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Banquiers centraux/Fed-Kaplan "agnostique" sur la future direction des taux
Reuters23/05/2019 à 21:10

 (.)
    22 mai (Reuters) - Principales déclarations des responsables
de la Réserve fédérale américaine depuis le dernier communiqué
de politique monétaire du 1er mai :     
    
    * KAPLAN "AGNOSTIQUE" SUR LA FUTURE DIRECTION DES TAUX
    23 mai - Les taux d'intérêt sont à un niveau approprié "pour
le moment" mais les tensions commerciales croissantes et la
hausse des pressions inflationnistes font qu'il est difficile de
savoir dans quel sens ils évolueront, a déclaré jeudi Robert
Kaplan, le président de la Fed de Dallas.
    "Je suis agnostique à ce stade quant à savoir si le prochain
changement sera à la hausse ou à la baisse", a-t-il dit à la
presse après une conférence dans sa ville de Dallas. "Je
surveille de très près comment les tensions commerciales
évoluent", a-t-il expliqué, notant toutefois qu'il est trop tôt
pour en mesurer l'impact sur l'économie.
    Dans le même temps, les pressions inflationnistes
"s'intensifient" avec le marché du travail qui reste vigoureux,
a-t-il ajouté.  
    En attendant, la Fed peut se permettre d'être patiente", a
dit Robert Kaplan, faisant écho au compte rendu de la réunion
monétaire des 30 avril et 1er mai.  
    
    * LES TAUX SONT À LEUR PLACE - KAPLAN
    23 mai - L'économie américaine devrait connaître un rythme
de croissance solide de 2,25% à 2,5% cette année avec une
inflation se rapprochant de l'objectif de 2% de la Réserve
fédérale, et les taux d'intérêt sont à la place qui leur
convient, a déclaré mercredi Robert Kaplan, le président de la
Fed de Dallas.
    S'exprimant sur la chaîne Fox Business Network, Kaplan a
ajouté qu'il voulait être patient sur les taux et s'abstenir de
toute décision susceptible de créer des excès ou des
déséquilibres dans l'économie des Etats-Unis.
    Il a également déclaré que le marché obligataire américain
"flirte" avec une inversion de la courbe des taux, peut-être le
signe avant-coureur d'une récession. 
    La courbe des taux est plate actuellement et "les tensions
commerciales contribuent à cet aplatissement", a-t-il noté. "Une
inversion, à mon sens, doit être d'une certaine importance et
d'une certaine durée et nous n'avons ni l'une ni l'autre; mais
je surveille ça de près".    
    
    * LES TAUX DE LA FED SONT À UN JUSTE NIVEAU - WILLIAMS
    22 mai - Les taux d'intérêt sont à leur juste niveau étant
donné la vigueur de l'économie et des pressions inflationnistes
"quasiment inexistantes", a expliqué mercredi le président de
l'antenne de New York de la Réserve fédérale, John Williams.
    Certains risques pour la croissance mondiale ont diminué et
les moteurs internes de l'économie américaine sont solides, ce
qui devrait permettre à la croissance du produit intérieur brut
(PIB) des Etats-Unis de dépasser 2% et son potentiel cette
année, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
    Dans ce contexte, les taux directeurs de la Fed,
actuellement compris entre 2,25% et 2,5%, se situent exactement
au niveau "neutre" qui n'accélère ni ne freine l'économie,
estime John Williams, qui voit peu d'arguments en faveur d'une
évolution de ces taux.
    John Williams est vice-président du comité de politique
monétaire de la banque centrale et dispose d'un droit de vote
permanent lors des réunions de politique monétaire.
    
    * BAISSE DE TAUX POSSIBLE SI L'INFLATION NE REPART
PAS-BULLARD
    22 mai - La persistance d'une inflation faible pourrait
amener la Réserve fédérale à baisser ses taux même si la
croissance ne faiblit pas, a estimé mercredi James Bullard, le
président de la Fed de St. Louis.
    Le risque pour la banque centrale de manquer son objectif
d'inflation de 2% et la guerre commerciale sont les deux
principaux défis macroéconomiques auxquels est confronté le
comité de politique monétaire (Fomc), a-t-il expliqué devant le
Club des correspondants étrangers à Hong Kong.
    "Un ajustement à la baisse du taux directeur, même avec
d'assez bonnes performances économiques, pourrait contribuer à
maintenir la crédibilité de l'objectif d'inflation du Fomc à
l'avenir", a-t-il affirmé. "Un geste de cette nature pourrait
devenir une option plus attractive si les données de l'inflation
continuent de décevoir."
    Bullard et son homologue de la Fed de Chicago Charles Evans,
tous deux membres votants au Fomc cette année, se sont inquiétés
ce mois-ci de l'incapacité de la banque centrale à atteindre son
objectif d'inflation.
    
    * RIEN NE JUSTIFIE DE MODIFIER LES TAUX, JUGE ROSENGREN
    21 mai - La faiblesse de l'inflation et la vigueur du marché
du travail envoient des signaux contradictoires pour la
politique monétaire mais rien ne justifie actuellement de
modifier le niveau des taux d'intérêt dans un sens ou dans
l'autre, surtout en période de tensions commerciales, a estimé
mardi Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston.
    "Aujourd'hui, les deux éléments du mandat de la Fed envoient
des signaux opposés à la politique monétaire, avec le bas niveau
du taux de chômage qui pourrait aller dans le sens d'une
politique un peu plus restrictive, et la faiblesse de
l'inflation qui suggère le contraire", a-t-il dit selon le texte
d'un discours préparé pour l'Economic Club of New York.
    Les taux sont plutôt accommodants et pourraient, avec les
tensions sur le marché du travail, contribuer à raviver
l'inflation dont la décélération n'est que temporaire, a ajouté
Rosengren, l'un des 10 membres votants de la Fed cette année.
    "Je ne vois aucun appel au clairon pour modifier la
politique monétaire à court terme", a-t-il dit. "La Fed peut se
permettre d'attendre et de voir si cette prévision se
matérialise en effet."
    
    * LA DETTE DES ENTREPRISES PLAIDE CONTRE UNE BAISSE DE TAUX
-BOSTIC
    21 mai - Le niveau élevé de la dette des entreprises et
d'autres considérations de stabilité financière ne plaident pas
en faveur d'une baisse des taux d'intérêt, a déclaré mardi le
président de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic.
    "C'est un risque qui figure toujours sur la liste", a-t-il
affirmé, tout en ajoutant être d'accord avec Jerome Powell, le
président de la Fed, pour dire qu'en l'état actuel des choses
ces risques sont "gérables" et non à un "niveau de crise."
    Dans un discours à Atlanta lundi, Jerome Powell avait estimé
peu pertinent de faire un parallèle entre la hausse de la dette
des entreprises et l'emballement des "subprimes" avant la crise
économique de 2007-2009.  
    Raphael Bostic a aussi estimé que le niveau de l'inflation
n'était pas éloigné de l'objectif de 2% de la Fed au point de
remettre en cause l'ancrage des anticipations, et il a ajouté
que l'absence de pressions salariales suggérait que le taux de
chômage naturel pourrait être inférieur à ce que l'on pensait
jusqu'ici.   
    
    * HARKER NE VEUT PAS D'UNE POLITIQUE MONÉTAIRE EN PILOTAGE
AUTOMATIQUE
    20 mai - La politique des taux ne doit pas être mécanique ou
en pilotage automatique car les données économiques disponibles
sont beaucoup trop imprécises, a déclaré lundi Patrick Harker,
président de la Réserve fédérale de Philadelphie.
    "Pour faire de la politique monétaire de façon mécanique, il
nous faut un degré de précision qui est tout simplement
impossible", dit-il, dans un discours qu'il doit prononcer à
Boston. "Il nous faudrait beaucoup plus de données, beaucoup
plus fréquemment, et douées d'une précision bien supérieure à ce
les lois de l'économie permettent". 
    Harker avait dit la semaine dernière qu'il anticipait une
hausse des taux "au plus" cette année, ajoutant qu'il n'y avait
pas lieu de se presser en la matière.
    Si le jugement humain ne s'était pas exercé, poursuit
Harker, les banques centrales auraient pu tout aussi bien
relever les taux immédiatement après la crise financière de
2007-2009, et couler l'économie.    
    
    * LA RUPTURE DU LIEN INFLATION/EMPLOI EST UN DÉFI -BRAINARD
    16 mai - La relation entre le marché du travail et d'autres
marchés de ressources de base et l'inflation est "en panne", ce
qui présente des risques pour la Réserve fédérale si elle ne
parvient pas à faire remonter l'inflation vers son objectif, a
déclaré jeudi une responsable de la Fed.
    La gouverneure Lael Brainard a précisé que le comportement
de l'inflation, avec un taux de chômage à son plus bas niveau en
50 ans, était "déroutant" et posait un problème dans le cas où
les ménages et les entreprises perdraient espoir que la Fed
atteigne son objectif de 2%.
    "La tendance de l'inflation (...) semble être quelque peu
inférieure à l'objectif de 2% de la Réserve fédérale", a-t-elle
dit. "Cela crée le risque que les ménages et les entreprises
s'attendent à ce que l'inflation se maintienne de manière
persistante en-dessous de l'objectif de la Réserve fédérale et
pourrait modifier leur comportement d'une manière qui renforce
cette anticipation", une spirale difficile à rompre.
    La Fed est engagée dans une revue en profondeur de ses
stratégies visant à atteindre l'objectif d'inflation et à
remédier à l'affaiblissement de la relation entre un faible taux
de chômage et la hausse des prix. Selon la théorie économique
classique, un chômage en deçà d'un certain niveau, en augmentant
les revenus et les salaires, entraîne une hausse de l'inflation.
    Parmi les solutions envisageables, Lael Brainard suggère de
permettre à toute hausse des prix à l'avenir, liée à une
soudaine augmentation du coût des produits importés par exemple,
de se prolonger sans provoquer de réaction de la Fed.
    Cette "reflation opportuniste", a-t-elle poursuivi,
"pourrait donner une indication selon laquelle un petit
dépassement de l'inflation est compatible avec notre objectif".
    
    * KASHKARI POUR LAISSER L'INFLATION FILER À PLUS DE 2%
    16 mai - La faiblesse des anticipations d'inflation limite
la capacité de la Réserve fédérale à faire face à un futur
ralentissement, a déclaré le président de la Fed de Minneapolis,
Neel Kashkari, appelant la banque centrale à permettre à
l'inflation de dépasser les 2% afin de rétablir une économie à
plein régime.
    "Selon moi, nous n'avons pas réalisé notre programme comme
nous devions le faire", a-t-il dit dans un discours préparé pour
le Sommet économique de Santa Barbara, en référence à l'objectif
de 2% d'inflation de la Fed. "Pour que notre programme actuel
soit efficace et crédible, nous devons avancer et permettre à
l'inflation de grimper modestement au-dessus de 2% (...)."
    Kashkari figure parmi les "colombes" de la Fed et s'est
opposé aux hausses de taux entre 2015 et 2018. 

    * L'INFLATION BASSE NE NÉCESSITE PAS UNE RÉPONSE
MONÉTAIRE-GEORGE
    14 mai - La Fed n'a pas besoin de modifier sa politique de
taux d'intérêt pour favoriser la remontée de l'inflation à son
objectif de 2%, a déclaré mardi Esther George, la présidente de
l'antenne régionale de Kansas City. 
    "Avec un taux de chômage bien inférieur à son niveau prévu à
long terme, je vois peu de raisons d'être préoccupée par le fait
que l'inflation évolue un peu en dessous de son objectif de long
terme", a-t-elle dit dans un discours prononcé devant l'Economic
Club du Minnesota.
    Elle a ajouté soutenir l'approche attentiste de la Fed en
l'absence de pressions à la hausse sur les prix. 
    "Les perspectives actuelles d'inflation semblent bénignes",
a-t-elle dit.
    Détails:  
    
    * L'ÉCONOMIE US FORTE, SANS PRESSION INFLATIONNISTE-WILLIAMS
    10 mai - L'économie américaine est forte malgré les risques
globaux, et les indicateurs montrant une pression inflationniste
faible ne prouvent en rien que les responsables de la politique
monétaire n'arrivent pas à atteindre leurs objectifs, a annoncé
vendredi le président de la Réserve fédérale de New York. 
    "La vigueur des données récentes sur l'activité économique,
le rebond de la croissance en Chine et le retournement à la
hausse des marchés financiers impliquent tous que les risques à
court terme pour la croissance se sont quelque peu atténués", a
déclaré John Williams, dans des remarques préparées pour une
conférence du secteur bancaire organisée à New York.        
    "En un mot: l'économie reste sur la voie d'une croissance
saine avec un marché du travail très vigoureux et sans émergence
de pressions inflationnistes. Notre position actuelle en terme
de politique monétaire nous met en bonne position pour la
maintenir ainsi."
    Les données économiques américaines du premier trimestre ont
été meilleures que prévu initialement, avec des chiffres
initiaux indiquant une croissance de 3,2% par an, mais des
signes d'un regain de tension dans les négociations commerciales
américano-chinoises pourraient peser sur l'économie.
    "Il y a des raisons de croire que l'accélération de la
croissance ne durera pas jusqu'à la fin de l'année", a dit John
Williams, qui s'attend toujours à une croissance d'environ 2,25%
en 2019. "L'économie américaine se porte très bien."
    
    * UNE HAUSSE DES DROITS DE DOUANE NOURRIRAIT
L'INFLATION-BOSTIC
    9 mai - L'économie américaine n'est pas loin de voir son
inflation augmenter et une hausse des droits de douane sur les
importations chinoises pourrait également l'alimenter, a déclaré
jeudi Raphael Bostic, le président de la Réserve fédérale
d'Atlanta.
    "Certaines des statistiques publiées aujourd'hui laissent
penser que les pressions sur les prix sont un peu plus
intenses", a observé Bostic, faisant apparemment référence aux
prix à la production publiés ce jeudi.  
    Bostic a fait savoir, lors d'un événement bancaire, que des
chefs d'entreprise l'avaient informé qu'une éventuelle hausse
des droits de douane serait pour l'essentiel répercutée sur le
consommateur sous la forme d'une hausse des prix. "Il nous
faudra alors voir comment l'économie se comporte", a-t-il dit.
    Le gouvernement américain compte vendredi porter de 10% à
25% les droits de douane sur 200 milliards de dollars de
produits chinois importés, au risque d'envenimer un peu plus le
différend commercial en cours avec Pékin.
    Une délégation chinoise est à Washington ce jeudi pour des
négociations visant à mettre un terme au conflit.   
    
    * RISQUE DE RÉCESSION QUASI INEXISTANT, SELON BARKIN
    8 mai - Le taux de chômage au plus bas depuis un demi-siècle
couplé à des taux d'intérêt toujours modestes signifie que le
risque de récession est faible aux Etats-Unis en l'absence de
choc extérieur, a estimé mercredi Tom Barkin, le président de
l'antenne de Richmond de la Réserve fédérale.
    "Il est difficile d'avoir une récession quand le chômage et
les taux d'intérêt sont aussi bas", a-t-il dit lors d'un
événement à la Fed de Richmond.
    Même si des événements extérieurs peuvent causer des
difficultés imprévues, "je vois qu'on reste sur une trajectoire
plutôt solide", a-t-il ajouté.    
    
    * AUCUNE RAISON DE CHANGER LES TAUX, SELON CLARIDA
    7 mai - La Réserve fédérale ne voit pas de raison valable
pour relever ou abaisser les taux d'intérêt et ce positionnement
devrait aider l'inflation à évoluer vers son objectif de 2%, a
déclaré mardi Richard Clarida, le vice-président de
l'institution.
    "On ne voit pas d'argument majeur pour modifier les taux
dans un sens ou un autre", a-t-il dit à Bloomberg Television,
faisant écho aux propos du président Jerome Powell le 1er mai. 
    "La politique monétaire est actuellement au bon endroit",
a-t-il ajouté. 
    
    * LA FAIBLESSE DE L'INFLATION PEUT-ÊTRE "TRANSITOIRE"-HARKER
    6 mai - Une partie de la faiblesse actuelle de l'inflation
aux Etats-Unis pourrait être "transitoire", suggérant qu'il n'y
pas lieu d'ajuster la politique monétaire à ce stade, a déclaré
lundi Patrick Harker, le président de la Fed de Philadelphie.
    Dans un discours préparé pour une conférence monétaire à
Philadelphie, Patrick Harker dit maintenir ses prévisions pour
l'inflation et la croissance, venant ainsi à l'appui des propos
du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui avait
aussi évoqué des facteurs "transitoires" mercredi dernier après
la réunion de politique monétaire.
    "Si une composante des prévisions devait modifier mon point
de vue sur la trajectoire appropriée de la politique monétaire,
ce serait l'inflation", explique-t-il. "Mais nous n'y sommes pas
encore et il faudrait davantage de données pour me convaincre.
Je continue donc de tabler sur une augmentation au plus cette
année, et possiblement une autre, au plus, l'an prochain."
    La croissance au premier trimestre constitue une "bonne
surprise" mais il possible que certains éléments de la
statistique, liés notamment au commerce, se révèlent temporaires
et baissent au deuxième trimestre, ajoute le président de la Fed
de Philadelphie.    
    
    * WILLIAMS PRÉCONISE DES TAUX "PLUS BAS PLUS LONGTEMPS"
    3 mai - Le président de la Fed de New York préconise dans
une étude à laquelle il a participé que la Fed modifie sa façon
de répondre aux périodes d'inflation faible, en maintenant les
taux d'intérêt à des niveaux "plus bas pendant plus longtemps".
    Dans un document distribué vendredi, John Williams affirme
que de maintenir les taux d'intérêt à des niveaux "plus bas plus
longtemps" après des périodes d'inflation faible peut placer les
anticipations d'inflation aux bons niveaux et atténuer les
effets négatifs sur l'économie des taux proches de zéro.
    Cette étude, présentée à une conférence à l'Université de
Stanford en Californie, vise une vaste révision de la politique
de la Fed pour que l'inflation atteigne et reste à son objectif
de 2%. Cette revue pourrait prendre encore de nombreux mois.
    Le président de la Fed de New York développe l'argument
selon lequel les intervenants commencent à s'attendre à ce que
les banques centrales n'arrivent pas à atteindre leur objectif
d'inflation pendant les périodes où les taux d'intérêt sont
proches de zéro, ce qui affecte l'économie à la longue. 
    Mais en visant une inflation supérieure à l'objectif dans
les périodes fastes, les responsables monétaires freinent les
anticipations d'inflation faible et limitent les dégâts pour
l'économie, souligne John Williams qui est vice-président et a
un droit de vote permanent au comité de politique monétaire.   
    
    * BAISSE DE TAUX POSSIBLE SI L'ÉCONOMIE RALENTIT -EVANS
    3 mai - La Réserve fédérale pourrait être amenée à réduire
ses taux d'intérêt si l'économie américaine ralentissait, a
déclaré vendredi le président de la Fed de Chicago, qui a
souligné son inquiétude face à la faiblesse persistante de
l'inflation.
    "Il faudrait alors peut-être laisser la politique monétaire
en l'état, voire peut-être même l'assouplir", a déclaré Charles
Evans dans un discours préparé pour une conférence à Stockholm.
    Evans a dit qu'il était de plus en plus préoccupé par la
faiblesse de l'inflation de base, hors alimentation et énergie.
    Le président de l'antenne de Chicago de la Fed a indiqué que
des facteurs temporaires pourraient être à l'oeuvre, mais qu'il
était également possible "que les tendances de l'inflation
sous-jacente soient bloquées sous les 2%", l'objectif la Fed.
    Il a dit que la Réserve fédérale pourrait être amenée à
modifier sa politique de taux d'intérêt pour gérer ses risques.
    Il a ajouté qu'il était essentiel que la Fed agisse de
manière à convaincre le public qu'elle maintiendrait l'inflation
autour de 2% et que cela ne lui poserait pas de problème si
l'inflation de base montait jusqu'à 2,5%.  
    
   * BULLARD PRÊT À BAISSER LES TAUX SI L'INFLATION RESTE FAIBLE
   3 mai - La Réserve fédérale pourrait avoir besoin de
d'abaisser ses taux d'intérêt pour relancer l'inflation et
regagner en crédibilité si le rythme de la hausse des prix reste
faible au-delà du deuxième trimestre, a déclaré vendredi James
Bullard, le président de la Fed de St. Louis James Bullard.
    "Je serais certainement ouvert à l'idée d'une baisse des
taux", a-t-il déclaré dans une interview à Reuters en marge
d'une conférence à l'Université de Stanford en Californie.
    Il a néanmoins voté en faveur d'un statu quo sur les taux
lors de la dernière réunion de la Fed mercredi, une décision
qu'il justifie par le fait que la Fed avait déjà procédé à un
"énorme" changement de politique en janvier en laissant entendre
que le resserrement monétaire pourrait être déjà achevé.
    "Si à la fin de l'été, les anticipations d'inflation sont
encore trop basses et que l'inflation réelle ne semble pas
monter, je pense que mon inquiétude s'aggravera", a-t-il dit.
    "Je suis ouvert à une réduction de taux pour tenter de
lutter contre cela. Ce serait une réduction de taux non pas à
cause de mauvaises statistiques sur l'économie américaine mais
parce que nous voulons nous assurer que les anticipations
d'inflation et, éventuellement, l'inflation réelle sont plus
conformes à notre objectif de 2%", a-t-il ajouté.  

 

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