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Climat-Villeroy appelle les banques centrales à la mobilisation
Reuters12/06/2019 à 20:23

    * La gestion du risque climatique relève pleinement du
mandat des
banques centrales 
    * Réserves sur l'idée du "green QE", en vogue aux Etats-Unis
    * Prendre en compte le risque climatique dans l'évaluation
du
collatéral

    PARIS, 12 juin (Reuters) - La contribution des banques
centrales à la lutte contre le changement climatique ne doit pas
seulement relever de la maîtrise des risques inhérents pour le
secteur financier mais aussi passer par la politique monétaire,
a estimé mercredi le gouverneur de la Banque de France (BdF),
François Villeroy de Galhau. 
    Même si les politiques publiques mises en oeuvre, ainsi que
l'adaptation du secteur privé, sont cruciales dans la lutte
contre le changement climatique, les banques centrales doivent
également y contribuer, a-t-il déclaré lors d'une conférence de
présentation d'un numéro thématique de la Revue de stabilité
financière de la BdF intitulé "Verdir le système financier: la
nouvelle frontière".     
    La gestion du risque climatique constitue "un impératif au
regard (des) deux missions (des banques centrales), la stabilité
financière - c'est-à-dire la  maîtrise des risques par le
système financier, notamment les banques et les assurances -
mais aussi la stabilité des prix et la politique monétaire", a
dit François Villeroy de Galhau, membre du conseil des
gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).
    "Nous devons et nous pouvons agir à partir de nos
instruments traditionnels de politique monétaire, dans une
vision (...) intégratrice, c'est-à-dire qui soit à la fois
globale et ambitieuse", a-t-il estimé. 
    D'autant que, selon lui, les banques centrales disposent
déjà des instruments pour agir face au choc "lointain" et
"progressif" que représente le changement climatique, quand bien
même ce choc de nature stagflationniste (combinant augmentation
des prix et ralentissement de l'activité) d'une ampleur
probablement inédite représente "un des chocs les plus
importants et les plus difficiles à traiter pour les banques
centrales que nous sommes".  
    
    LES LIMITES DU "GREEN QE"
    François Villeroy de Galhau se montre assez réservé sur un
"green QE" (green quantitative easing, assouplissement
quantitatif 'vert'), qui suscite un intérêt croissant aux
Etats-Unis et consiste pour les banques centrales à privilégier
les actifs "verts" dans leurs programmes de rachats de titres.
    Une intervention massive sur le marché "prometteur mais
encore fragile" des "green bonds" (obligations vertes) pourrait
par exemple présenter des risques de distorsions "massives et
contre-productives", juge-t-il.
    A la "vision sectorielle et partielle" du "green QE",
séduisante a priori, le gouverneur de la BdF oppose une
intégration plus profonde du changement climatique dans le cadre
de la politique monétaire via deux outils opérationnels plus
puissants, qu'il faut selon lui "mettre en avant de façon
systématique".
    Il s'agit d'une part d'améliorer l'anticipation des effets
des risques climatiques dans les modèles de prévisions
économiques sur lesquels s'appuient les banques centrales pour
définir les orientations de leur politique monétaire.
    Mais aussi et surtout "d'intégrer dès à présent le risque
climatique dans la valeur des actifs que nous prenons en
garantie" comme collatéral pour les liquidités que les banques
centrales fournissent aux banques et à l'économie.
    "Nous devons aller au-delà (du) risque de crédit classique
pour intégrer les risques liés au climat, qui sont à plus long
terme et qui supposent (...) une catégorisation entre les
'actifs verts' et les 'actifs bruns'", a estimé le gouverneur. 
    Ce travail de classification des actifs selon qu'ils
contribuent à la transition vers une économie moins carbonée ou
qu'ils sont plus exposés aux risques liés au climat et à
l'environnement, permettra ainsi d'intégrer "en
profondeur" la question climatique dans la politique monétaire,
souligne François Villeroy de Galhau dans sa contribution à la
revue. 
    
    La revue de la stabilité financière de juin 2019, "Verdir le
système financier: la nouvelle frontière": 
    https://bit.ly/2XHf9J4
    

 (Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey)
 

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