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Attentat de Nice-Appels au retrait de Paris Match de la vente
Reuters13/07/2017 à 11:16

    PARIS, 13 juillet (Reuters) - Le procureur de Paris a 
demandé le retrait de la vente de l'hebdomadaire Paris Match, 
qui publie jeudi des images prises le 14 juillet 2016 sur la 
promenade des Anglais, à Nice, le soir de l'attentat meurtrier 
au camion-bélier, a-t-on appris de source judiciaire. 
    Des associations de victimes et le maire de Nice, Christian 
Estrosi, ont également déploré la publication de ces photos un 
an presque jour pour jour après cette attaque, qui a fait 86 
morts et plusieurs centaines de blessés. 
    "Ces captures d'écran, publiées sans précaution aucune, 
portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches" 
dans le seul but de "faire du sensationnel" et de "créer une 
atmosphère morbide et voyeuriste", écrit Eric Morain, avocat de 
la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents 
collectifs (Fenvac), dans un communiqué. 
    Le procureur de Paris, François Molins, a lancé une 
procédure d'urgence ("référé d'heure à heure") pour "atteinte à 
la dignité de la personne humaine", précise-t-on de source 
judiciaire. 
    Sur les images, qui figurent dans le dossier d'instruction, 
on peut voir le camion percuter des passants mais aussi, sur 
l'une d'entre elles, le corps ensanglanté de l'assaillant, tué 
par la police, dans l'habitacle du poids lourd. 
    Le magazine a répondu aux critiques en invoquant sur son 
site internet "le droit des citoyens, au premier chef le droit 
des victimes, de savoir ce qui s'est passé exactement". 
    "Quant aux photos du camion cette nuit-là, largement 
publiées et relayées par nos confrères depuis un an, (...) il 
s'agit de vues de loin, de plans larges, sans identification 
possible des victimes ni atteinte à leur dignité", se défend le 
directeur de la rédaction, Olivier Royant.         
 
 (Simon Carraud avec Caroline Pailliez, édité par Sophie Louet) 
 

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