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Boeing: le Canada ne veut pas de ses avions de chasse
information fournie par AOF26/11/2021 à 14:52

(AOF) - Boeing et les valeurs liées au tourisme et au transport reculent nettement en avant bourse en raison des nouvelles restrictions mises en place dans plusieurs pays pour endiguer la propagation du nouveau variant découvert en Afrique du Sud. Qui plus est, le gouvernement canadien a annoncé qu'il n'avait pas retenu le dossier de l'avionneur américain pour la fourniture de 88 avions de chasse, pour un montant avoisinant les 15 milliards de dollars.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Transport aérien : une reprise très progressive

Si la reprise du transport aérien se profile, l'association du transport aérien international (IATA) a revu à la baisse ses prévisions de trafic pour 2021. En 2021, le trafic aérien devrait représenter 43% de son niveau d'avant le Covid-19, selon la dernière prévision de l'IATA, qui tablait auparavant sur 51%. Toutes les compagnies ne bénéficieront pas de la même façon de la reprise.

Amélioration progressive

L'IATA évalue les pertes pour l'industrie à 47,7 milliards de dollars cette année contre 126,4 milliards de dollars en 2020. Le nombre total de passagers devrait atteindre 2,4 milliards en 2021, bien en deçà des 4,5 milliards de 2019.

La crise sanitaire a eu un impact très important sur les comptes des aéroports européens, qui ont perdu 70% de leur trafic en 2020. Ils ont perdu 60% de leurs revenus, soit 29,2 milliards d'euros. Contrairement aux compagnies aériennes, ils n'ont que très peu bénéficié de l'aide des Etats. Les aides ont atteint 2,17 milliards d'euros, contre plus de 34 milliards pour les transporteurs. Compte tenu de la lenteur de la reprise, les grands aéroports européens ne retrouveront pas leur capacité d'investissements normale avant 2032. D’après l'Association des aéroports européens (ACI Europe), le trafic ne reviendra pas à son niveau de 2019 avant 2024 ou 2025. Durant cette période de reprise, la pression sur les coûts restera élevée du fait des mesures sanitaires et de certaines dispositions réglementaires.

Impact sur le voyage d’affaires

Les experts estiment que ce sont les compagnies low-cost, centrées sur la clientèle de loisirs, qui bénéficieront le plus de la reprise. Elles sont plus flexibles et moins dépendantes de la réouverture des lignes internationales et du retour de la clientèle d’affaires. L’activité de tourisme d'affaires a subi un effondrement de son activité mais elle est surtout confrontée à une redéfinition complète de son  modèle avec l’essor des solutions virtuelles et leur faible coût. Cette baisse structurelle des voyages d'affaire va avoir de fortes retombées sur les compagnies aériennes. Selon les experts, si 25% des billets sur un vol sont achetés dans le cadre de déplacements professionnels, ils génèrent 55% à 75% des profits des transporteurs aériens.

Le long chemin de l'avion du futur

Le commissaire européen Thierry Breton veut lancer une alliance pour " l'aviation zéro émission ", afin de préparer les investissements nécessaires, identifier les éventuels obstacles et favoriser les partenariats public-privé. Cette alliance s'inscrirait dans la feuille de route européenne " Destination 2050 ", avec notamment l'engagement de réduire de 50% les émissions de CO2 du transport aérien. Le lancement par Airbus d'un premier avion de ligne " zéro émission " dès 2035 en sera l'un des projets phares. Un cadre clair pour l'utilisation d'avions commerciaux fonctionnant avec 100% de carburants issus de la biomasse, dit biofuel, ou à l'hydrogène doit être établi. D'après l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), les appareils ne sont pour le moment certifiés que pour voler avec 50 % de biofuel.

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