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Décryptage : La facture faramineuse du sinistre Dexia

Boursorama18/07/2013 à 20:00
La chute de la banque franco-belge a déjà coûté 6,6 milliards d'euros au contribuable français selon la Cour des comptes. Un montant qui n'est peut-être pas définitif. L'affaire des emprunts toxiques vendus aux collectivités locales françaises, qui n'explique pas la chute du groupe, pourrait contribuer à alourdir la note.

Note salée. La déconfiture de Dexia est exemplaire à plus d'un titre. Révélateur de toutes les dérives des années 2000, le sinistre de la banque franco-belge aura déjà coûté près de 6,6 milliards d'euros au contribuable français (3,9 milliards pour le groupe Caisse des dépôts et 2,7 milliards pour l'Etat). C'est en tout cas le constat accablant dressé par la Cour des comptes qui présentait jeudi son rapport sur Dexia intitulé « un sinistre coûteux, des risques persistants ». Beaucoup de leçons à tirer de la chute de l'établissement issu de la fusion en 1996 du Crédit local de France avec le Crédit communal de Belgique. « C'est avant tout la fragilité de son modèle, la faiblesse de sa gouvernance et les défaillances de la régulation et de la supervision qui expliquent que le groupe n'ait pas survécu aux crises de 2008 et 2011 » assure Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes qui relève que ce montant de 6,6 milliards n'est peut-être pas définitif.

Boulimie d'acquisitions. Gagné par la fièvre acheteuse, Pierre Richard, le tout puissant patron de la banque jusqu'en 2008, a entraîné Dexia dans une croissance externe « très rapide et mal maîtrisée » selon la Cour des comptes. Parmi les cibles tombées dans l'escarcelle de la banque franco-belge, on trouve notamment FSA, une société américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit aux collectivités publiques et qui sera frappée de plein fouet par la crise des subprimes à partir de 2008. Plus étonnant, la banque, une fois les premiers signaux de la crise révélés à partir de l'été 2007, a accéléré sa stratégie de croissance « cherchant à tirer parti des difficultés de ses concurrents ». Pour le résultat que l'on sait.

Echec du sauvetage. Dans l'impossibilité de se refinancer à court terme, frappée par la crise de liquidités de l'automne 2008, Dexia a été une première fois sauvée par les Etats français et belge en septembre 2008 (une augmentation de capital qui a coûté 2,7 milliards à la partie française). La Cour des comptes note que le « cours d'acquisition a été fixé à un niveau désavantageux pour les Etats afin de ne pas trop diluer les actionnaires historiques belges ». Mais cette restructuration qui devait s'accompagner d'une réduction drastique du bilan n'a pas suffi. Très exposée aux obligations d'Europe du sud, Dexia a été une seconde fois frappée à mort par la crise des dettes souveraines de 2011 et notamment par la dégradation de sa note qui a renchéri ses conditions de refinancement. Le démantèlement du groupe a nécessité à nouveau une augmentation de capital à hauteur de 5,5 milliards d'euros (2,58 milliards pour la partie française) avec la création d'une structure en extinction (Dexia « résiduel ») et d'une entité publique nouvelle (SFIL/CAFILL) destinée à succéder à Dexia pour financer les collectivités locales françaises.

Responsabilités des dirigeants. Si les principaux dirigeants de Dexia, en particulier Pierre Richard et Alex Miller, ont quitté leurs postes, la recherche des responsabilités a été « tardive et très incomplète, au point même de les laisser continuer à bénéficier d'avantages significatifs » estime la Cour des comptes qui souhaite voir « renforcer les dispositifs de sanctions pénale et pécuniaire, tant pour les dirigeants que pour les membres des conseils d'administration ». Très sévère à l'évocation des retraites chapeaux des anciens dirigeants, Didier Migaud assure qu'il est encore possible jusqu'en 2014 d'exercer un recours en justice pour les remettre en cause.

Nouvelle recapitalisation ? « Contrairement à ce qu'affirment ses anciens dirigeants, Dexia n'est pas une victime comme une autre de la crise, celle-ci n'a fait que révéler l'extrême fragilité, pour ne pas dire la non-viabilité du modèle de financement retenu pour Dexia, en raison du déséquilibre croissant de la structure de son bilan » explique Didier Migaud qui estime que ce sinistre retentissant illustre l'impérieuse nécessité de renforcer la supervision bancaire au niveau européen. D'autant que l'affaire Dexia n'est pas close. Une nouvelle recapitalisation est possible. Début février, le TGI de Nanterre a condamné Dexia en première instance à propos des emprunts toxiques vendus au département de Seine Saint-Denis (pour absence de mention du TEG). Si ces prêts variables indexés sur l'évolution des parités monétaires, et qui se sont révélés prohibitifs pour de nombreuses collectivités locales clientes de Dexia, ne sont pas responsables de la chute de la banque, ils risquent en revanche de coûter cher à la structure SFIL dans le cas où la décision de Nanterre serait confirmée. « Le sujet est encore devant nous » avertit Didier Migaud...

Julien Gautier

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