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Coronavirus : un mois de confinement se traduirait par 3 points de PIB en moins sur un an selon l'Insee
Boursorama avec AFP Services26/03/2020 à 11:43

L'économie française tourne actuellement aux deux tiers de ce qu'elle atteindrait sans épidémie et sans le confinement. L'inquiétude monte chez les entreprises malgré les promesses de soutien de l'Etat

Une partie de la France est à l'arrêt après le confinement décrété pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. ( AFP / FRANCK FIFE )

Si l'agroalimentaire est peu ralenti par le confinement, l'industrie est à la peine et les services largement à l'arrêt. Dans une première évaluation globale de l'impact des mesures d'endiguement de l'épidémie de Covid-19 , l'Insee estime que ces mesures entrainent une perte d'activité économique d'environ 35% actuellement en France, avec un effet "assez hétérogène" selon les secteurs.

Dans une note sur la situation économique publiée jeudi, l'Institut national de la statistique, qui compare "le niveau d'activité de la semaine actuelle à celle que l'on aurait pu attendre d'une semaine +normale+" sans coronavirus, estime aussi qu'un confinement d'une durée d'un mois se traduirait par 3 points de produit intérieur brut (PIB) en moins sur un an. Si le confinement devait durer deux mois, la perte de PIB serait de 6 points sur un an , ajoute l'Insee qui précise toutefois "qu'il n'est pas aisé" de faire une telle prévision.

Pour évaluer la perte d'activité selon les secteurs, l'Insee a utilisé des données issues de remontées directes des entreprises et des fédérations professionnelles, mais aussi, de manière plus inédite, les données de consommation d'énergie, d'utilisation des transports ferroviaires ou sur les transactions par cartes bancaires. 

Incertitude sur les prévisions de croissance

Ainsi, si les activités agricoles "devraient se poursuivre un peu en deçà de la normale", tout comme les industries agroalimentaires, en revanche " seule la moitié de l'activité du reste de l'industrie serait maintenue " actuellement. De même, la construction essuierait une perte massive de 89%, et les services marchands d'environ 36% , certains d'entre eux étant très affectés, comme les transports, l'hôtellerie ou la restauration, mais d'autres beaucoup moins, comme les télécommunications ou les versements de loyers immobiliers. Les services non marchands (éducation, garde d'enfants, activités sportives) enregistreraient un manque d'activité de 14%.

Le calcul d'une perte d'activité d'environ 35% "semble cohérent avec les premières informations disponibles sur la situation des salariés, dont un tiers serait en activité sur le lieu habituel de travail, un tiers en télétravail et le dernier tiers en chômage partiel", précise l'Insee. La consommation des ménages est également actuellement inférieure d'un tiers (35%) à sa normale, évalue encore l'institut, du fait notamment de la réduction "au minimum" de certaines dépenses, comme le textile, l'habillement mais aussi certains biens de l'industrie manufacturière. 

L'Insee a suspendu la publication de sa prévision de croissance annuelle du fait de l'incertitude de la situation. L'évolution de la progression du PIB "est très étroitement liée au scénario de sortie de crise sanitaire", souligne l'institut, ajoutant qu'"il n'est pas exclu que le retour à la normale ne soit pas immédiat". Mais la situation "est très évolutive", prévient le directeur général de l'Insee Jean-Luc Tavernier. L'activité "reprend après s'être interrompue" dans les travaux publics et certaines industries, alors qu'à l'inverse "le creux n'est sans doute pas atteint" dans d'autres secteurs comme les services aux entreprises, note-t-il. Pour l'agence de notation Moody's, la France pourrait connaître un recul du PIB de 1,4% cette année, quand son homologue S&P anticipe à ce stade -1,7%.

Les entreprises inquiètes

De leur côté, les entreprises ont le moral dans les chaussettes : l'indicateur de climat des affaires publié jeudi par l'Insee a connu en mars sa plus forte chute depuis sa création en 1980. La plupart des grands groupes français ont suspendu tous leurs objectifs financiers pour cette année et certaines entreprises, à l'image de LVMH et du fabricant de sous-vêtements Eminence, se mettent en mode 'économie de guerre' en réorientant leur production vers des biens indispensables aux services de santé comme les masques de protection ou les gels hydroalcooliques.

Le gouvernement a déployé un plan massif pour soutenir les entreprises , via un élargissement du chômage partiel, des report de charges ou encore un fonds de solidarité pour les petites entreprises et les indépendants. Mais l'inquiétude persiste: la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a par exemple dénoncé des rejets croissants par l'administration de demandes de chômage partiel, une accusation toutefois réfutée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

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