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« Budget 2015 : les marchés auront-ils confiance en la France ? » par Bertrand Jacquillat (Cercle des économistes)

Boursorama06/10/2014 à 12:41

La dette nationale s'accroit sans que les marchés ne sanctionnent la France. La raison : l'Etat reste riche et l'épargne privée est élevée.

Critiqué dès sa publication, le projet de loi de finances 2015 ne répond pas, dans les détails, à toutes les interrogations concernant les économies réalisées. Moody's n'a pas dégradé la France et Paris continue de rembourser sa dette à des conditions confortables. Selon Bertrand Jacquillat, cette situation peut encore durer. Explication.

Avant que leur chiffre ne devienne controversé, Rogoff et Reinhardt estimaient à 90% le taux de dette publique par rapport au PIB à partir duquel un pays était passé dans un engrenage fatal, à l'issue incertaine, et en tout cas douloureuse d'une manière ou d'une autre. Ce niveau a été dépassé par la France. Il se situait à 93% début 2014, et ce n'est pas fini puisque ce taux devrait atteindre selon toute probabilité le chiffre emblématique de 100% dès 2016. Il est légèrement supérieur au taux global de la zone euro, mais inférieur à celui de l'Italie (132.6%), des Etats-Unis (104.5%) ou du Japon (243.2%...).

La dette publique française, en valeur absolue mais aussi en pourcentage du PIB, n'a pour ainsi dire jamais cessé d'augmenter. Elle était déjà supérieure à 55% en 1995. Et la situation ne peut qu'empirer puisque le budget de l'Etat affiche un solde primaire (qui correspond au solde budgétaire avant le paiement de la charge de la dette) négatif (de 31 milliards d'euros), soit environ 10% de son budget. En pourcentage du PIB, il se réduit certes quelque peu (1.49% en 2014 contre 2% en 2013), mais l'Allemagne affiche un excédent primaire de 2.2% de son PIB. Même l'Italie est en excédent.

Et pourtant, nul acteur pouvant faire pression sur la France ne semble s'inquiéter, du moins officiellement. Les agences de rating maintiennent à la France une notation élevée. La Commission Européenne est en train de s'installer, attendant que le nouveau Commissaire aux Affaires Economiques, le Français, Pierre Moscovici, donne des leçons de discipline. Le plus étonnant est que les marchés se taisent puisque la France n'a jamais emprunté à un taux aussi bas (avec un coût moyen de financement à un plus bas historique de 1.44% en 2014), ce qui n'est pas la marque d'une crainte particulière des investisseurs. D'ailleurs, la charge de la dette est aujourd'hui inférieure à ce qu'elle était en 2007, l'année où la crise a débuté.

Mais on ne peut pas oublier que 1 point de base d'augmentation du coût de la dette, ce sont 200M€ supplémentaires à la charge du budget de l'Etat. Si les taux d'intérêt  revenaient à leur niveau de 2010, c'est de 40 milliards € que s'alourdirait le budget de l'Etat (le montant du CICE). Mais les marchés ne s'en inquiètent pas et ceci pour deux raisons. L'Etat est encore riche de ses participations dans les entreprises cotées, possède un immobilier pléthorique, et les réserves d'épargne des Français constituent une poche profonde.

Bertrand Jacquillat

Bertrand Jacquillat est professeur à l'Université Paris-Dauphine et Président directeur général d'Associés en Finance.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

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