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Brexit-Johnson propose une solution de remplacement au "backstop"
Reuters19/08/2019 à 22:17

 (Actualisé avec citations de Johnson)
    LONDRES, 19 août (Reuters) - Le Premier ministre britannique
Boris Johnson a écrit au président du Conseil européen Donald
Tusk pour proposer de remplacer la clause de sauvegarde
(backstop) par l'engagement à mettre en oeuvre des dispositions
alternatives d'ici la fin de la période de transition du Brexit.
    Dans la lettre rendue publique lundi par ses services,
Johnson demande une nouvelle fois l'abandon du backstop, mesure
destinée à empêcher le retour d'une frontière physique entre
l'Irlande du Nord et la République d'Irlande.
    Selon cette clause, qui a été acceptée par les négociateurs
britanniques de Theresa May dans le cadre de l'Accord de retrait
conclu en novembre, le Royaume-Uni resterait au sein de l'union
douanière européenne jusqu'à ce que des dispositions de
substitution soient mises en place.
    Boris Johnson estime que cette clause enfreint la
souveraineté de la Grande-Bretagne. Il fait valoir que l'Accord
de retrait avait été rejeté à trois reprises par la Chambre des
communes.
    "Le Royaume-Uni et l'UE ont déjà convenu que 'des
dispositions de substitution' pouvaient faire partie de la
solution", écrit Boris Johnson.
    "De fait, je propose que le backstop soit remplacé par un
engagement à mettre en oeuvre de telles dispositions dès que
possible avant la fin de la période de transition, dans le cadre
de la future relation", poursuit-il.
    Johnson précise que la Grande-Bretagne est prête à envisager
"de manière constructive et flexible" la nature de ces
engagements afin d'établir la confiance dans l'hypothèse où les
dispositions ne seraient pas totalement mises en oeuvre à la fin
de la période de transition.
    "Le gouvernement (britannique) ne mettra pas en place des
infrastructures de vérification, ou des contrôles à la frontière
entre l'Irlande du Nord et l'Irlande", écrit Johnson.
    "Nous serions ravis d'accepter un engagement légalement
contraignant à cet effet et nous espérons que l'UE fera de
même", poursuit le chef du gouvernement britannique.
    Les Européens soutiennent que l'Accord de retrait ne peut
pas être rouvert et renégocié.
    "Le temps est compté. Mais le Royaume-Uni est prêt à avancer
rapidement, compte tenu des intérêts communs existants, j'espère
que l'UE serait prête à faire de même", a-t-il dit.
    Le chef du gouvernement britannique a appelé lundi la France
et l'Allemagne à trouver les moyens de parvenir à un compromis
avant une rencontre cette semaine avec la chancelière allemande
Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.
 
    Boris Johnson a prévu de se rendre à Dublin début septembre
pour rencontrer le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
 
    

 (Kylie MacLellan; Pierre Sérisier pour le service français)
 

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