1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Brexit-La crise politique alarme les dirigeants d'entreprises
Reuters15/11/2018 à 18:54

    * L'accord avec l'UE menacé par des démissions au
gouvernement
    * Sans accord, un gel des chaînes d'approvisionnement est
redouté
    * Banque, distribution et BTP chutent en Bourse

    par Kate Holton, Andrew MacAskill et Georgina Prodhan
    LONDRES, 15 novembre (Reuters) - Plusieurs dirigeants
d'entreprises se sont alarmés jeudi de la crise politique en
Grande-Bretagne, le projet d'accord de sortie de l'Union
européenne conclu entre Londres et Bruxelles étant perçu comme
la seule chance de préserver une certaine stabilité dans les
relations commerciales après le Brexit fin mars.
    Au lendemain de la validation du projet d'accord par son
gouvernement, la Première ministre britannique, Theresa May, a
dû faire face à la fois à la démission de plusieurs membres de
son cabinet, dont le ministre du Brexit Dominic Raab, et à la
perspective d'un rejet du projet par le parti unioniste
nord-irlandais DUP, dont dépend sa majorité parlementaire.
 
    La livre sterling a chuté, de même que les rendements des
emprunts britanniques. A la Bourse de Londres, les secteurs de
la banque, de la distribution et du bâtiment ont été les plus
attaqués.  
    "La situation de ce matin sape la confiance de la City et du
pays", a déclaré Martin Sorrell, fondateur et ex-PDG du groupe
publicitaire WPP  WPP.L  et l'un des hommes d'affaires les plus
connus de Grande-Bretagne.
    L'Union européenne est le principal partenaire commercial du
Royaume-Uni, comptant pour 44% des exportations et 53% des
importations britanniques.
    Après 45 ans passés au sein de l'Union européenne, des
industries comme la défense, l'automobile et l'aérospatiale ont
créé des chaînes d'approvisionnement complexes qui reposent sur
la livraison sans à-coups et "pile à temps" de milliers de
pièces détachées de part et d'autre du Channel.
                
    LES SEULES CARTES EN MAIN
    Les chefs d'entreprise craignent un Brexit sans accord où
les contrôles aux frontières engorgeraient les ports et
perturberaient les chaînes d'approvisionnement vitales pour des
groupes aussi importants économiquement que Rolls-Royce  RR.L 
et BAE Systems  BAES.L .
    Le PDG du groupe français JCDecaux  JCDX.PA , dont la
Grande-Bretagne est le troisième marché et représente environ
10% de ses revenus, a qualifié la situation de "très grave",
estimant qu'elle renforce les incertitudes sur le marché de la
publicité.  
    Dans l'une des plus grandes banques britanniques, un cadre
dirigeant a eu ce commentaire : "Il est temps d'avoir une
certaine stabilité pour que les entreprises puissent avoir une
certaine visibilité. C'est ce dont le pays a besoin."
    "Le reste du monde nous regarde en riant. Quand je voyage,
tout le monde se demande si nous sommes devenus complètement
fous", a-t-il dit, en qualifiant le gouvernement actuel de plus
désastreux qu'il ait jamais vu.
    Les dirigeants du patronat qui avaient été informés mercredi
du projet d'accord l'avaient salué comme la meilleure chance de
parvenir à un compromis qui garantirait une période de
transition et éviterait le chaos d'un Brexit sans accord.
    Les services de Theresa May avaient aussi publié les
déclarations de plusieurs grands groupes comme Diageo  DGE.L ,
le London Stock Exchange  LSE.L  et Royal Mail  RMG.L  se
félicitant du projet d'accord obtenu avec l'exécutif européen.
    "La plupart des hommes d'affaires sont pragmatiques et ce
qu'il faut, c'est jouer avec les cartes qui ont été distribuées
plutôt que souhaiter une meilleure main", a déclaré Roger Carr,
président de BAE Systems, jeudi matin sur la BBC.
    Selon Iain Anderson, président exécutif de la firme Cicero,
qui représente de nombreuses sociétés financières, la plupart
des dirigeants d'entreprises n'aiment pas le projet d'accord
présenté par Theresa May mais ont compris qu'il n'y avait
maintenant pas d'autre choix.
    
    "INSTABILITÉ GÉNÉRALISÉE"
    "Les entreprises assistent avec horreur à ces démissions",
a-t-il dit. "Hier, nous avions un plan et de la stabilité et
aujourd'hui, nous ne les avons plus."
    "Nous n'avons plus le temps de négocier un autre accord.
Nous pensions avoir de la stabilité. Nous avons maintenant une
instabilité généralisée."
    Le directeur de la branche britannique du groupe industriel
allemand Siemens  SIEGn.DE , qui emploie 15.000 personnes au
Royaume-Uni, a réitéré son appel à soutenir le projet d'accord,
alors que de hauts responsables politiques appelaient à la
démission de Theresa May.
    "Nous souhaitons que toutes les parties restent calmes,
examinent les faits et soutiennent ce projet afin de donner aux
entreprises britanniques des assurances", a dit Jürgen Maier
dans une déclaration transmise par courriel.
    Même si Theresa May survit à la crise au sein de son
gouvernement, ses chances de remporter un vote au Parlement en
faveur de son projet d'accord sont jugées minces.
    Des parlementaires de tous les horizons politiques ont
estimé que cet accord laisserait la Grande-Bretagne liée par les
règles de l'UE sans qu'elle ait son mot à dire. 
    "Il va falloir que les marchés s'effondrent et leur fasse
peur à tous pour qu'ils votent pour (l'accord)", a déclaré un
dirigeant d'un groupe du FTSE 100, l'indice phare de la Bourse
de Londres.
    Selon des sources, les autorités britanniques de régulation
financière étaient en contact jeudi avec les principales banques
pour être informées de la situation sur les marchés. Selon une
des sources, la demande émanait directement du gouverneur de la
Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney.

 (Dominique Rodriguez pour le service français, édité par
Bertrand Boucey)
 

Valeurs associées

Euronext Paris -0.69%
Euronext Paris 0.00%
LSE -0.04%
LSE -0.94%
LSE +0.82%
LSE +0.36%
LSE -2.47%
WPP
LSE -0.35%

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer