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Crédit Agricole : l'augmentation de capital réservée aux salariés a représenté 205,6 millions
information fournie par AOF02/12/2021 à 18:10

(AOF) - L'augmentation de capital de Crédit Agricole S.A. réservée aux salariés et anciens salariés, dont la période de souscription s'est déroulée du 8 au 22 octobre 2021, a été définitivement réalisée ce 2 décembre 2021. 26 484 personnes, en France et dans 17 pays, ont souscrit, pour un montant global de 205,6 millions d'euros. L’émission et la livraison des actions nouvelles ont eu lieu le 2 décembre.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Véhicule coté du groupe mutualiste du même nom, 1 ère banque française et 8 ème mondiale ;

- Produit net bancaire de 35,6 Mds€, généré par la banque de proximité à 57 %, par les services financiers spécialisés à 18 %, par la banque de grande clientèle à 17 % et à 8 % par la gestion de l'épargne et les assurances ;

- Modèle d'affaires redéfini en 2019 en 3 points - l’excellence relationnelle en devenant la banque préférée des particuliers, des entrepreneurs et des institutionnels, la responsabilité en proximité pour accompagner la digitalisation et l’engagement sociétal en amplifiant l'engagement mutualiste ;

- Capital détenu à 55,3% par les caisses régionales, d'où une présence forte de leurs représentants au conseil d'administration (10 sur 21 membres) présidé par Dominique Lefebvre, Philippe Brassac étant directeur général ;

- Position financière solide avec un ratio CET 1 de 17,4 % à fin septembre 2021.

Enjeux

- Plan à moyen terme 2019-2022 : volonté de croissance en étant 1er en conquête clients, synergies de revenus de 10 Mds€ et transformation technologique avec une enveloppe dédiée de 15 Mds€ / objectif de résultat net supérieur à 5 Mds€, et rentabilité des fonds propres de plus de 16 % ;

- Stratégie d'innovation, l'un 3 des leviers du modèle d'affaires : en interne : 90% des entités du Groupe disposant d’une architecture « data-centric » en 2022, et 300 M€ de gain d’efficacité IT, 100% des collaborateurs IT   formés aux nouvelles technologies dans l’Université du Système d’Information et 100% des technologies émergentes testées sur de nouveaux services métiers / vers les clients : élargissement de la gamme des applications leaders (Ma banque Pro,          Pro&Entreprises LCL, etc…), offre de solutions de caisses digitales et mobiles pour les     petits/moyens commerçants, offre monétique européenne pour les grandes enseignes et    gamme complète e-commerce ;

- Stratégie environnementale détaillée dans la feuille de route « Planet 21 » : indicateurs financiers : financement d’1/3 projet d’énergie renouvelable (1/4 en 2020), doublement en 3 ans du portefeuille de financements verts (2 ème rang mondial) / création d’une plateforme de reporting extra-financier / sortie totale du financement du charbon en 2030 / consommation d'énergie hydraulique (déjà 92%) pour ses data centers, agences et sites administratifs / offre ISR en gestion d'actifs (22 Mds€ d’encours verts et sociaux chez Amundi) ;

- Retombées de la pénétration des marchés chinois (1 ère société étrangère de gestion d’actifs) et indien (offre de cash management) ;

- Diversification de la banque d’investissement dans les entreprises de taille intermédiaire.

Défis

- Actif net de 13,2 € par action à fin septembre 2021, à comparer au cours de Bourse ;

- Suivi du coefficient d’exploitation, en légère baisse à 57,2 %;

- Intégration de l’italien CreVal et acquisition de Lyxor qui donnera au groupe 14 % du marché des ETF en Europe ;

- A fin septembre 2021, hausse de 7,3 % des revenus et rebond de 72 % du bénéfice net;

- Dividende 2020 de 0,8 €, payable en actions et programme de rachat d’actions.

De nombreux défis pour les banques européennes

Le modèle européen de la banque de détail est particulièrement mis à mal face à l'essor du digital. Certaines se retirent de cette activité, comme c'est le cas d'HSBC. A cela s'ajoute une progression des risques. Ainsi, d'après la BCE, la forte activité des grandes banques sur le marché des opérations à effet de levier et les marchés des produits dérivés liés aux actions les exposent à une prise de risque excessive.

Quant aux banques françaises, depuis la crise sanitaire, elles sont exposées de façon croissante au risque cyber suite à la nécessité de basculer massivement et rapidement des activités financières vers le télétravail et la prestation de services à distance.

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