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CHANGES-La livre turque chute encore, le différend avec les USA inquiète
Reuters10/08/2018 à 11:19

    ISTANBUL/ANKARA, 10 août (Reuters) - La livre turque a
touché vendredi un nouveau plus bas historique face au dollar,
le différend diplomatique en cours avec les Etats-Unis et
l'inquiétude suscitée par la situation économique du pays
continuant de fragiliser la monnaie.
    A 5,97 pour un dollar  TRYTOM=D3  vers 09h05 GMT, elle avait
certes effacé une partie de ses pertes mais elle cédait encore
7,5% face à la devise américaine. Elle était auparavant tombée à
6,4915, un niveau sans précédent, accusant alors un repli de
14,6%.
    Les relations entre Ankara et Washington se sont tendues ces
derniers jours avec le placement en résidence surveillée d'un
pasteur évangéliste américain, Andrew Brunson, soupçonné de
terrorisme par les autorités turques.
    Ce différend diplomatique a nourri l'inquiétude des
investisseurs étrangers, déjà alimentée par l'autoritarisme
croissant du président Recep Tayyip Erdogan.
    En pleine trêve estivale, la chute de la livre pesait sur la
tendance boursière en Europe.
    En milieu de matinée, l'indice Stoxx européen du secteur
bancaire  .SX7P  cédait 1,1%. Parmi les reculs les plus marqués,
le groupe français BNP Paribas  BNPP.PA  perdait 3,27%,
l'espagnol BBVA  BBVA.MC  2,69% et l'italien UniCredit  CRDI.MI 
2,57%.
    Selon le Financial Times, la Banque centrale européenne
(BCE) surveille l'évolution de la situation et s'inquiète entre
autres de l'exposition de ces trois banques au marché turc.
 
    
    UNE INTERVENTION DE LA BANQUE CENTRALE SOUHAITÉE
    Certains observateurs déplorent par ailleurs l'absence
d'intervention des autorités monétaires turques face à la
dépréciation de la livre, qui a perdu près de 35% de sa valeur
depuis le début de l'année après une chute de près de 25% en
2017.
    "La livre souffre d'une volatilité extrême après avoir
commencé la journée par une forte baisse", a dit un trader d'une
banque étrangère à Istanbul, ajoutant que "pour qu'il y ait un
réel repli (du dollar), il faut que la banque centrale
intervienne".
    Dans un discours prononcé jeudi, Recep Tayyip Erdogan a
minimisé l'importance de la baisse de la livre et demandé à ses
compatriotes de ne pas s'inquiéter, ajoutant: "Ils ont leurs
dollars, nous avons notre peuple, et Dieu."
    Se disant lui-même "ennemi des taux d'intérêt", le président
turc attend des banques qu'elles pratiquent des taux de crédit
bas pour soutenir la croissance, ce qui alimente les doutes sur
l'indépendance de la banque centrale et fait craindre une
surchauffe et un atterrissage brutal de l'économie, l'inflation
dépassant déjà 10%.
    La banque centrale a relevé ses taux d'intérêt en mai pour
tenter d'endiguer la baisse de la monnaie, avant la réélection
d'Erdogan et l'entrée en vigueur de la loi renforçant les
pouvoirs exécutifs du président. 
    La nomination le mois dernier du gendre d'Erdogan, Berat
Albayrak, au poste de ministre des Finances a également déplu
aux marchés.
    "La situation en Turquie ne peut pas continuer comme cela
longtemps, je pense qu'il faudra qu'elle intervienne", a dit
Cristian Maggio, responsable de la stratégie marchés émergents
de TD Securities, à propos de la banque centrale.
    "La Turquie joue un jeu très dangereux. Elle continue de
réagir avec retard et le rythme de la dépréciation comme le prix
que la baisse du marché représente pour la Turquie ne font
qu'augmenter, de manière linéaire, et presque exponentielle."
    Berat Albayrak devait présenter la politique économique du
gouvernement lors d'une conférence de presse prévue à 11h30 GMT
ce vendredi.

 (Behyie Selin Taner et Tuvan Gumrukcu, avec Karin Strohecker à
Londres; 
Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van
Overstraeten)
 

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1 commentaire

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  • 265023
    10 août11:45

    La meilleure façon d'éliminer le problème serait un nouveau 22/11/1963 aux usa, mais justifié cette fois.

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