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« Comment réformer l'Etat ? L'exemple de la santé ? » par Philippe Aghion du Cercle des économistes

Boursorama22/04/2014 à 13:20

 

Ramener les dépenses en médicaments au niveau du Japon ou de la Suède permettrait à la France d'économiser entre 10 et 15 milliards d'euros.

Pour respecter ses engagements de retour à l'équilibre budgétaire, le gouvernement mise, notamment, sur les économies et la rationalisation des comptes publics. L'assurance maladie est mise à contribution. Selon Philippe Aghion, différentes pistes existent, sans remettre en cause le modèle à la française.

Dans notre ouvrage intitulé « Changer de Modèle »[1], nous soulignons que la France doit réduire son déficit public, pas seulement pour plaire à Bruxelles, mais parce que cela permet à l'Etat de mieux jouer son rôle de catalyseur d'innovation et de croissance. Tout d'abord, cela permet à l'Etat de concentrer ses ressources sur les domaines porteurs de croissance tout en limitant la pression fiscale de manière à ne pas décourager l'innovation. En outre, une réduction des déficits permet plus facilement à l'Etat de mener des politiques budgétaires « contracycliques », c'est à dire où il maintient l'aide à la consommation et à l'investissement le long du cycle économique.

Il y a deux méthodes pour réduire la dépense publique : la méthode frustre, celle des « coups de rabot » ou des gels de prestations. Et il y a la méthode intelligente qui consiste à remettre à plat les missions publiques afin de fixer des priorités claires, et des échéanciers. C'est la méthode suivie avec succès par le Canada, la Suède, et les Pays Bas. Un domaine particulièrement illustratif est celui de l'assurance-maladie.

La France a un système de santé coûteux parmi les pays de l'OCDE. Ainsi elle dépense deux points de PIB de plus que la Suède, l'Islande, l'Australie et l'Italie, qui ont une espérance de vie supérieure ou égale. Il y a donc clairement des gains d'efficacité économique à réaliser dans ce secteur. Plutôt que la méthode du rabot, c'est-à-dire de la baisse des taux de remboursements de nombreux actes et médicaments, nous proposons au contraire une mise à plat des dépenses de santé.

D'abord augmenter l'efficacité des dépenses hospitalières. Diverses solutions sont, notamment le développement de la médecine ambulatoire, l'hospitalisation à domicile, et la réforme du transport hospitalier. Les durées moyennes de séjour hospitalier sont encore trop longues en France (de 36% supérieures à la moyenne OCDE). Ensuite s'appuyer sur un rôle accru des Agences Régionales de Santé (ARS) pour favoriser la mise en concurrence des prestataires de soin. Parvenir au même degré de décentralisation que la Suède permettrait de réaliser ainsi 15 milliards d'euros d'économies.

Enfin réduire la dépense en médicaments. Ramener ces dépenses au niveau de la Suède ou du Japon permettrait d'économiser entre 10 et 15 milliards d'euros d'économies. Comment faire ? Tout d'abord, réguler les prescriptions de médicaments par les médecins privés. Ensuite, augmenter la part des génériques et en faire baisser le prix. Enfin revoir le processus d'Autorisation de Mise sur le Marché, lequel est excessivement long et peu transparent (avec l'exemple du Médiator). C'est cette approche véritablement structurelle de la réforme de l'Etat qui permettra a la France d'enrayer son déclin et d'assurer une croissance durable à ses citoyens.

Philippe Aghion

Philippe Aghion est Professeur d'Economie à l'Université d'Harvard et à l'Université de Stockholm. Il est également professeur associé à l'Académie américaine des Arts et des Sciences et à la Société d'Econométrie. Diplômé entre autres d'économie à Harvard où il obtient un Doctorat, il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages. Son dernier livre « Changer de modèle »  vient de paraitre aux éditions Odile Jacob co-écrit avec Gilbert Cette et Elie Cohen.

Ses Principaux domaines d'expertise : l'innovation ; la croissance ; les institutions.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.


[1] Changer de Modèle, par P. Aghion, G. Cette, et E. Cohen (éd. Odile Jacob).

38 commentaires

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  • surfer1
    23 avril17:40

    @mazella, là tout à fait d'accord. Le système actuel qui ne fixe aucune limite pousse à la gabegie et il permet à de nombreuses corporations de s'enrichir indûment sur le dos des salariés. Quand on sera devenu un pays pauvre avec la moitié de la population au chômage, ça nous fera une belle jambe d'avoir la boite d'aspirine gratuite ! C'est pourtant le chemin que l'on prend...

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  • mazella1
    23 avril17:30

    pour supprimer le clientélisme = salariat par la secu des toubibs ou surtout ce qui coute cher= les arrêts de travail = les faire par amelie.fr en fixant par la secu et d autorité le nombre de jours d arrêt selon la maladie et s il en faut plus le faire faire par le médecin conseil! et pour les analyses et examens complémentaires fixer un quota annuel et par malade ou selon la pathologie! mais tt ceci n est pas électoraliste!!!!

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  • surfer1
    23 avril17:30

    @mazella, avec cete logique il faudrait ré-équiper l'armée française en arcs et flèches sous prétexte que la non utilisation de ces armes a mis au chômage toute la filière d'archerie traditionnelle...

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  • surfer1
    23 avril17:25

    @jufabre. Il se trouve que je suis relativement âgé et malade également. Je n'ai pas de mutuelle car je considère ce système déresponsabilisant totalement déraisonnable. Cela ne m'empêche pas de constater que le secteur est inféodé à une logique commerciale très marquée qui nous envoie dans le mur. A qui profite-t-il en fait ? à quelques-uns seulement . La majorité le paye très cher en fait (cotisations multiples, chômage). Et SURTOUT ne confondons pas "santé" et "accès au système de santé".

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  • mazella1
    23 avril17:24

    génériques =fausse économie car 14500visiteurs médicaux au chômage : perte en ursaff et dépenses de l ASSEDIC ! perte ds la recherche car perte d argent pour les labos! gains pour les génériqueurs qui sont étrangers!(theva)grâce aux lobbies a l EUROPE!!!!!il aurait été plus facile d ordonner aux labos une baisse de 30a 40% des prix une fois le medoc tombé ds le domaine publique car c 'est l état qui fixe le prix du médicament!il faut aussi supprimer le clientélisme chez les toubibs

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