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Autolib-Le ton monte entre le groupe Bolloré et Anne Hidalgo
Reuters04/06/2018 à 15:44

    * Hidalgo juge la rallonge demandée par Bolloré
"extravagante"
    * Bolloré "stupéfait" des déclarations de la maire de Paris,
se
réfère au contrat
    * La mairie de Paris discute de services alternatifs à
Autolib
    * Paris est libre de changer d'opérateur, comme pour Velib,
dit
Bolloré

 (Actualisé avec réaction du groupe Bolloré, détails)
    par Gilles Guillaume
    PARIS, 4 juin (Reuters) - Le ton est monté d'un cran lundi
entre le groupe Bolloré  BOLL.PA  et la maire de Paris Anne
Hidalgo sur la dérive financière des voitures électriques en
libre service Autolib.
    Le groupe industriel s'est dit stupéfait des propos de la
maire de la capitale qui, dans une interview au quotidien Les
Echos de lundi, qualifie "d'extravagante" la rallonge publique
demandée par l'opérateur des célèbres petites voitures grises.
    Le journal Le Monde a rapporté la semaine dernière que
Vincent Bolloré réclamait 40 millions d'euros par an à Paris et
aux communes de banlieue concernées pour éponger le déficit du
service Autolib, imputable à des problèmes de gestion des flux
de voitures et à un nombre de locations insuffisant.
 
    "Le groupe Bolloré a pris connaissance avec stupéfaction des
déclarations d'Anne Hidalgo et du syndicat mixte autolib Velib",
dit-il dans un communiqué. 
    "Il tient à rappeler que par contrat signé entre les parties
il est clairement précisé que le groupe Bolloré, qui devait déjà
financer les investissements, ne pouvait prendre à sa charge
plus de 60 millions d'euros de pertes de ce service de transport
public."
    Le groupe Bolloré ajoute qu'il alerte depuis trois ans le
syndicat (mixte d'Autolib) "de la dérive financière du service
sans qu'aucune mesure ne soit prise et regrette cette
polémique".
    Interrogée par Les Echos sur ce litige, Anne Hidalgo répond
que s'il pouvait être entendu que les villes subventionnent une
offre de transports publics, "la somme demandée par l'entreprise
est extravagante".
    "Au-delà du coût, je veux poser la question du modèle",
ajoute-t-elle. "Ce dispositif devait être rentable. Force est de
constater qu'il ne l'est pas. Sûrement a-t-il été percuté par
d'autres évolutions technologiques et de la mobilité (...) Le
fait est qu'aujourd'hui, il est sérieusement questionné."
    
    "FREE FLOATING", LE SALUT ?
    Ce questionnement a déjà conduit la maire à engager des
discussions avec des constructeurs automobiles pour réfléchir à
des alternatives au système Autolib, notamment des offres en
"free floating" - sans espace dédié pour prendre ou ramener un
véhicule - qui serait porté à 100% par des acteurs privés.
    "Il y a des discussions avec différents constructeurs",
déclare Anne Hidalgo, sans préciser lesquels.
    "Beaucoup de constructeurs automobiles veulent innover et
nous demandent de les accueillir et de les accompagner. Il faut
donc se projeter dans un nouveau modèle, qui réponde aux usages
des habitants et qui doit être performant sur le plan
économique."
    Elle rejette au passage l'idée d'un système basé sur des
subventions publiques, préférant "que les industriels tentés par
ce type de système en assurent la gestion et la rentabilité".
    Concernant le calendrier, Anne Hidalgo laisse entendre que
ces offres pourraient être mises en oeuvre "bien plus vite" que
2023, date de la fin du contrat avec le groupe Bolloré. 
    "Des constructeurs ont des propositions opérationnelles, il
n'y a aucune raison d'attendre."
    Les groupes automobiles à travers le monde ont aujourd'hui
tous investi directement ou noué des partenariats pour faire
face à l'émergence de nouvelles formes d'usage des voitures en
zone urbaine. 
    Renault  RENA.PA  propose "Mobility", un système de location
en libre-service à l'heure ou à la journée, tandis que PSA
 PEUP.PA  dispose lui aussi d'une application d'autopartage,
"Free2Move".
    Renault et PSA n'étaient pas en mesure dans l'immédiat de
faire un commentaire sur ce dossier.
    Dans son communiqué, le groupe Bolloré ajoute que la mairie
peut très bien choisir un autre opérateur.
    "Comme pour Velib, qui a été récemment reconcédé à un tiers,
le syndicat peut parfaitement reconcéder s'il le souhaite le
service Autolib à un nouvel opérateur", a-t-il indiqué, en
référence au libre-service de vélo dont la nouvelle génération
peine beaucoup à être déployer.
    Le passage à Paris des vélos en libre-service Vélib' du
groupe JCDecaux  JCDX.PA  au nouvel opérateur Smovengo souffre
de profonds retards et excède depuis plusieurs mois les usagers.
 
    La concurrence des vélos en "free floating" - sans borne
d'attache - s'organise et, selon Le Parisien, la mairie va
expérimenter prochainement dans deux arrondissements parisiens
la création d'espaces délimités pour éviter que les concurrents
du Velib' ne soient garés de manière anarchique sur les
trottoirs.

 (Edité par Dominique Rodriguez)
 

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