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Compagnie des Alpes : pertes creusées par la crise sanitaire
information fournie par AOF07/12/2021 à 08:48

(AOF) - La Compagnie des Alpes a publié au titre de son exercice 2020/2021 clos fin septembre une perte nette de 121,7 millions d'euros, contre une perte de 104,3 millions un an plus tôt. Grâce à la bonne performance de l'activité enregistrée au cours du quatrième trimestre, à la bonne maîtrise des charges opérationnelles ainsi qu'aux aides et indemnités reçues, l'Excédent Brut Opérationnel (EBO) du groupe s'élève à 70,6 millions, en baisse de 24,7%. A périmètre comparable, la baisse est encore plus limitée, puisqu'elle atteint 18,3%.

Tout au long de l'exercice, le groupe a maintenu ses efforts pour limiter l'impact de la crise sanitaire en réduisant ses coûts de structure et de fonctionnement.

L'EBO des Domaines skiables reste positif sur l'exercice grâce notamment à la compensation partielle des coûts fixes pour les sociétés de remontées mécaniques. Il s'établit ainsi à 74,7 millions, contre 123,3 millions pour l'exercice 2019/2020. Il a aussi bénéficié de mesures de chômage partiel et équivalents pour un montant de 13,5 millions.

L'EBO des Parcs de loisirs s'élève à 27,5 millions contre 1,2 million lors de l'exercice précédent. Il a été porté par le dynamisme de l'activité au cours du quatrième trimestre. Les Parcs de loisirs ont aussi perçu des aides et indemnisations, en France et à l'étranger, pour 20,1 millions d'euros, et bénéficié de mesures de chômage partiel et équivalents pour un montant de 7,5 millions.

L'EBO des Holdings et Supports reste quasiment stable en dépit du contexte de crise et s'élève à -31,6 millions. La baisse de l'EBO de Travelfactory et des activités immobilières, liée à la saison blanche dans les domaines skiables, est partiellement compensée par les aides qui ont été perçues au niveau des holdings.

Le chiffre d'affaires s'établit à 240,6 millions contre 615,6 millions pour l'exercice 2019/2020 qui, pour rappel, n'avait été affecté par la crise sanitaire qu'à partir de mi-mars 2020.

La Compagnie des Alpes anticipe, pour son exercice 2021/2022, une activité encore impactée par les conséquences de la crise sanitaire ainsi qu'une hausse de certaines charges d'exploitation.

A condition que la situation sanitaire ne se dégrade pas à nouveau, le groupe envisage ensuite un retour de son chiffre d'affaires et de son EBO à leurs niveaux d'avant crise à partir de 2022/2023, puis une reprise de la trajectoire de croissance de son chiffre d'affaires et de son taux de marge d'EBO lors des exercices suivants.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Hôtellerie & Loisirs : de nouvelles attentes des voyageurs

Le secteur a subi une chute de 74% des arrivées de touristes dans le monde en 2020 d’après l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). A 500 millions, ces arrivées sont tombées à leur niveau du début des années 1990.

Au niveau mondial le secteur a perdu 1.300 milliards de dollars l’an passé suite à la pandémie de Covid-19. Un retour à la normale est prévu pour 2023, notamment sous l’effet de la vaccination, avec une évolution des exigences.

Poursuite de la croissance pour les grands hôteliers mondiaux

En 2020, le parc hôtelier des grands opérateurs a progressé d’après le cabinet MKG, à l'exception de celui de l’indien Oyo et de l’américain Wyndham. La contraction de 54,3% de son parc fait passer Oyo du deuxième au neuvième rang, du fait de son repli en Chine (-75 %). En revanche les trois grands groupes chinois (Jin Jiang, Huazhu, et BTH), qui figurent dans les dix premiers opérateurs mondiaux, ont poursuivi leur expansion. Leur marché domestique, en phase de reprise dès 2020, affiche des besoins considérables.

Jin Jiang, qui détient notamment le français Louvre Hotels Group, a repris sa place de numéro deux mondial. Quant au leader mondial, l’américain Marriott International, la croissance de son parc a dépassé 3 %, de même que pour Accor, et elle a quasiment atteint 5% pour Hilton.

Cette expansion s’explique par le modèle économique des grands opérateurs et par l'appétit des investisseurs, confiants dans les perspectives à moyen et long terme du secteur.

Emergence d’un nouveau tourisme

Le tourisme de proximité, qui a le moins pâti de la crise sanitaire, devrait en sortir renforcé. A contrario les voyage d'affaires devraient demeurer pénalisés  à court-terme pour des raisons sanitaires et du fait des réductions de coûts des entreprises autorisées par de nouveaux outils (Teams, Zoom…).

Les attentes des voyageurs ont évolué. Ils sont plus sensibles à la flexibilité (possibilités d’annulation, dates de départ modulables,…). Plusieurs  tour-opérateurs estiment que les prix devraient croître pour prendre en compte l e s coûts écologiques et un rééquilibrage des salaires. Ils pensent que les opérateurs offrant une expérience différentiante devraient être les grands gagnants de cette crise.

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1 commentaire

  • 16 décembre11:26

    Incontournable pour une reprise forte / les stations sont pleines


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