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Des marchés boursiers guidés par les anticipations
Partenaire02/11/2018 à 16:39

Souvent, les statistiques que les ménages utilisent comme boussole pour analyser la Bourse ne sont pas les bons. (crédit : V. antonucci)

Enseignant-chercheur à Caen, Sandy Campart explique dans une série d'articles les grands mécanismes qu'il faut connaître avant d'investir en Bourse. Premier épisode avec les anticipations du marché.

L'avenir et la surprise

Souvent, les statistiques que les ménages regardent pour analyser la Bourse ne sont pas les bons. Le taux de chômage, par exemple, est un indicateur retardé de croissance et de profits, les emplois étant supprimés une fois la contraction de l'activité constatée. Les marchés financiers sont par essence tournés vers l'avenir, les chiffres de l'emploi ont donc peu d'intérêt, sauf s'ils constituent une vraie surprise. Les investisseurs sur les marchés des actions vont être particulièrement attentifs à la publication d'enquêtes (telles celles réalisées auprès de dirigeants d'entreprises ou de consommateurs) qui renseignent sur la dégradation ou l'amélioration de la conjoncture tandis que les intervenants sur les marchés de taux seront davantage focalisés sur les orientations de politique monétaire en fonction des objectifs d'inflation des banques centrales.

Les indicateurs avancés

L'objectif des investisseurs est de ne pas subir les évènements qui sont susceptibles d'avoir un impact sur la valorisation de leurs actifs et, si possible, d'en tirer profit. Il était ainsi préférable de se désengager des instruments financiers libellés en livres sterling, de couvrir ses positions ou même d'être vendeur à terme, avant les résultats du référendum britannique sur l'Union Européenne. De même, les investissements en actions doivent s'opérer avant que la croissance économique soit installée. La communauté financière est donc particulièrement attentive à tous les résultats d'enquêtes permettant d'avoir une vision avancée de la conjoncture économique. Les sondages réalisés avant les élections sont des données qui nous sont familières. Il en existe beaucoup d'autres, publiés fréquemment et régulièrement, qui affichent un historique permettant de valider leur capacité prédictive. Tous les acteurs économiques sont interrogés (directeurs d'entreprises, consommateurs, banquiers, etc.) afin de disposer de la vue la plus panoramique et la plus précise possible.

Ainsi les indices Purchasing Manager's Index et Institute for Supply Management reflètent l'évolution de l'opinion des directeurs d'achat des entreprises manufacturières américaines. De même, l'indice de climat des affaires de l'INSEE sont également très suivis.  En Europe, le plus connu est l'indice allemand Information und Forschung, celui-ci est révélateur de l'opinion, à trois mois, des décideurs des industries manufacturières, de la construction et de la distribution en gros ou au détail. Pour des capacités prédictives de 6 mois, l'indice Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung lui sera préféré et traduit l'opinion de la communauté financière allemande (analystes financiers, investisseurs institutionnels, banquiers et assureurs). Par ailleurs, au Japon, l'enquête trimestrielle Tankan est réalisée par la banque centrale et aborde notamment un volet sur le sentiment des entreprises quant à leur activité.

D'autre part, la consommation des ménages est également un élément à prendre en compte. Elle est d'ailleurs la principale composante du Produit Intérieur Brut des économies matures. En effet, les consommateurs qui perdent confiance en l'avenir sont susceptibles d'épargner davantage pour faire face aux difficultés attendues et d'entraîner alors l'économie dans une phase de récession. Ainsi, afin de réaliser des comparaisons internationales, l'OCDE publie un indice de confiance fondé sur les prévisions d'achats de biens durables et sur la situation économique actuelle et anticipée des ménages.
Le panel d'indicateurs avancés de conjoncture est complété par des enquêtes sur la distribution du crédit bancaire. En effet, la demande de crédits des entreprises et des ménages est étroitement liée au niveau actuel de l'activité économique. En revanche, les conditions de l'offre de crédit donnent des indications quant à l'évolution future de l'activité. Plusieurs facteurs peuvent ainsi contribuer au durcissement des critères d'octroi de crédit comme les coûts liés aux fonds propres des banques, la concurrence exercée par les autres banques et les perspectives liées à l'activité économique globale.

Par Sandy Campart, enseignant-chercheur, membre d'un laboratoire de recherche CNRS (CREM), directeur de l'IUP Banque Finance Assurance de Caen (IAE Caen) et auteur du live "Et si on osait investir en Bourse" (publié en 2018 aux éditions EMS).

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