1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Destitution de Trump: les républicains attaquent un témoin lors d'auditions marathon
AFP20/11/2019 à 13:21

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman devant le Congrès lors de la procèdure de destitution visant le président américain Donald Trump, le 19 novembre 2019 à Washington ( AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS )

Les républicains ont cherché mardi à discréditer un témoin-clé de l'enquête en destitution contre Donald Trump, un officier américain né à Kiev et conseiller à la Maison Blanche, qui avait alerté sa hiérarchie après avoir entendu le président demander à l'Ukraine d'enquêter sur un de ses rivaux.

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman a témoigné publiquement au Congrès à la veille de l'audition très attendue d'un proche de Donald Trump qui pourrait livrer des éléments décisifs pour l'enquête.

Les élus républicains l'ont malmené à plusieurs reprises, mettant en cause sa loyauté envers le président et les Etats-Unis. M. Vindman, membre du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a rétorqué n'avoir fait que "son devoir" en signalant un échange "inapproprié" entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet.

Lors de cet appel, le président américain a demandé à son interlocuteur d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020. 

Différentes hypothèses liées à la procédure américaine de destitution du président Donald Trump ( AFP / )

Depuis que cet échange a été rendu public, suite à l'intervention d'un lanceur d'alerte, les démocrates accusent Donald Trump d'abus de pouvoir et cherchent à déterminer s'il a gelé une aide militaire pour faire pression sur Kiev.

Le magnat de l'immobilier se dit victime d'une "chasse aux sorcières" et martèle que son appel était "parfait". Mardi, il a souligné "ne pas connaître" M. Vindman.

En pleine audition, la Maison Blanche a mis en doute, sur son compte Twitter, le "discernement" de M. Vindman. Les élus républicains ont également avancé que certains de ses collègues le soupçonnaient d'avoir fait fuiter des informations.

M. Vindman, qui a quitté enfant l'Union soviétique, a reconnu que les Ukrainiens lui avaient proposé de devenir leur ministre de la Défense, mais a assuré avoir immédiatement refusé. Il a contrecarré les critiques républicaines en lisant une évaluation dithyrambique de son travail, et a juré être "non partisan".

- "Empêcher les fuites" -

Une manifestante en faveur de la destitution de Donald Trump tient une pancarte à la sortie du lieutenant-colonel Alexander Vindman, témoin devant le Congrès dans l'enquête visant le président américain, le 19 novembre 2019 à Washington ( AFP / Olivier Douliery )

Outre M. Vindman, trois autres hauts responsables ont été entendus mardi devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, qui supervise les investigations.

Les républicains se sont montrés beaucoup plus cléments envers deux témoins qu'ils avaient demandé à entendre: l'ancien émissaire américain en Ukraine Kurt Volker, et le supérieur de M. Vindman au Conseil de sécurité nationale, Tim Morrison.

Les deux hommes ont fourni des déclarations qui pourraient aider le président. "Je n'ai jamais eu l'impression d'être impliqué dans une forme de corruption", a ainsi déclaré M. Volker, alors que les démocrates pourrait retenir ce chef d'accusation contre Donald Trump.

M. Morrison, qui avait écouté l'appel du 25 juillet en direct, a de son côté assuré qu'il avait demandé de le conserver selon une procédure spécifique pour "empêcher les fuites". "Est-ce que quelque chose vous a alarmé dans cet appel"? lui a demandé un juriste employé par les républicains. "Non", a-t-il répondu après une pause.

L'ancien émissaire américain en Ukraine, Kurt Volker et un responsable du Conseil de sécurité nationale, Tim Morrison, devant le Congrès, le 19 novembre 2019 à Washington ( AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS )

Malgré leur prudence, les deux hommes ont tout de même confirmé plusieurs éléments troublants. 

M. Volker a ainsi redit avoir travaillé avec les Ukrainiens pour qu'ils s'engagent publiquement à enquêter sur Burisma, l'entreprise qui employait le fils de Joe Biden, Hunter, afin d'obtenir une invitation à la Maison Blanche pour leur président. Le projet de communiqué avait toutefois été abandonné en août.

- Pas de souvenir -

L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, le 17 octobre 2019 à Washington ( AFP / Olivier Douliery )

M. Morrison a de son côté déclaré que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, avait dit en septembre aux Ukrainiens que les 400 millions de dollars d'aide militaire seraient dégelés s'ils annonçaient une enquête sur Joe Biden.

M. Sondland, un riche homme d'affaires nommé ambassadeur après avoir donné un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump, intéresse donc beaucoup les démocrates.

Mercredi, il doit à son tour témoigner au Congrès. Lors de son interrogatoire à huis clos, il avait d'abord nié que l'aide militaire ait servi à faire pression sur le gouvernement ukrainien. Contredit par d'autres témoins, il s'était ensuite "souvenu en avoir parlé, en aparté" avec un conseiller du président ukrainien.

A une centaine de reprises, il avait déclaré "ne pas se rappeler" d'appels ou de réunions mentionnés par d'autres. 

S'il a retrouvé la mémoire, M. Sondland pourrait alimenter le dossier de mise en accusation du président à la Chambre des représentants (impeachment). Il restera ensuite au Sénat de le juger. Compte-tenu de la majorité républicaine dans cette enceinte, Donald Trump devrait échapper à une destitution.

elc-chp/cjc

Valeurs associées

NYSE +0.33%

15 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • xenfab
    20 novembre21:13

    @M86 (si jamais cet article est encore lu ...): Aux US toute parole officielle du président est enregistrée et retranscrite, y compris avec les services secrets (elle peut être classée ensuite, mais également levée), ça n'aurait donc rien changé, et Trump le sait. Il y a même eu une procédure constitutionnelle au début de son mandat, pour savoir si les tweets devaient être retranscrits ou pas.

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer