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Chypre, Russie, Allemagne : partie de poker menteur à Nicosie

Obliginvest20/03/2013 à 17:06

La situation à Chypre est très changeante et les négociations battent leur plein. Il est donc difficile de faire un instantanné de la situation. Comme prévu, mardi 19 mars, le parlement a voté contre le plan qui prévoyait une taxation de tous les comptes bancaires du pays. Toutefois, les marchés n'ont pas paniqués. Ils ont été rassurés par les commentaires de la BCE prenant acte de cette décision et affirmant que les banques du pays continueront à être pourvu en liquidités via son programme ELA. D'une manière ou d'une autre, il semblerait que la Russie soit très active pour trouver une solution qui lui convienne. En effet, sur les 70 Md EUR d'euros de dépôts bancaires du pays qui allaient être taxés, 20 Md EUR viennent de Russie... sans doute des oligarques. D'où l'empressement du Kremlin de proposer son aide. D'après le Wall Street Journal, le ministre des finances Chypriote, dont le premier ministre Anastasiades a refusé la démission, s'est rendu en Russie mardi soir pour négocier une participation russe au plan de sauvetage du pays. C'est que de leur côté, les européens, surtout l'Allemagne, ne bouge pas d'un iota sur leur volonté de voir Chypre participer au moins à hauteur de 5,8 Md EUR à son propre sauvetage...

Pour le moment, ces événements influencent surtout les marchés obligataires et peu les marchés actions qui sont en hausse cette après midi. Les taux allemands ont baissé assez violemment tandis que les taux italiens et espagnols se tendaient légèrement.

Toute la question actuellement est de savoir si une situation européenne sera trouvée ou si la Russie et pourquoi pas le FMI vont profiter de la situation pour proposer leur aide en échange de concessions chypriotes...

Ceci peut expliquer le "bluff" du ministre des finances qui a dit qu'il resterait à Moscou tant qu'il n'aurait pas trouvé une solution... On parle d'une aide Russe en échange de prise de participation dans certaines banques du pays ou de la compagnie de gaz naturel chypriote... Une manière de mettre la pression sur l'Union Européenne qui pourrait ne pas avoir envie de voir la Russie profiter de la situation.

Quoi qu'il en soit, les investisseurs semblent croire qu'une solution, d'une manière ou d'une autre, sera trouvée. Soit l'Union Européenne infléchira sa position, soit la Russie jouera les sauveurs... avec des contreparties... Les banques, quant à elles, pourront rester fermées jusqu'à ce que les négociations débouchent sur une solution. Le programme de soutien des banques de la BCE, ELA, apportera des liquidités aux banques en cas de retraits massifs de la part des épargnants quand elles réouvriront. Les investisseurs ont tout cela en tête et il n'y a pas de panique, que ce soit sur les actions ou les obligations.

Ces considérations partent du principe que l'Union Européenne et l'Allemagne ne souhaitent pas voir Chypre quitter la Zone Euro... Or d'autres voix s'élèvent pour affirmer que cette fois c'est différent (qu'avec la Grèce ou l'Irlande) et que certains pays du Nord de l'Europe, dont l'Allemagne, ne se soucient pas de savoir si Nicosie fera ou non défaut sur sa dette. Même si le sort de Chypre n'est pas scellé, et Obliginvest.com continue à penser qu'une solution sera trouvée (soit par l'Europe, soit par la Russie), cette crise pourrait donc révéler de profondes divergences de vue sur l'avenir de l'Europe entre les Etats.

En attendant, une partie de poker menteur semblent s'être engagée entre Chypre, la Russie et l'Europe...

La situation actuelle à Chypre

  • La taxe sur les dépots bancaires semble désormais inévitable... L'Europe ne peut plus y échapper sans perdre la face. Par ailleurs il n'y a pas d'autres solutions : un "hair-cut" sur les obligations souveraines comme en Grèce ne rapporterait pas suffisamment et l'Union Européenne avait promis que la Grèce resterait un cas unique à cet égard
  • La Russie cherche donc à minimiser cette taxe, et négocie avec Chypre qui ne veut pas voir tous les capitaux russes quitter l'île...
  • La taxe pourrait ne pas concerner les dépots inférieurs à 100 K EUR, ce qui serait cohérent pour l'Union Européenne qui a toujours voulu protéger les déposants jusqu'à cette somme
  • Si la Russie devait financer la cotisation de Chypre au club de la Zone Euro elle pourrait en profiter pour prendre des participations dans les ressources gazières du pays. Chypre de son côté utilise cet argument pour mettre la pression sur l'Europe. Les européens qui dépendent déjà beaucoup du gaz russe pourraient en effet être réticents à voir la Russie mettre le pied dans la porte de Nicosie...
  • Si la taxe rapporte moins que prévu, il faudra trouver d'autres sources de financements : soit la russie, soit des solutions internes. Comme par exemple la nationalisation des fonds de pension, ou l'idée du FMI de faire fusionner les 2 plus importants établissements bancaires afin de réduire le montant de leur recapitalisation ou encore une hypothèque sur les biens immobiliers de l'Eglise orthodoxe, principal propriétaire terrien de l?île, qui a déclaré que son patrimoine est à disposition de l?Etat si cela peut aider à renflouer l?île

Conclusion

La solution n'est pas simple et les choses vont sans doute trainer un peu. Nicosie va finir par faire une contre proposition et l'Eurogroupe devra se réunir à nouveau pour en discuter. Nous pensons que Moscou a certains intérêts à aider Chypre (le premier étant de faire baisser la facture de la taxe sur les dépôts). Sans cette aide, et si le gouvernement réitère son refus de voter la taxe, Chypre risque le défaut. La question est donc de savoir si l'Europe est inquiète ou non à ce sujet... Le ministre allemand des finances, M. Schauble a dit qu'il regrettait le rejet du plan et a déclaré que la « situation est grave ». Il a par ailleurs souligné que cela ne doit pas conduire à ce que l?Europe prenne une décision qui n?aurait aucun sens. Il maintient donc la position allemande : « il faut que ceux qui ont placé leur argent dans les banques fournissent une contribution appropriée »... Et c?est a Chypre de décider la forme de cette contribution... Bref, la position de l'Allemagne sur un défaut chypriote ne nous semble pas très claire... Nous avons davantage l'impression que tout le monde bluff un peu dans cette histoire.

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