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Changement de paradigme
information fournie par TrackInsight20/12/2021 à 10:23

L’appétit pour le risque a nettement fléchi suite aux mesures plus restrictives annoncées par les banques centrales, dans un contexte de forte…

L’appétit pour le risque a nettement fléchi suite aux mesures plus restrictives annoncées par les banques centrales, dans un contexte de forte poussée inflationniste. La Banque d’Angleterre a ainsi relevé son taux d’intérêt directeur de +0.1% à +0.25%, malgré la détérioration des perspectives économiques au Royaume-Uni. De son côté, Jerome Powell a fixé la fin du programme d’achat d’actifs obligataires de la Réserve Fédérale en mars 2022, et mis en avant une hausse de taux cumulée de 75 points de base d’ici la fin 2022. Enfin, la BCE va progressivement arrêter son programme d’achats lié à l’urgence pandémique (PEPP).

Les inquiétudes suscitées par la propagation du variant Omicron ont également lourdement pesé sur le sentiment des investisseurs, la dernière journée des quatre sorcières n’aidant pas à contenir la remontée de la volatilité (VIX en hausse de 15.4%).

Le Dow Jones Industrial Average a abandonné près de 605 points, soit une variation hebdomadaire de -1.68%. Le S&P 500 a perdu -1.94% et le Nasdaq a chuté de -2.95%. La plupart des indices actions européens et asiatiques ont clôturé en baisse. Le MSCI EMU a lâché -0.91%, le FTSE 100 s’est effrité de -0.30%. En Asie, le Shanghai composite a également perdu pied (-0.93%). A l’inverse, Le Nikkei a enregistré une deuxième semaine de gains (+0.38%), grâce au yen qui reste faible face au dollar, favorisant du coup les valeurs exportatrices japonaises.

La rotation sectorielle s’accélère

Les marchés boursiers ont fini la semaine dans le rouge vif, les ventes s’intensifiant vendredi avec le recul très marqué des secteurs de l’énergie (-5.09%), des biens de consommation discrétionnaire (-4.30%) et des technologies de l’information (-4.04%). Les deux premières capitalisations, Microsoft (-5.47%) et Apple (-4.63%), ont amplifié la déroute de la tech, tandis que le secteur des biens de consommation discrétionnaire subissait de plein fouet le plongeon des actions Tesla (-8.30% sur la semaine), sous l’effet d’une nième vente d’actions d’Elon Musk, pour la cinquième semaine consécutive.

Les poches les plus défensives du marché ont toutefois bien résisté à cette orientation baissière. La santé a affiché la meilleure performance hebdomadaire (+2.45%), soutenue par la hausse des producteurs de vaccins (Pfizer: +12.69%). L’immobilier coté (+1.61%) et les services d’utilité publique (+1.21%) ont complété le podium.

Prime à la sécurité

Le sentiment baissier a provoqué un mouvement d’achat vers les actifs les moins risqués. Les rendements des emprunts d’Etat américains à long terme ont fléchi en conséquence. Celui du T-Note à 10 ans a ainsi rétrogradé de +1.48% à +1.41%. En Allemagne, le bund de même échéance a suivi une tendance identique, en perdant trois poins de base de -0.35% à -0.38%.

Les obligations d’entreprises de notation «investissement» ont également terminé en territoire positif (+0.10% en Europe, +0.15% aux Etats-Unis). De même, les titres à haut rendement se sont globalement appréciés de +0.08% en Europe, et de +0.06% outre-Atlantique. A l’opposé, la dette émergente est repartie à la baisse, sous la pression d’un dollar revigoré (+0.61% de variation hebdomadaire pour l’indice dollar). Enfin, l’or a repris quelques couleurs (cours spot à $1’798.11, soit une progression de +0.87% sur la semaine).

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