1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Colère en Bolivie en plein dépouillement du scrutin présidentiel
Reuters23/10/2019 à 06:31

 (Actualisé avec précisions)
    LA PAZ, 23 octobre (Reuters) - Des milliers de Boliviens ont
exprimé leur colère dans les rues de la capitale La Paz mardi à
l'égard de ce qu'ils considèrent comme une tentative du
président sortant Evo Morales de truquer les résultats de
l'élection présidentielle de dimanche, alors que la commission
électorale dépouillait les derniers bulletins.
    Selon les résultats provisoires après 96% des bulletins
dépouillés, Evo Morales disposait d'une avance de 9,36 points de
pourcentage sur son principal rival, Carlos Mesa, soit un écart
insuffisant pour être élu dès le premier tour de scrutin.
    Mesa et ses partisans ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient
pas une victoire de Morales dès le premier tour, la légitimité
du scrutin ayant été entachée après que le Tribunal électoral
suprême (TSE) a interrompu de manière inattendue les projections
sur son site quand un second tour entre Morales et Mesa se
profilait après 84% des bulletins dépouillés.
    Lorsque le TSE a repris le décompte préliminaire lundi,
Morales était donné en tête avec une marge supérieure au seuil
des 10 points de pourcentage nécessaires pour être élu au
premier tour, engendrant des incidents dans plusieurs bureaux
électoraux.
    Le vice-président du TSE, Antonio Costas, a démissionné en
guise de protestation, déclarant que l'interruption dans la
publication des résultats avait discrédité "l'ensemble du
processus électoral, provoquant une convulsion sociale inutile".
    Des heurts entre électeurs et forces de l'ordre ont éclaté
lundi en différents points du pays lorsque des bureaux de vote
et des urnes ont été incendiés. Les affrontements se sont
poursuivis dans la nuit de lundi à mardi.
    Scandant "Nous n'avons pas peur" et des insultes à
l'encontre de Morales, qui est au pouvoir depuis 2006, des
contestataires sont descendus mardi dans les rues de La Paz et
ont marché jusqu'au bâtiment dans lequel le TSE procédait au
décompte des bulletins.
    Il s'agit de l'une des manifestations les plus importantes
en Bolivie depuis des décennies, a constaté un journaliste de
Reuters, estimant le nombre de manifestants à au moins 100.000.
    Affichant une volonté d'apaisement, le gouvernement a invité
l'Organisation des Etats américains (OAS) à procéder à un audit
du vote. "Quel que soit le résultat, le gouvernement
l'acceptera", a déclaré le ministre des Affaires étrangères,
Diego Pary, lors d'une conférence de presse.
    Un candidat à la présidentielle doit obtenir au moins 50%
des suffrages, ou 40% des voix et une avance de dix points de
pourcentage, pour être élu dès le premier tour.

 (Daniel Ramos et Monica Machicao, avec Mitra Taj; Jean Terzian
pour le service français)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer