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Atos prévoirait d'isoler ses activités de services informatiques
information fournie par AOF13/06/2022 à 09:02

(AOF) - Atos va annoncer demain son plan stratégique visant à redresser ses comptes. Selon les informations de BFM Business, il va annoncer le détourage de ses activités historiques de services informatiques qui seront ensuite constituées dans une "entité juridique à part". Cette nouvelle société, qui restera logée dans Atos, disposera d'une gouvernance et d'un bilan à part, afin de la gérer en autonomie.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points-clés

- Leader international de la transformation digitale créé en 1997, n°1 européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs ;

- Activité de 10,8 Mds€, répartie en 3 divisions –infrastructure & data management pour 54 % des ventes, business & platform solutions pour 34 % et big data & cybersécurité pour 10 % ;

- Equilibre géographique des revenus : 23 % des ventes en Amérique du nord, 25 % en Europe du nord, 23 % en Europe centrale et 22 % en Europe du sud ;

- Modèle d’affaires de transformation numérique durable ;

- Capital ouvert (9,96 % pour le fonds de pension Siemens et 2,2 % pour les salariés), Bertrand Meunier présidant le conseil d'administration de 13 membres, Rodolphe Belmer étant directeur général ;

- Bilan solide avec ratio dettes/capitaux propres de 28 % et effet de levier de 1,9, d’où l’exclusion par la direction de toute augmentation de capital.

Enjeux

- Nouvelle Stratégie : recentrage sur le digital, la décarbonation, la sécurité et le cloud qui devront contribuer à 65 % des revenus à moyen terme / plan de redressement en Allemagne / vers une cession des activités d’infrastructures sur sites et de datacenters classiques, soit 1/5ème des revenus ;

- Stratégie d’innovation développée dans 18 centres de R&D avec un portefeuille de 3 000 brevets : open innovation via les partenariats avec les centres universitaires (informatique quantique, calculateurs exaflopiques, intelligence artificielle, HPC, leadership multiculturel...), avec des alliances avec d’autres acteurs (AWS, Dell, Google, Huma, Microsoft, OVHCloud, Sparkle…) et avec les clients / 2 communautés scientifiques d'experts collaborateurs du groupe / programme Scaler de collaboration avec 50 start-up;

- Stratégie environnementale supportée par la Digital Transformation Factory, l’Hybrid Cloud, les solutions « Business Accelerators », la « Connected Intelligence » et la « Digital Workplace » et visant à répondre à 3 enjeux majeurs : neutralité de l’intensité carbone dès 2028 et réduction de moitié des émissions d’ci 2025 vs 2021 / ventes de solutions de décarbonation, renforcées par l’acquisition d’EcoAct / investissements dans les supercalculateurs à hydrogène et les technologies quantiques / lancement du 1er emprunt « vert » ;

- Renforcement dans la sécurité avec l’achat du britannique Cloudreach et l’ouverture d’un centre de sécurité souveraine en Bulgarie ;

- Visibilité de l'activité avec un carnet de commandes égal à 2,1 ans de chiffre d'affaires.

Défis

- Ralentissement des prises de commandes et réduction de la durée des nouveaux contrats ;

- Guerre Russie-Ukraine : faible impact en termes de revenus (0,4 %) mais élevé en termes de forces de travail, les services auparavant fournis de Russie ayant été transférés vers l’Inde et la Turquie ;

- Redressement rapide attendu après la perte accusée en 2021, sur fond de rumeurs d’OPA par Airbus, Orange… et d’introduction en bourse des activités BDA et sécurité ;

- Après un début d’année marqué par un effritement des ventes, objectif 2022, confirmé, de revenus variant de +0,5 à + 1,5 %, d’une marge opérationnelle de 3 à 5 % et flux de trésorerie disponible entre + 150 M€ et 200 M€

La guerre des talents a été encore renforcée par l’annonce de Facebook, qui compte réaliser 10.000 embauches d’ici cinq ans en Europe. Le manque de ressources humaines ne se limite ni à la France, ni à l’Europe : il est mondial. Ainsi 1,2 million d'ingénieurs informatiques devraient manquer en 2026 aux Etats-Unis. En France, selon Numeum, fédération du secteur du numérique, il manque environ 10.000 ingénieurs informatiques sur un total de 600.000 personnes employées par les éditeurs de logiciels et les entreprises de services numériques (SSII). Si le phénomène n’est pas nouveau, il s’intensifie. Il est renforcé à la fois par les embauches de certaines sociétés, à la recherche de développeurs pour internaliser leurs projets numériques essentiels, et par les fortes ambitions de certaines start-up.

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