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Dassault Systèmes en baisse dans un contexte boursier défavorable aux valeurs technologiques
information fournie par AOF03/02/2022 à 17:29

(AOF) - Dassault Systèmes a beau avoir dévoilé des résultats trimestriels solides, son titre reflue de 3,67% à 41,43 euros, soit l’une des plus mauvaises performances de l’indice CAC 40. Le titre de l’éditeur de logiciels de conception et de fabrication assistée par ordinateur est d’ailleurs la lanterne rouge du principal indice parisien depuis le 1er janvier, avec un repli d'environ 20%. Les valeurs technologiques ont souffert ces dernières semaines – et de nouveau aujourd’hui - des tensions sur le marché des taux.

Le fleuron technologique français a dévoilé des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre. Sur cette période, le bénéfice par action ajusté a bondi de 17% à 0,29 euro, dépassant les attentes : 0,28 euro. La marge opérationnelle ajustée a progressé de 0,8 point à 36,80% pour des ventes en croissance de 12% (10% à taux de change constants) à 1,368 milliard d'euros. Le marché prévoyait 1,34 milliard d'euros.

Pour 2022, le groupe anticipe une poursuite de la dynamique qu'a connue la demande mondiale au quatrième trimestre. Il vise une croissance du chiffre d'affaires ajusté de 9 à 10% à taux de change constants, soit entre 5,3 et 5,35 milliards d'euros, et une croissance du chiffre d'affaires logiciel du même ordre. La croissance du chiffre d'affaires licences et autres ventes de logiciels est prévue entre 10% et 12% à taux de change constants.

Son objectif de croissance de bénéfice par dilué se situe dans une fourchette de 3 à 6%, soit de 0,98 euro à 1 euro. Le consensus s'élève à 1 euro pour ce dernier. La marge opérationnelle ajustée est prévue entre 32,7% et 33,1%, en recul de 1,2 à 1,6 point.

" La performance T4 est excellente, mais peut-être pas aussi flamboyante que les précédentes publications. Les guidances 2022 sont sans grande surprise, quand bien même elles sont bâties sur des hypothèses conservatrices de change ", a commenté Invest Securities.

UBS se dit déçu par la croissance de Medidata (+15%) et de Solidworks (+8%).

En parallèle à cette publication, le groupe technologique a annoncé la nomination de Rouven Bergmann en tant que Directeur général adjoint, Finances. Depuis 2019, il était Directeur des opérations chez Medidata, racheté par Dassault Systèmes, après y avoir occupé le poste de Directeur Financier. Il rapporte à Pascal Daloz, qui centre sa mission sur sa fonction de Directeur Général adjoint, Opérations, qu'il remplit depuis 2020.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/ Points clés /=

- Société d'édition de logiciels créée en 1981 ;

- Chiffre d'affaires de 4,5 Mds€, généré à 37 % en Europe, 38 % dans les Amérique et 25 % en Asie ;

- Activité répartie entre l’innovation industrielle pour 51 %, l’innovation mainstream pour 21 %, les sciences de la vie pour 18 % et les services pour 10 % ;

- Modèle d'affaires fondé sur la plateforme virtuelle 3DEXPERIENCE de plusieurs logiciels utiles aux clients dans leur recherche d'innovations durables harmonisant produit, nature et vie, avec 3 secteurs clés –industries manufacturières, sciences de la vie & santé et infrastructures & villes ;

- Capital contrôlé à 40,39 % (54,45 % des droits de vote) par la famille Dassault, 6 % (8,06 %) par Charles Edelstenne, président du conseil d’administration de 12 membres, et 1,62 % (2,07 %) par Bernard Charlès, directeur général ;

- Bilan sain, avec une dette ramenée à 2,7 Mds€ et des liquidités de 2,14 Mds€.

=/ Enjeux /=

- Stratégie Human Industry Experience visant à renforcer le leadership dans les industries manufacturières, les infrastructures et les villes, puis les sciences de la vie et la santé :

- capitalisation sur les 13 grandes marques du groupe -ENOVIA, 3DEXCITE, CENTRIC PLM pour les applications de collaboration, SOLIDWORKS, CATIA, GEOVIA, BIOVIA pour les modélisation en 3D, 3DVIA, DELMIA, SIMULIA pour les simulations et NETVIBES, EXALEAD, MEDIDATA pour l’intelligence de l’information, et la nouvelle 3D EXPERIENCE WORKS pour les PME,

- offre centrée sur 11 secteurs économiques et 12 zones géographiques,

- objectif financier d’une croissance annuelle de 13 % du bénéfice par action entre 2020 et 2024, soit 6 €;

- Stratégie d’innovation soutenue par une R&D de 935 M€ avec 12 portefeuilles technologiques :

- 3DEXPERIENCE Lab, laboratoire d’innovation ouverte soutenant les offres d'innovation de rupture en phase de prototypes et portées par start-ups, communautés d’innovateurs ou laboratoires

- thèmes soutenus : ville, mode & style de vie et sciences de la vie, faisant appel à la fabrication additive, le big data ou la réalité virtuelle ;

- Stratégie environnementale « Sustainability Compass menée à partir de la 3DEXPERIENCE Platform for Sustainability avec 4 grands engagements :

- repli de 38 % des émissions de CO2 par collaborateur en 2025 (par rapport à 2018), - neutralité carbone pour 2050,

- 2/3 des nouvelles licences avec un impact positif sur l’environnement,

- fédération des parties prenantes ;

- Visibilité de l'activité, le chiffre d'affaires logiciel récurrent générant 8/10èmes des revenus.

=/ Défis /=

- Croissance de la filiale 3DS Outscale, dédiée au cloud, certifiée SecNumCloud pour le secteur public en France et renforcée par l’acquisition de NuoDB ;

- Retombées du programme “jumeaux virtuels“ de synchronisation entre les produits réels et les données traitées dans les produits virtuels ;

- Impact de la pandémie : au 1 er semestre, hausse de 11 % du chiffre d'affaires, de 27 % du bénéfice net par action et de 27 % du flux de trésorerie opérationnel à 1 Md€ ;

- Objectif 2021, relevé, d'une hausse de 10 à 11 % du chiffre d’affaires et d’un bénéfice par action entre 0,94 et 0,95 euro;

- Dividende 2020 en repli 0,56 €.

Informatique / Logiciels : la consécration du cloud

La crise sanitaire a eu globalement un impact positif sur le monde du logiciel, notamment le marché français.

En 2020, pour la première fois, les entreprises ont davantage dépensé sur le plan mondial auprès des acteurs du cloud (ou informatique dématérialisée) tels qu’Amazon Web Services ou Microsoft Azure, qu'auprès des fabricants d'équipements et de logiciels (serveurs, routeurs,...).

Le logiciel français se porte bien

En accélérant la digitalisation des échanges et des modes de production, la crise sanitaire a eu un effet positif sur les cent premiers éditeurs de logiciels français. Le cumul des chiffres d’affaires du Truffle 100, classement des éditeurs de logiciels français, a progressé de 6,6% passant de 10,9 milliards d’euros en 2019 à 11,6 milliards d’euros en 2020. Seuls 33% de ces éditeurs affichent des revenus en recul, bien inférieur aux prévisions (62%). Pour la seule activité édition, l’ensemble des revenus du Truffle 100 a augmenté de 4,6%. 87% de ces acteurs proposent du SaaS (Software as a Service) et 63% souhaitent augmenter leurs projets à l’international, où 76% d’entre eux sont déjà présents.

Dassault Systèmes constitue toujours le premier éditeur français, avec 4,024 milliards d’euros de revenus (+12,6%), suivi par Sopra Steria (658,5 millions), Murex (580 millions) et Cegid (498 millions d’euros,). Avec une croissance de 56%, Claranova relègue Cegedim à la sixième place.

Le cloud conforté par la crise sanitaire

D'après le cabinet d'étude Synergy Research, pour la première fois l’an passé les entreprises dans le monde ont davantage externalisé en ligne l'hébergement de leurs données et de leurs logiciels en dépensant près de 130 milliards de dollars dans le cloud (+30% en un an). Elles n'ont investi « que » 90 milliards de dollars dans leurs salles informatiques. D’abord les serveurs disponibles en ligne ont permis un usage massif à distance. De plus, l'afflux de nouveaux utilisateurs sur des outils comme Zoom ou Teams a poussé les éditeurs de ces logiciels à dépenser davantage sur les plateformes de cloud. Avec la 5G, en cours de déploiement, de nouveaux usages vont apparaître.

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 03/02/2022 à 17:29:00.

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