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"Corruption" et "marchés truqués" chez EDF: 42 prévenus attendus à la barre mercredi
AFP10/06/2019 à 11:25

Parmi les 42 prévenus, un ancien cadre qui était chargé des marchés liés aux centrales thermiques au sein d'EDF ( AFP / ALAIN JOCARD )

Le procès de 42 prévenus, dont un ancien cadre d'EDF, accusés d'être impliqués dans un vaste système de corruption et de marchés truqués chez le producteur d'électricité, s'ouvre mercredi à Nanterre.

Christian M., 64 ans, chargé jusqu'en 2012 des marchés liés aux centrales thermiques au sein d'EDF, est au centre de ce que les enquêteurs ont qualifié de "pacte de corruption".

Il est accusé d'avoir favorisé mais aussi fourni des informations confidentielles à certaines sociétés afin qu'elles obtiennent des marchés passés par le géant de l'électricité.

En échange, les sociétés devaient verser de l'argent à Christian M. ou lui fournir des faveurs en nature, comme des travaux à son domicile ou le financement des études de ses enfants.

"Un mécanisme bien rodé de corruption", souligne une source judiciaire. Les enquêteurs estiment que ce système aurait rapporté au principal prévenu plus d'un million d'euros, versés par neuf entreprises sous-traitantes d'EDF. Quatre d'entre elles sont convoquées devant le tribunal, les autres ayant déposé le bilan ou signé un accord à l'amiable pour payer une amende et ainsi éviter un procès. L'épouse de Christian M. devra, elle, répondre de recel.

Pour verser l'argent sans soulever de soupçons, les sous-traitants devaient passer par un intermédiaire, Bertrand A., lui aussi renvoyé devant le tribunal, qui leur facturait une fausse mission de conseil par le biais d'une société basée en Tunisie.

L'argent était ensuite transféré vers un compte au Luxembourg, d'où il était retiré puis remis en main propre à Christian M., en espèce et toujours dans des lieux différents. Sur chaque transaction, Bertrand A. prenait 30% de commission.

Les pots-de-vin prenaient également la forme de cadeaux. Christian M. s'est notamment vu offrir par diverses sociétés des travaux dans sa maison, des voyages, des vélos électriques, une table aquarium ou encore un jukebox. Les études d'ingénieur de son fils ainsi qu'un stage d'anglais pour sa fille ont également été payés par des entreprises sous-traitantes d'EDF.

Neuf entreprises ayant fourni de fausses factures en échange de prestations pour Christian M. ont elles aussi été renvoyées devant le tribunal correctionnel.

- "Incontournable" -

"Mon client a toujours reconnu les faits, il assumera devant le tribunal. Les discussions vont plutôt porter sur les chefs d'entreprises" concernées par le pacte de corruption, fait valoir auprès de l'AFP Patrick Maisonneuve, l'avocat du principal prévenu.

EDF, de son côté, compte bien faire valoir son statut de "victime" et "va faire évaluer son préjudice financier et moral" assure son avocat Me Emmanuel Tordjman. "C'est un acte isolé", insiste-t-il. 

Si les faits sont reconnus, Christian M. rejette cependant les accusations de "racket" formulées par certains prestataires. 

"Ni les écoutes téléphoniques, ni l'infiltration, ni les courriels échangés ne montrent un acheteur menaçant ou brutal", notent d'ailleurs les enquêteurs.

En revanche, "il savait +tanner+ ceux qui oubliaient de lui verser sa commission" et Christian M. avait le don de se rendre "incontournable" auprès des sociétés soumissionnaires pour l'obtention des marchés. Il tenait également une comptabilité "précise" des sommes qui lui étaient dues, ce qui lui permettait de "relancer" les entreprises régulièrement.

Parmi celles-ci, le leader français de l'isolation industrielle, Kaefer Wanner, aurait notamment engrangé, grâce aux marchés apportés par Christian M., 3,3 millions d'euros sur huit ans. Un "service" rémunéré en moyenne 75.000 euros par an, soit 600.000 euros au total.

Dans cette affaire, Kaefer Wanner a, avec deux autres sociétés, signé une convention judiciaire d'intérêt public. Ce dispositif lui a permis d'éviter des poursuites en payant une amende, fixée ici à 2,7 millions d'euros. Des directeurs commerciaux et l'ancien président, soupçonnés d'être responsables du système de corruption au sein de Kaefer Wanner, seront en revanche bien jugés à partir de mercredi.

Le procès doit durer un mois.

agu-cal/epe/spe

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8 commentaires

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  • axialof7
    11 juin18:49

    Le plus dingue, est de penser être intouchable et penser avoir à faire qu'à des lapins de 3 semaines en règlementation des marchés et appels d'offres. C'est ballot, pour les travailleurs des entreprises d'avoir des chefs d'entreprises sans envergure, mais d'autres entreprises qui ont été grugées aux appels d'offre, ont peut-être aussi licencié à la perte irrégulière du job.

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