1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Cinquième jour de raids sur la Ghouta, l'Onu réclame une trêve

Reuters22/02/2018 à 15:06
    * Au moins 368 morts en cinq jours, dont 150 enfants 
    * "Nous serons jugés par l'Histoire", dit l'émissaire de 
l'Onu 
    * La Russie prête à étudier une trêve, sauf pour les 
islamistes 
    *  
 
    par Suleiman Al-Khalidi 
    AMMAN, 22 février (Reuters) - Des avions de combat ont 
bombardé jeudi l'enclave rebelle de la Ghouta orientale pour le 
cinquième jour consécutif, l'un des assauts aériens les plus 
violents en sept ans de guerre civile. 
    Au moins 368 personnes ont été tuées, dont 150 enfants, dans 
ce secteur rural situé à la périphérie de Damas depuis dimanche 
soir, selon le décompte établi par l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH). 
    Plus de 1.850 personnes ont également été blessées dans les 
frappes menées par les forces syriennes et ses alliés. Les 
avions ont ciblé des quartiers résidentiels ainsi que, selon les 
organisations caritatives, une douzaine d'hôpitaux qui sont 
désormais dans l'incapacité de soigner les blessés.  
    "Il faut éviter un massacre, parce que nous serons jugés par 
l'Histoire", a déclaré l'envoyé spécial des Nations unies pour 
la Syrie Staffan de Mistura, en demandant au Conseil de sécurité 
de voter une résolution sur un arrêt des hostilités. 
    La Russie, principale alliée de Damas, s'est déclarée prête 
à soutenir une trêve de trente jours, mais en excluant les 
groupes armés islamistes qu'il dit prendre pour cible dans la 
Ghouta orientale.  
    La région, qui abrite quelque 400.000 habitants, est l'une 
des "zones de désescalade" définies par la Russie, l'Iran et la 
Turquie pour favoriser des trêves localisées en Syrie, mais les 
combats n'y ont jamais cessé.  
    Les rebelles de la Ghouta déclarent que la présence dans le 
secteur d'un petit groupe de combattants de l'ex-Front al Nosra, 
ancienne branche syrienne d'Al Qaïda, sert constamment de 
prétexte à Damas et Moscou pour assiéger et bombarder l'enclave. 
    Les habitants de Douma, la plus grande ville de la Ghouta 
orientale, décrivent les colonnes de fumée noire qui s'élèvent 
des quartiers résidentiels après le largage de bombes à haute 
altitude. Les secouristes s'activent dans toutes les communes 
touchées pour trouver des corps sous les décombres.  
     
    "GUERRE ABSOLUE CONTRE LES TERRORISTES" 
    Moscou et Damas affirment que leur campagne de bombardements 
est nécessaire pour éliminer les rebelles qui tirent des obus de 
mortier sur la capitale.  
    "Ceux qui soutiennent les terroristes sont responsables" de 
la situation dans la Ghouta orientale, a déclaré jeudi le 
porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors d'une conférence 
téléphonique avec des journalistes.   
    "La Russie, la Syrie et l'Iran n'appartiennent pas à cette 
catégorie d'Etats, car ils mènent une guerre absolue contre les 
terroristes en Syrie", a ajouté le porte-parole du Kremlin. 
    A Genève, Staffan de Mistura a reconnu que l'hypothèse d'un 
cessez-le-feu dans la Ghouta était très incertaine.  
    "Je l'espère. Mais ce sera difficile. C'est extrêmement 
urgent", a-t-il déclaré à Reuters à son arrivée à l'antenne des 
Nations unies.  
    Dans un communiqué, la Maison blanche a indiqué que 
Washington soutenait l'appel de l'Onu à une trêve afin 
d'acheminer de l'aide et d'évacuer les blessés ou les malades.  
    "Les Etats-Unis appellent également la Russie et ses 
partenaires à respecter leurs obligations concernant les zones 
de désescalade, en particulier dans la Ghouta orientale", a dit 
la présidence américaine.  
     
    MERKEL DÉNONCE UN MASSACRE 
    A Berlin, Angela Merkel a dénoncé un "massacre". "Les 
événements effroyables auxquels nous assistons actuellement en 
Syrie, un régime qui combat non les terroristes mais son propre 
peuple, tuant des enfants, détruisant des hôpitaux, constituent 
un massacre que nous devons condamner", a dit la chancelière 
allemande.  
    Selon les secouristes et les habitants de la Ghouta, des 
hélicoptères de l'armée syrienne larguent des barils d'explosif 
- des barils de pétrole remplis d'explosifs et de shrapnel - sur 
les places de marché ou les centres médicaux. Moscou et Damas 
démentent utiliser ce type d'armement et viser des civils.  
    Les habitants et l'opposition accusent le gouvernement 
syrien et ses alliés de pratiquer délibérément une politique de 
la terre brûlée afin de forcer les rebelles à la capitulation, 
d'autant que la Ghouta orientale est la dernière zone tenue par 
la rébellion près de Damas.  
    "Ils veulent briser notre volonté et transformer la Ghouta 
en un autre Alep, mais ils rêvent", affirme Youssef Doughmi, qui 
habite la ville dévastée d'Arbin.  
    "L'idée des Russes, c'est la soumission complète au régime 
autoritaire de (Bachar al) Assad. Ils n'ont pas besoin d'excuses 
pour attaquer la Ghouta", déclare Wael Alouane, porte-parole du 
groupe insurgé Failak al Rahman, considéré comme terroriste par 
le régime de Damas. 
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par 
Arthur Connan) 
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer