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Compromis fragile dans l'UE vers un budget de la zone euro
AFP14/06/2019 à 13:31

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à son arrivée à une réunion de l'Eurogroupe au Luxembourg, le 13 juin 2019 ( AFP / JOHN THYS )

Les ministres européens des Finances se sont entendus vendredi sur les grandes lignes d'un budget de la zone euro, un projet phare du président français Emmanuel Macron, mais ont remis à plus tard la question plus épineuse de son financement.

"Il y a encore du travail à faire" sur ce point, a reconnu le Portugais Mario Centeno, président de l'Eurogroupe, l'instance qui réunit les ministres.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a cependant estimé que le compromis, arraché après une douzaine d'heures de discussion à Luxembourg, était le "meilleur" possible.

"Certains ministres étaient au départ opposés au mot même de +budget de la zone euro+", a-t-il rappelé, en référence notamment aux Pays-Bas, qui ont poussé pour que cet embryon de budget porte officiellement le nom d'"instrument budgétaire pour la compétitivité et la convergence".

"Nous avons ouvert une porte. Voyons ce qui va se passer", a poursuivi le Français. 

L'idée d'un budget de la zone euro divise depuis deux ans les pays du Sud, partisans d'une plus grande solidarité, et ceux du Nord, les Pays-Bas en tête, adeptes de la rigueur budgétaire.

Cet instrument, qui pourrait être effectif en 2021, aura pour objectif d'encourager des réformes structurelles pour accroître la compétitivité dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique. Il devrait aussi permettre de financer des projets d'investissement publics.

Si les pays ne tiennent pas leurs engagements, sous le contrôle de la Commission européenne, ils devront rembourser les fonds alloués.

Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, le 12 juin 2019 à Bruxelles ( AFP / JOHN THYS )

Il ne comprend en revanche aucune fonction de "stabilisation" (prônée par Bruxelles et Paris), qui permettrait d'aider un pays spécifiquement touché par un choc économique, comme par exemple l'Irlande en cas de Brexit sans accord. 

Cet instrument sera incorporé dans le budget de l'UE (donc des 27 pays de l'Union, le Royaume-Uni excepté en raison de son départ). Par conséquent, la discussion sur son montant ne se fera que plus tard dans l'année, lors des négociations sur le futur cadre du budget pluriannuel de l'UE de 2021 à 2027.

- "Mission impossible" -

Son montant devrait être bien moindre que celui souhaité par Macron, qui envisageait plusieurs centaines de milliards d'euros. Deux sources européennes avaient évoqué une enveloppe de 17 milliards d'euros répartis sur sept ans entre les 19 pays.

En ce qui concerne les modalités de son financement, tout reste à faire. Paris continue de penser qu'il faut à la fois des ressources européennes et des contributions nationales, afin que le budget puisse croître dans le temps et disposer de sa propre source de financement. Mais pour l'instant, pas de consensus.

"Vous verrez que sur cette mission impossible, nous irons jusqu'au bout. Je n'ai pas d'inquiétude", a promis le ministre français Bruno Le Maire, fervent défenseur de cette initiative, qui qualifie l'accord de la nuit de "mini-révolution".

"En un an, le scénario a changé: personne ne s'attendait à ce qu'on arrive là où nous en sommes aujourd'hui", s'est félicité son homologue allemand Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse à ses côtés.

Une option est d'alimenter ce budget par de nouvelles taxes. Paris et Berlin proposent d'établir une taxe sur les transactions financières (TTF) au niveau européen --un projet en souffrance depuis plusieurs années-- pour l'approvisionner.

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi (à gauche) et le ministre italien de l'Economie et des Finances Giovanni Tria pendant une réunion de l'eurogroupe à Luxembourg, le 13 juin 2019 ( AFP / JOHN THYS )

Le ministre néerlandais Wopke Hoekstra a salué sur Twitter les "fructueuses discussions" de la nuit au Luxembourg et notamment les "excellents progrès" sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), un autre enjeu des échanges entres les ministres.

Le traité sur le MES, créé en 2012 en pleine crise de la dette et destiné à venir en aide aux pays en difficulté, sera modifié, en particulier pour qu'il devienne une sorte de prêteur en dernier ressort pour les banques en grande difficulté, à hauteur de "60 milliards d'euros".

Les Européens doivent maintenant avancer sur l'Union bancaire, actuellement dans l'impasse.

L'accord ministériel sera présenté la semaine prochaine lors d'un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.

clp-zap/alm

9 commentaires

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  • lechypre
    14 juin14:02

    encore des plans sur la comète mdr

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