Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Biomérieux soutenu par l'arrivée des Agnelli
information fournie par AOF04/07/2022 à 15:30

(AOF) - Biomérieux gagne 2,9% à 97,8 euros. Le titre du spécialiste du diagnostic in vitro est soutenu par l'entrée du fonds Exor au capital de l'institut Mérieux. Ce dernier est la holding de tête du groupe Mérieux (quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires), qui détient notamment bioMérieux et Transgène. Exor est de son côté le fonds de la famille Agnelli (26 milliards d'euros d'actifs dont Ferrari, Stellantis ou encore le club de football de la Juventus). Exor a prévu d'investir 833 millions d'euros au capital de l'institut Mérieux.

C'est la première fois que le groupe lyonnais ouvre son capital à une société étrangère. Et l'opération est de taille puisque la dynastie turinoise contrôlée par John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, prend 10% de l'institut Mérieux, mettant ainsi un premier pas dans le secteur de la santé.

Cet investissement de 833 millions d'euros va se matérialiser par une augmentation de capital réservée dont un tiers du montant sera versé à l'été 2022 et le reste durant les 12 prochains mois.

En fonction des affinités entre les deux entités, la participation d'Exor pourrait même augmenter dans les prochaines années. L'enjeu de ce rapprochement est de permettre une accélération de la croissance externe de l'institut en saisissant des opportunités d'acquisitions.

Je me réjouis de ce partenariat européen entre nos deux groupes familiaux ", a déclaré Alain Mérieux, président de l'Institut Mérieux, dans un communiqué.

" L'investissement d'Exor dans l'Institut Mérieux concrétise un partenariat entre deux familles ayant un siècle de réalisations entrepreneuriales industrielles ainsi qu'une capacité reconnue, à travers cinq générations, à faire évoluer leurs activités ", ont précisé les deux familles dans un communiqué conjoint.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Septième mondial du diagnostic in vitro et numéro un mondial de la microbiologie clinique, des applications industrielles et du diagnostic syndromique moléculaire des maladies infectieuses, créé en 1963 ;

- Groupe organisé en 2 divisions : les applications cliniques (38 % en biologie moléculaire, 31 % en microbiologie et 14 % en immuno-essais) et les applications industrielles sous les noms de BioFire Defense et Applied Maths ;

- Couverture internationale, le chiffre d’affaires de 3,4 Mds€ provenant à 49 % des deux Amérique (dont Etats-Unis, 1 er marché du groupe), à 33 % d’Europe-Afrique-Proche-Orient et à 17 % d’Asie-Pacifique ;

- Modèle économique solide fondé sur une organisation industrielle rigoureuse dans le diagnostic in vitro, sur le positionnement de niches aux revenus récurrents (réactifs) et sur un mix produit positif : nouveaux automates, enrichissement des menus par des tests à forte valeur ajoutée, montée en puissance de la biologie moléculaire, après le rachat de l’américain Biofire, contribuant au tiers de la croissance du groupe ;

- Qualité du management et de la gouvernance pour cette filiale à 59 % de l’institut Mérieux, Alexandre Mérieux étant président-directeur général du conseil de membres ;

- Situation financière saine avec une fort recul de la dette, soit un effet de levier de 0,1, face à 341 M€ de trésorerie.

Enjeux

- Stratégie d'innovation forte avec 14 % de R&D générée par 20 centres (portefeuille de près de 550 brevets) et structurée entre l'efficience des laboratoires et l'amélioration de la valeur médicale des tests : 6 priorités : résistance aux antibiotiques, décentralisations des tests, réponses aux épidémies et renforcement du portefeuille en immunoessais et biologie moléculaire dans le domaine clinique et, dans l’industrie, automatisation des solutions / 3 leviers : acquisitions stratégiques structurantes, partenariats de recherche (avec le Campus Biotech Digital pour pallier le manque de compétences dans la bioproduction, avec l’IUT de Compiègne et les Hospices de Lyon dans le séquençage, au sein du consortium Arpege contre l’antibiorésistance) et, enfin, open innovation ;

- Stratégie environnementale 2025-2030 : objectifs de repli de 50 % des émissions directes de CO2 vs 2013, de 50 % de la consommation d’énergie et de la génération de déchets et de 45 % de la consommation d’eau / partenariats de long terme pour accroître l’impact positif sur les territoires / performances environnementales des produits établies dès leur lancement / réduction des déplacements via VILINK -maintenance à distance des instruments ;

- Rapidité d’acquisition des parts de marché dans les pays émergents, grâce à une offre adaptée (utilisation simple, résistance des équipements…) ;

- Retombées des certifications par les autorités sanitaires américaines et européennes des tests Biofire Covid-2, des tests de tuberculose et de dengue VIDAS et du système VITEK MS PRIME.

Défis

- Sensibilité du chiffre d'affaires aux programmes de santé (hausse, baisse ou suppression de remboursements, pressions sur les prix et/ou retards dans les programmes d'investissement des hôpitaux) et aux variations monétaires ;

- Impact fort de l’inflation dans les matières premières comme dans les salaires ;

- Objectif 2022 d’un repli de 3 à 7 % des ventes et d’un bénéfice opérationnel de 530 à 610 M€ soit une baisse de l’ordre de 50 %, du fait de la retombée de la demande « Covid » et de l’inflations.

Une course inéluctable aux nouveaux blockbusters

Le brevet du produit vedette de Merck, l'anticancéreux Keytruda, qui représente plus de 35% de ses ventes, arrive à échéance en 2028. En dépit de la perte, depuis 2019, des brevets de ses trois produits vedette (Avastin, Herceptine, Rituxan) Roche a su, lui, renouveler son portefeuille en mettant sur le marché de nouvelles molécules. Toutefois la découverte et le lancement de nouveaux médicaments sont de plus en plus coûteux. AstraZeneca dépense environ 6 milliards de dollars par an en R&D dans une industrie pharmaceutique où la durée de vie d'un brevet ne dure que dix à quinze ans. Cela amène les laboratoires à se désengager de certaines activités. Ainsi J&J, Pfizer, GSK et, sans doute, Novartis prochainement préfèrent se recentrer sur les médicaments de spécialité et abandonnent toute activité annexe.

Valeurs associées

Euronext Paris +2.18%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 04/07/2022 à 15:30:00.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

BOURSORAMA est un établissement de crédit de droit français agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») et par l'Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») en qualité de Prestataire de services d'investissement et sous la surveillance prudentielle de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).

Conformément à la réglementation en vigueur, BOURSORAMA établit et maintient opérationnelle une politique de gestion des conflits d'intérêts et met en place des mesures administratives et organisationnelles afin de prévenir, identifier et gérer les situations de conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement diffusées. Ces règles contiennent notamment des dispositions relatives aux opérations financières personnelles afin de s'assurer que les collaborateurs de BOURSORAMA ne sont pas dans une situation de conflits d'intérêts lorsque Boursorama diffuse des recommandations d'investissement.

Le lecteur est informé que BOURSORAMA n'a aucun conflit d'intérêt pouvant affecter l'objectivité des analyses diffusées. A ce titre, le lecteur est informé qu'il n'existe pas de lien direct entre les analyses diffusées et les rémunérations variables des collaborateurs de BOURSORAMA. De même, il n'existe pas de liens financiers ou capitalistiques entre BOURSORAMA et les émetteurs concernés, en dehors des engagements contractuels pouvant régir la fourniture du service de diffusion.

Il est rappelé que les entités du groupe Société Générale, auquel appartient BOURSORAMA, peuvent procéder à des transactions sur les instruments financiers mentionnés dans cette analyse, détenir des participations dans les sociétés émettrices de ces instruments financiers, agir en tant que teneur de marché, conseiller, courtier, ou banquier de ces instruments, ou être représentées au conseil d'administration de ces sociétés. Ces circonstances ne peuvent en aucune manière affecter l'objectivité des analyses diffusées par BOURSORAMA.

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.