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Chaos en Bolivie après la démission du président Morales
Reuters11/11/2019 à 21:19

 (Ajoute armée, réactions Trump, OEA, précisions sur le
processus constitutionnel)
    par Daniel Ramos
    LA PAZ, 11 novembre (Reuters) - Pillages, affrontements,
barricades : la Bolivie a plongé dans le chaos lundi dans les
heures qui ont suivi la démission du président socialiste Evo
Morales. 
    Arrivé au pouvoir en 2006, le premier président indigène de
l'histoire bolivienne a annoncé son départ dimanche, qu'il a
confirmé lundi dans une lettre à l'assemblée législative, après
avoir été abandonné par l'armée sur fond de violences à la suite
de l'annonce controversée de sa réélection le 20 octobre.
    Sa démission, ainsi que celle de son vice-président, crée
une vacance du pouvoir dans l'attente des résultats d'un nouveau
scrutin encore hypothétique. 
    "J'ai peur de ce qui va se passer. La ville est sens dessus
dessous. Il y a des bagarres entre voisins", a déclaré une
secrétaire de La Paz, Patricia Paredes, âgée de 25 ans.
    Des bandes ont sillonné La Paz et d'autres villes durant la
nuit. Des entreprises ont été attaquées, pro et anti-Morales se
sont affrontés et des bâtiments ont été incendiés. 
    La plupart des écoles et commerces sont restés fermés, les
transports publics étaient à l'arrêt et les routes bloquées. 
    L'armée a annoncé qu'elle avait mis en oeuvre des plans
visant à protéger les services publics essentiels. 
    Evo Morales, qui est âgé de 60 ans, a quitté la Paz. La
rumeur le dit toujours en Bolivie. 
    Il a expliqué qu'il avait choisi de démissionner pour
contribuer à restaurer la paix. Mais il a réaffirmé lundi qu'il
était la victime d'un complot ourdi par ses adversaires
politiques, citant Carlos Mesa, son rival à la présidentielle,
et Luis Fernando Camacho, un chef de file de la contestation.
    "Le monde et nos patriotes boliviens rejettent ce coup
d'Etat", a dit le président démissionnaire sur Twitter. "Ils
m'ont ému jusqu'aux larmes. Ils ne m'ont jamais abandonné. Je ne
les abandonnerai jamais."
    Plusieurs alliés du dirigeant socialiste dans la région,
parmi lesquels le président élu argentin Alberto Fernandez, ont
eux aussi dénoncé un coup d'Etat. 
    Le Mexique lui a proposé l'asile.
    "C'est un coup d'Etat parce que l'armée a réclamé la
démission du président, ce qui viole l'ordre constitutionnel", a
estimé le chef de la diplomatie mexicaine, Marcelo Ebrard. 
    La Russie a apporté son soutien à Evo Morales, accusant
l'opposition de violences.
    
    "POLITIQUES ET CRIMINELS CHERCHENT TOUS À PROFITER DE LA
SITUATION"
    Au Venezuela, des opposants du président Nicolas Maduro ont
célébré la démission de Morales, qualifié de "dictateur",
espérant que Maduro serait le prochain sur la liste. 
    De son côté, Donald Trump a estimé que la démission de
Morales constituait un "moment important pour la démocratie" et
adressait un "signal fort aux régimes illégitimes du Venezuela
et du Nicaragua". 
    L'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé qu'elle
tiendrait une réunion extraordinaire consacrée à la situation en
Bolivie mardi à 15h00 (20H00 GMT) à son siège de Washington. 
    Une vidéo largement partagée sur internet montre des
personnes à l'intérieur de la propriété du président
démissionnaire, dont les murs sont recouverts de graffitis. 
    Waldo Albarracin, figure de l'opposition bolivienne, a de
son côté déclaré sur Twitter que sa maison avait été incendiée
par des partisans de Morales. 
    "Les gens essaient de semer le chaos", a déclaré Edgar
Torrez, un homme d'affaires de 40 ans, habitant La Paz. Pour
lui, "politiques et criminels cherchent tous à profiter de la
situation". 
    Aux termes de la loi, le président du Sénat est chargé
d'assurer l'intérim en cas d'absence de président et de
vice-président. Mais la présidente du Sénat, Adriana
Salvatierra, a elle aussi quitté ses fonctions dimanche soir.
    La deuxième vice-présidente du Sénat Jeanine Añez a annoncé
qu'elle était disposée à assumer la présidence intérimaire,
"seulement pour faire le nécessaire afin de convoquer des
élections transparentes". 
    Elle a déclaré que le Sénat se réunirait mardi et exhorté
les membres du Mouvement pour le socialisme (MAS), le parti de
Morales, à assister à la séance pour tenter de trouver une
solution constitutionnelle à la crise. 
    La démission de Morales doit encore être approuvée par
l'Assemblée législative, convoquée par les deux chambres du
Congrès, ce qui pourrait être repoussé à mercredi, de nombreux
élus avant expliqué qu'ils ne pouvaient pas se rendre à La Paz
pour des raisons de sécurité. 
    Sous la présidence de Morales, la Bolivie a affiché l'un des
plus forts taux de croissance d'Amérique latine et son taux de
pauvreté a été réduit de moitié. Mais sa volonté de rester au
pouvoir en briguant un quatrième mandat lui a fait perdre une
partie de ses soutiens, y compris au sein de la communauté
indigène. 

 (Avec Gram Slattery, Monica Machicao à La Paz, Dave Graham à
Mexico, Matt Spetalnick à Washington, Tom Balmforth à Moscou,
Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
 

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