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CHRONOLOGIE des affaires Benalla
Reuters20/02/2019 à 17:15

    PARIS, 20 février (Reuters) - La commission des lois du
Sénat a publié mercredi son rapport d'enquête sur les affaires
Alexandre Benalla, du nom d'un ancien chargé de mission de
l'Elysée initialement soupçonné d'avoir commis des violences en
marge des manifestations du 1er-Mai.
    Au fil des avancées des enquêtes et des révélations dans la
presse, ce dossier a pris des proportions inattendues au départ,
au point de placer désormais les plus proches collaborateurs
d'Emmanuel Macron sous le menace d'une enquête.
    Voici le récapitulatif des événements : 
    
    PREMIER ÉPISODE : LES ÉVÉNEMENTS DU 1ER-MAI
    Tout a commencé par un article publié LE 18 JUILLET 2018,
peu après 20h00, sur le site du Monde : le quotidien affirme
avoir identifié un collaborateur du chef de l'Etat sur une vidéo
montrant un homme, coiffé d'un casque de police, en train de
malmener des manifestants en marge des cortèges du 1er-Mai.
    L'Elysée assure que l'homme de la vidéo, Alexandre Benalla,
a écopé d'une suspension de 15 jours mais rien n'y fait : la
controverse éclate et prend très vite des dimensions à la fois
politiques, médiatiques et judiciaires.
    Sur les images, apparaît aussi un autre homme, Vincent
Crase, alors chargé de la sécurité de La République en marche
(LaRem), qui s'impose progressivement comme un personnage
secondaire mais essentiel de l'intrigue en train de se nouer.
    Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire LE 19
JUILLET, Alexandre Benalla est placé en garde à vue le
lendemain, puis mis en examen LE 22 JUILLET, en même temps que
quatre autres protagonistes du dossier.
    Dans le sillage du Monde, la presse multiplie les
révélations sur le passé et les activités de cet homme
jusqu'alors inconnu du grand public, dont on apprend qu'il
détient un permis de port d'arme, bénéficie d'un logement de
fonction dans les dépendances de l'Elysée et continue à exercer
au plus près d'Emmanuel Macron.
    A court de munitions depuis le début du quinquennat,
l'opposition s'empare aussi de l'affaire et obtient la création
d'enquêtes parlementaires au Parlement, où défilent les plus
hauts personnages de l'Elysée et de la police, de même que le
ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, puis Alexandre Benalla
lui-même, lors d'auditions retransmises sur les chaînes d'info.
    Discret pendant près d'une semaine, Emmanuel Macron sort de
son silence LE 24 JUILLET pour se présenter, devant des députés
de LaRem réunis à huis clos, comme "le seul responsable de cette
affaire" car c'est lui, dit-il, qui a donné sa confiance à
Alexandre Benalla.
    Droite et gauche déposent des motions de censure, rejetées
LE 31 JUILLET.
    
    DEUXIÈME ÉPISODE : LES PASSEPORTS DIPLOMATIQUES
    FIN DÉCEMBRE, Le Monde et Mediapart publient de nouveaux
éléments qui relancent l'affaire et lui donnent un tour nouveau.
    Le quotidien révèle qu'Alexandre Bella s'est rendu au début
du mois de décembre au Tchad - trois semaines avant une visite
officielle d'Emmanuel Macron - apparemment pour les besoins de
ses nouvelles activités dans les affaires internationales.
    Selon le site Mediapart, l'ex-chargé de mission s'est servi
de l'un de ses passeports diplomatiques, encore valides, pour
faire ce voyage et se rendre dans d'autres pays d'Afrique et en
Israël.      
    Saisi par le Quai d'Orsay, le parquet de Paris ouvre LE 29
DÉCEMBRE une enquête préliminaire, cette fois pour "abus de
confiance" et "usage sans droit d'un document justificatif d'une
qualité professionnelle", entre autres.  
    Les révélations sur les passeports relancent la machine :
nouvelle mise en examen d'Alexandre Benalla LE 18 JANVIER 2019,
nouvelle série d'auditions, dont celle d'Alexandre Benalla en
personne LE 21 JANVIER.  
    A cette occasion, l'ex-homme de confiance d'Emmanuel Macron
déclare que ses documents de voyage lui ont été restitués début
octobre, soit bien après son licenciement. Pour le reste,
l'audition vire au dialogue de sourds, Alexandre Benalla
refusant de répondre à la plupart des questions.    
    
    TROISIÈME ÉPISODE : LES CONTRATS RUSSES ET LA DÉTENTION
    LE 31 JANVIER 2019, Mediapart publie des enregistrements
clandestins de conversations datant du 26 juillet 2018 entre
Alexandre Benalla et Vincent Crase, qui avaient pourtant
interdiction d'entrer en contact selon les clauses de leur
contrôle judiciaire.
    Le site d'investigation s'intéresse alors à l'existence d'un
contrat de sécurité entre un homme d'affaires russe, Iskander
Makhmudov, et Mars, une société détenue par Vincent Crase.
    Au moment de la signature de ce contrat, Vincent Crase
travaillait encore pour le parti présidentiel et Alexandre
Benalla au service de l'Elysée, écrit Mediapart.
    De nouveaux éléments publiés LE 11 FÉVRIER, à nouveau par
Mediapart, laissent penser qu'Alexandre Benalla a joué un rôle
dans les négociations et la conclusion de ces contrats, passés
en réalité avec deux oligarques.  
    Ces contrats russes font l'objet d'une enquête distincte,
instruite par le parquet national financier (PNF).
    LE 19 FÉVRIER, les deux hommes de la Contrescarpe sont
placés en détention provisoire pour avoir violé leur contrôle
judiciaire en se rencontrant le 26 juillet.    
        
    ÉPILOGUE PROVISOIRE : LE RAPPORT DU SÉNAT
    Après plus de six mois de travaux, la commission des lois du
Sénat, présidée par Philippe Bas, publie LE 20 FÉVRIER un
rapport accablant pour le protagoniste de l'affaire et pour
l'Elysée, dont les "dysfonctionnements" et les "défaillances"
sont mis à nu.  
    Les sénateurs reprochent notamment à la hiérarchie élyséenne
d'avoir manqué de vigilance dans tous les volets de l'affaire,
notamment concernant les potentiels conflits d'intérêts apparus
à la lueur des contrats russes.
    Ils proposent en outre de transmettre au parquet les
dossiers d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, mais aussi du
secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, du directeur de
cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, et du chef du groupe
de sécurité de la présidence, Lionel Lavergne, soupçonnés soit
d'avoir menti, soit de ne pas avoir dit toute la vérité.
    Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, riposte
le jour même en parlant des nombreuses "contre-vérités" que
contiendrait le rapport sénatorial.  

 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)
 

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