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Carlyle rate le passage de témoin à sa tête
information fournie par Newsmanagers16/08/2022 à 14:00

(NEWSManagers.com) -

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Ce devait

être un modèle de transition entre générations, c’est désormais un fiasco.

Carlyle a annoncé dimanche 7 août le départ immédiat de son directeur général

Kewsong Lee, 56 ans, dont le mandat de cinq ans arrivait à son terme en fin

d’année. Le patron du gestionnaire d’actifs alternatifs américain ne serait pas

parvenu à se mettre d’accord avec le conseil d’administration sur les

conditions financières d’un nouveau mandat, selon les médias américains.

Une

explication trop simpliste ? La sortie abrupte de cet ancien banquier

d’affaires de Warburg Pincus, arrivé chez Carlyle en 2013, pourrait aussi

refléter les luttes de pouvoir persistantes et une opposition entre vieille et

nouvelle gardes au sein du géant du private equity. Fondé en 1987 par

William Conway, David Rubenstein et Daniel D’Aniello, Carlyle avait pourtant

cru assurer le passage de témoin à sa tête en janvier 2018 en confiant les

rênes opérationnelles du groupe à un duo de co-directeurs généraux, Kewsong Lee

et Glenn Youngkin. Les trois « anciens » n’étaient pas partis pour

autant, puisqu’ils s’étaient réservé des postes de présidents non exécutifs.

Comme souvent

dans ce type de gouvernance bicéphale, le fauteuil de patron s’est révélé trop

étroit pour deux. Glenn Youngkin, qui affichait 25 ans de maison chez Carlyle,

a quitté le navire il y a deux ans pour se reconvertir dans la politique – un

choix judicieux puisqu’il est devenu gouverneur de Virginie en janvier.

Seul en

poste, Kewsong Lee a cherché à diversifier les revenus du groupe afin de les

rendre moins dépendants des plus-values de son portefeuille et d'accroître la

part liée aux commissions de gestion. « Nous sommes déçus par cette

nouvelle et pensons, en tant qu'observateurs extérieurs, que Kewsong Lee a été

un dirigeant efficace en termes de définition des priorités de l'entreprise et

de mise en œuvre de celles-ci », réagissaient le 8 août les analystes de

JPMorgan. Tout en reconnaissant que l’action Carlyle, qui a perdu en Bourse

jusqu’à 6% le lendemain de l'annonce et un tiers de sa valeur cette année, fait pire en 2022 que

ses concurrents cotés comme KKR et Apollo.

Le gérant

aux 376 milliards de dollars d’encours à fin juin n’a pour l'instant pas de

plan B. Un comité a été chargé de recruter un nouveau directeur général. En

attendant, William Conway assure l’intérim.

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