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"Arrêtez de piller nos salaires": les Argentins se mobilisent contre l'austérité

AFP12/09/2018 à 20:21

Manifestation contre la politique d'austérité du gouvernement argentin sur l'avenue 9 de Julio à Buenos Aires, le 12 septembre ( AFP / IVAN PISARENKO )

"Les augmentations ça suffit", "si on paie l'électricité on ne mange pas", "arrêtez de piller nos salaires": les Argentins se sont massivement mobilisés mercredi pour demander au gouvernement un répit dans sa politique de réduction budgétaire.

Mais le gouvernement s'est au contraire engagé devant le Fonds monétaire international (FMI) à accentuer sa politique d'austérité.

Les marchés ayant tourné le dos à l'Argentine, le président de centre-droit Mauricio Macri s'est tourné vers le FMI qui a octroyé un prêt de 50 milliards de dollars pour stabiliser une économie fragile, aux prix de douloureux sacrifices budgétaires.

"Nous ne sommes pas des putschistes, mais la présidentielle est dans un an, comment va-t-on y arriver? Ce plan économique, on n'en peut plus, la viande augmente tous les jours, le lait, les pâtes. Heureusement que les enfants mangent à l'école", confie Graciela Trento, 49 ans, une mère de 3 enfants venue manifester depuis Lomas de Zamora, une banlieue de Buenos Aires.

"Pour nous les pauvres, dit-elle, ce serait mieux que ce gouvernement s'en aille maintenant pour stopper les dégâts. On souffre".

- "FMI, tragédie" -

Depuis des semaines, les manifestations sont quotidiennes à Buenos Aires et dans le pays. Tour à tour, les enseignants, les employés de banque, du secteur hospitalier, les universitaires, souvent organisées par des syndicats.

Depuis des semaines, les manifestations sont quotidiennes à Buenos Aires et dans le pays ( AFP / IVAN PISARENKO )

Mais la mobilisation de mercredi, ce sont surtout des organisations de quartier, des associations citoyennes venues en autobus des zones les plus pauvres de l'agglomération de Buenos Aires.

Les manifestants réclament sur des pancartes "des augmentations, d'urgence", "SOS, on ne mange pas à notre faim en Argentine", "Plus d'augmentations, moins d'aliments".

"On survit, car on a encore les allocations familiales, mais nous sommes dans le besoin et les manifestations sont massives. On va en faire une par semaine et chaque fois que ce sera nécessaire, toujours pacifiques, pour dire +basta+ aux ajustements, on n'en peut plus, mon Dieu", se plaint Lucía Quinteros, 62 ans, qui a deux fils sont au chômage, et 4 petits-enfants qui vivent avec elle.

Pour Daniel Menéndez, un dirigeant de l'organisation social Quartiers Debout, "la présence du FMI dans notre pays est une tragédie".

- Peso stable -

"Le gouvernement risque de faire chanceler la paix sociale, dit-il. Il faut prendre des mesures qui protègent les secteurs les plus pauvres pour que cette crise n'emporte pas les rêves et les espoirs de millions d'Argentins".

"Il y a dix jours, un gamin est mort aux portes d'un supermarché. Préserver la paix sociale et veiller que la faim ne s'installe pas, c'est ce qui doit guider les politiques pendant cette crise", insiste Daniel Menendez.

Depuis deux semaines des tentatives isolées de pillages de supermarchés sont survenues dans diverses provinces. Dans celle du Chaco, un adolescent de 13 ans a été abattu alors qu'il tentait de dévaliser un supermarché avec un groupe de jeunes.

Des bénévoles distribuent de la nourriture lors d'une manifestation sur l'avenue 9 de Julio à Buenos Aires, le 12 septembre 2018 ( AFP / JUAN MABROMATA )

La ministre argentine de la Sécurité Patricia Bullrich considère que les incidents survenus n'étaient pas motivés par le besoin, mais guidés par "l'opposition kirchnériste", référence à l'ex-présidente Cristina Kirchner, principale opposante à Mauricio Macri.

Sur le marché des changes, le peso argentin était stable mercredi, mais une grave crise monétaire agite le pays depuis plusieurs mois, elle a fait perdre au peso 50% de sa valeur. La dépréciation de la monnaie stimule l'inflation, qui devrait dépasser les 40% cette année. Pour les Argentins, cela se traduit par une perte de pouvoir d'achat, car les salaires ne sont pas revalorisés à hauteur de l'inflation.

Lui-aussi sous pression depuis des mois, le ministre de l'Économie Nicolas Dujovne a été hospitalisé la nuit de mardi à mercredi "pour une douleur au thorax".

C'est lui qui conduit les négociations avec le FMI. L'Argentine attend dans les prochains jours la réponse du Fonds pour une accélération de la mise à disposition de liquidités visant à enrayer la crise du peso.

2 commentaires

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  • chaumat
    13 septembre09:09

    Pour mémoire il y a 25 ans quand j'y suis allé pour la 1ère fois, 1 peso valait 1 US $.Avant de piller les salaires, ce sont surtout les économies des argentins qui ont été pillées!...

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  • M169421
    12 septembre21:05

    Piller nos salaires, on y arrive aussi en France, il ne faut pas rêver ou croire que cela n'arrive que là bas..Mais comme on dort et qu'on accepte tout..

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