1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Castro quitte le pouvoir avec un bilan en demi-teinte

Reuters18/04/2018 à 23:05
 (Actualisé après le vote des députés)
    par Sarah Marsh et Nelson Acosta
    SANTA CLARA/LA HAVANE, Cuba, 18 avril (Reuters) - Le
président cubain Raul Castro cèdera le pouvoir à Miguel
Diaz-Canel jeudi après une décennie marquée par le réchauffement
des relations avec le voisin américain et par quelques réformes
économiques.
    La session de l'Assemblée nationale cubaine consacrée à
l'élection de son successeur s'est ouverte mercredi matin, un
jour avant la date initialement prévue.
    Sa première initiative a été de présenter Miguel Diaz-Canel,
actuel vice-président âgé de 57 ans, comme seul candidat à la
succession de Raul Castro.
    Les 604 députés ont ensuite voté à bulletins secrets pour
confirmer ce choix, un résultat attendu qui va faire de
Diaz-Canel le premier président cubain à être né après la
révolution de 1959.
    Tout en laissant progressivement la place à une nouvelle
génération, Raul Castro, 86 ans, et d'autres vétérans de la
révolution devraient conserver un rôle influent à la tête du
Parti communiste au moins jusqu'au prochain congrès du parti en
2021. 
    Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel il y a dix ans,
a d'ailleurs choisi une date symbolique de l'histoire politique
cubaine pour son départ, puisque celui-ci sera effectif jeudi,
le 19 avril, date anniversaire de la mise en échec le 1961 du
débarquement d'anticastristes soutenus par la CIA dans la baie
des Cochons.
    L'élection de Diaz-Canel ne devrait pas bouleverser le
système politique cubain, au moins dans un premier temps,
puisqu'il lui faudra d'abord consolider son pouvoir.
    Sur le plan des libertés, il est peu probable qu'il engage à
court terme l'île communiste sur le chemin du pluralisme, que ce
soit sur le plan politique ou de la presse. 
    Sur le plan économique, le nouveau président ne devrait pas
non plus précipiter davantage que Raul Castro les réformes
initiées par Fidel dans la foulée de l'effondrement de l'Union
soviétique, malgré l'impatience croissante des plus jeunes.
    
    MENTALITÉ CONSERVATRICE
    Certains observateurs justifient le bilan mitigé de Raul
Castro par la frilosité et le conservatisme de certains membres
du Parti communiste et par les lourdeurs bureaucratiques d'un
pays où se creusent les inégalités.
    "Il a tracé les grandes lignes, créé les institutions, mais
ce qu'il n'est pas parvenu à changer, c'est la mentalité",
souligne Carlos Alzugaray, un diplomate à la retraite.
    Plus des deux-tiers de Cubains travaillent dans le secteur
public pour un salaire mensuel moyen d'une trentaine de dollars,
même si la gratuité de l'éducation et de la santé, les aides au
logement et à l'achat de denrées alimentaires permettent dans
une certaine mesure de compenser le faible niveau des revenus.
    Quand on les interroge, les Cubains disent presque tous
qu'ils peinent à joindre les deux bouts. A titre d'exemple, les
voyages et l'utilisation d'internet, pour un dollar de l'heure,
sont un luxe que peu peuvent s'offrir.
    Les fruits de l'ouverture économique restent confinés dans
le secteur privé des grandes villes, à la Havane, notamment, qui
bénéficie en premier lieu du réchauffement entrevu avec les
Etats-Unis sous le mandat de Barack Obama.
    Le tour de vis initié par son successeur Donald Trump a
toutefois eu un impact non-négligeable sur le tourisme et il
n'est pas impossible que les relations américano-cubaines se
détériorent encore.
    Selon les statistiques officielles, l'économie a enregistré
une croissance annuelle moyenne de l'ordre de 2,4% au cours de
la décennie écoulée, un rythme insuffisant de l'aveu même du
gouvernement qui estimait en 2014 qu'une expansion de 7% était
nécessaire pour développer le pays.
    
    VIRAGE CAPITALISTE AMORCÉ
    Pour certains analystes, Raul Castro a peut-être raté une
chance historique en ne se servant pas de son statut de héros de
la révolution de 1959 pour amplifier les réformes, une aura dont
son successeur, Miguel Diaz-Canel, est privé.
    Présenté autrefois comme un implacable stalinien, Raul
Castro a su changer d'approche au début des années 1990 quand
l'explosion de l'URSS a privé Cuba de son soutien politique et
économique et précipité l'île communiste au bord du chaos.
    A l'époque  ministre de la Défense, c'est à son initiative
que l'armée s'est réformée pour adopter des pratiques
économiques dignes des économies capitalistes.
    Président, Raul Castro s'est efforcé de réduire le poids de
la fonction publique, a rationalisé l'utilisation du foncier
public et donné plus de place au secteur privé.
    Parallèlement, le nombre de Cubains travaillant sous le
statut d'auto-entrepreneurs a plus que triplé pour atteindre
près de 580.000 sur une population de plus de 11 millions
d'individus.
    Raul Castro a par ailleurs supervisé la création d'un parc
industriel calqué sur le modèle chinois et instauré une loi
permettant aux investisseurs privés de bénéficier de réductions
d'impôts.
    Pour faciliter la réintégration de l'île sur les marchés
financiers, il s'est également attaché à renégocier sa dette
extérieure et a obtenu du Club de Paris qu'il renonce à 76% des
11,1 milliards de dollars de dette cubaine.
    Dans les régions rurales les effets des réformes entreprises
par Raul Castro tardent à produire leurs effets. Les
agriculteurs dépendant de l'Etat pour s'équiper en machines
agricoles et la production a stagné au cours de la décennie
écouler, selon les estimations de l'institut Brookings
Institution et l'île importe de 60% à 70% de ses besoins
alimentaires.

 (Nicolas Delame, Jean Terzian et Tangi Salaün pour le service
français)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

9.302 -0.36%
88.67 -1.44%
4853.7 -0.88%
55.65 -2.49%
2.002 -0.10%

Les Risques en Bourse

Fermer