Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Décryptage : Sortie de récession en vue ?

Boursorama10/07/2013 à 19:30
L'économie française va mieux selon Pierre Moscovici qui attend 0,2% de croissance au T2. Mais selon Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, la reprise ne sera pas assez vigoureuse pour inverser la courbe du chômage avant la mi-2014.

« Il y a ce que j'appellerais un frémissement ». C'est en ces termes que Pierre Moscovici a laissé entendre que la croissance de la France était ressortie à +0,2% au deuxième trimestre (avril à juin). Selon le patron de Bercy, « la croissance pourrait se raffermir au cours des prochains mois au vu du redressement des perspectives personnelles des chefs d'entreprise retracées par les enquêtes de conjoncture ». Deuxième économie du Vieux continent derrière l'Allemagne, la France reste toutefois officiellement en récession. La sortie du tunnel n'est pas encore actée. Techniquement, la récession qui marque au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB a commencé au dernier trimestre 2012 (-0,2%) et s'est poursuivie au premier trimestre 2013 (-0,2%). Pour l'année 2013, les économistes de BNP Paribas, qui jugent la reprise « incertaine », anticipent une baisse de 0,4% du PIB (et un recul de 0,1% au deuxième trimestre).

Rien à voir pour autant avec la « grande récession » de 2009. « C'est une récession d'une ampleur limitée. Au regard de la détérioration prononcée des enquêtes PMI et INSEE sur le climat des affaires, la contraction limitée du PIB est frappante. Un lent redémarrage de l'activité devrait s'amorcer au second semestre, porté par le redressement en cours de la confiance et de la demande étrangère, européenne notamment » assure Hélène Baudchon, économiste France chez BNP Paribas. En 2014, le PIB français devrait ainsi, selon les prévisions de la banque, se redresser de 0,5%. Quant au déficit budgétaire, il passerait de 4,7% du PIB en 2013 à 3,7% l'an prochain.

Facteurs positifs
Ce scénario d'un retour timide de la croissance au second semestre est alimenté par plusieurs nouvelles encourageantes : d'abord, la bonne tenue de l'économie américaine (+2,2% de croissance attendue en 2013, +2,9% en 2014) et l'amélioration de la situation constatée au Japon, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Ensuite, la faiblesse de l'inflation en Europe et le maintien des taux par la BCE à des niveaux très bas plaident en faveur du retour de la confiance. Les économistes de BNP Paribas estiment également que le déblocage de l'épargne salariale, à compter du 1er juillet, devrait donner un coup de pouce à la consommation des ménages, avant le relèvement de la TVA prévue au 1er janvier 2014. Autre nouvelle positive mais provisoire, le sursis de deux ans donné par Bruxelles à la France pour ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% devrait permettre d'éviter une « trappe à austérité » qui aurait été particulièrement malvenue.

Pour autant, cette sortie de récession ne signifie pas que la France se trouve sur un chemin vertueux de croissance durable. Les défis à relever par le gouvernement français restent immenses. « Les taux de marge des entreprises restent particulièrement faibles et les restrictions budgétaires inévitables contribuent à freiner la croissance. Les emplois d'avenir et les contrats de génération ne permettront pas d'inverser la courbe du chômage malgré la relative accalmie constatée en mai » précise Hélène Baudchon. Selon BNP Paribas, le taux de chômage devrait ressortir à 11,3% en 2013 et 12% en 2014. La reprise de l'emploi n'est pas anticipée avant le milieu de l'année prochaine.

Faibles marges de manoeuvre
« Des avancées indéniables ont lieu sur le front des réformes structurelles (pacte sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi, réforme des allocations familiales ou des retraites à venir etc.) mais les effets de ces réformes ne seront pas visibles dans l'immédiat. De même, les mesures prises sont parfois contradictoires et suscitent un mélange d'inquiétudes et d'incertitudes » relève Hélène Baudchon. A titre d'exemple, le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) qui s'appliquera pour les entreprises en 2014 (au titre de l'exercice 2013) ne concernera que les emplois rémunérés dans la limite de 2,5 fois le SMIC. « Une mesure plus favorable à l'emploi qu'au redressement de la compétitivité » juge l'économiste.

Au final, dans un contexte mondial encore très fragile, les marges de manoeuvre du gouvernement Ayrault sont faibles d'autant que le gouvernement a promis un effort budgétaire de 20 milliards d'euros en 2014 (15 milliards par la baisse des dépenses et 5 milliards par l'augmentation des recettes). Pour atteindre cette fameuse barre des 3% en 2015, un nouvel ajustement structurel, forcément douloureux, devra être probablement mis en place d'ici là. Le frémissement de la croissance risque bien de ne pas aller beaucoup plus loin.

Julien Gautier


Lire aussi sur Boursorama :

Pierre Moscovici attend 0,2% de croissance au deuxième trimestre

Zone euro : reprise très progressive d'ici fin 2013

France : Recul de la production industrielle en mai

Tourisme : la France reste la première destination au monde

Le déficit de l'Etat s'est creusé en mai

En vidéo :

Jean-Marc Ayrault promet un plan d'investissements d'avenir de 12 milliards d'euros



Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.