - Catalogue de mesures concrètes 
d'un côté, rappel de principes et réforme des institutions de 
l'autre : le discours de politique générale d'Edouard Philippe, 
qui a succédé mardi à celui d'Emmanuel Macron, installe 
président et Premier ministre dans leurs rôles respectifs, 
présentés comme complémentaires. 
    Par 370 voix pour, 67 contre et 129 abstentions, ce qui 
signifie que 75 des 100 députés du groupe d'opposition Les 
Républicains n'ont pas voté contre, l'Assemblée nationale, où 
les députés du parti présidentiel La République en marche (LREM) 
sont majoritaires, a accordé sa confiance au gouvernement. 
    L'opposition frontale est circonscrite aux "extrêmes" -- La 
France insoumise, les communistes et le Front national.   
    Inconnu du grand public à son arrivée à Matignon il y a deux 
mois, Edouard Philippe, 46 ans, a saisi son "grand oral" à 
l'Assemblée pour imposer son pragmatisme, là où Emmanuel Macron, 
39 ans, avait multiplié citations et autres références 
philosophiques.   
    Copieusement applaudi par les 308 députés LREM au long de 
son discours d'une heure et quart, le Premier ministre a déroulé 
une feuille de route fondée sur le projet bâti par Emmanuel 
Macron, dont il entend mettre en oeuvre les principales mesures 
économiques dans les deux ans.     
    Santé, lutte contre le terrorisme, pression migratoire, 
culture, éducation, fiscalité : le chef du gouvernement issu de 
la droite a vanté travail, courage et "esprit de conquête", là 
où Emmanuel Macron avait évoqué la veille "cause de l'homme", 
"éthique de l'action" et "amour de la patrie". 
     
    "PAS UNE FEUILLE DE PAPIER À CIGARETTE"   
    Aux critiques de l'opposition à la perspective de cette 
succession de discours à 24 heures d'intervalle, présentée comme 
un camouflet du président à son Premier ministre, Elysée et 
Matignon avaient rétorqué complémentarité.   
    "Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre la 
présidence et Matignon", a-t-on assuré dans l'entourage 
d'Emmanuel Macron, évoquant le travail effectué en amont par les 
"deux plumes" et des "deux directeurs de cabinet, qui 
s'appellent tout le temps".   
    Lors du débat suivant le discours du Premier ministre, le 
président du groupe LREM à l'Assemblée, Richard Ferrand, a salué 
en Edouard Philippe un "chef d'orchestre" face aux "missions 
d'une France conquérante". (pour les réactions   
    Fustigeant un "coup de force" doublé d'un "coup d'Etat 
social", Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les projets 
gouvernementaux, de l'extension de l'état d'urgence au choix 
présidentiel de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires. 
"Nous ne sommes peut-être rien à vos yeux, mais demain nous 
serons tout", a conclu le chef de file des Insoumis.  
    Le président du groupe Les Républicains, premier groupe 
d'opposition au Palais-Bourbon, a attaqué Edouard Philippe sur 
le thème de la trahison de sa famille politique d'origine.   
    "J'espère - mais je ne me fais beaucoup d'illusions - qu'en 
vous regardant dans la glace, il vous arrive de songer à vos 
anciens collègues dont votre nomination a contribué à la perte", 
a lancé Christian Jacob, accusant l'ancien maire du Havre 
d'avoir cherché, en vain, à "casser la droite française".   
     
    DEUX DISCOURS "RATÉS"  
    "Nous sommes là et bien là, fiers, pour incarner une 
opposition républicaine solide, libre et exigeante", a assuré le 
député LR, dont une partie des troupes a fait scission pour 
créer une groupe "constructif" favorable au gouvernement. 
    Les discours également "ratés" selon lui des deux leaders de 
l'exécutif ont laissé sur sa faim le député LR Eric Woerth. "Je 
suis déçu", a dit l'ancien ministre à la presse. "L'un était 
trop littéraire au risque d'être banal et le second n'est pas 
assez précis, il inverse les priorités". 
    A la tribune, Olivier Faure, président du groupe Nouvelle 
gauche issu de l'ancienne majorité socialiste, a pris au mot la 
salve contre le cynisme d'Emmanuel Macron à Versailles. 
    "Le cynisme, c'est surjouer le coup très classique du bilan 
en matière de déficits", a-t-il dit, prônant l'abstention de son 
camp. "Préparer vos renoncements, justifier vos coupes claires 
par notre bilan relève de la mystification".  
    Marine Le Pen, présidente du Front national, a quant à elle 
accusé le Premier ministre d'avoir failli sur des sujets comme 
la sécurité et la réduction du nombre de fonctionnaires.      
 
 (Avec Marine Pennetier et Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 

1 commentaire

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  • cesarski
    04 juillet19:27

    quel beau et fier pays dont l'objectif principal est de faire plaisir a l’Allemagne :)

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