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Après le Qatar, Tillerson en mission délicate à Djeddah
Reuters12/07/2017 à 11:02

    par Sylvia Westall 
    DUBAI, 12 juillet (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain 
Rex Tillerson aura fort à faire pour convaincre mercredi 
l'Arabie saoudite et ses alliés de renoncer à leur boycott du 
Qatar.  
    Son escale de la veille à Doha a été marquée par la 
conclusion d'un accord entre Washington et l'émirat pour 
empêcher le financement du terrorisme.  
    Mais le texte a été jugé inadapté par les quatre pays arabes 
qui ont imposé le 5 juin des sanctions diplomatiques, politiques 
et commerciales au Qatar en l'accusant de soutenir le terrorisme 
international et de se rapprocher de l'Iran.  
    Le chef de la diplomatie américaine doit s'entretenir à 
Djeddah, en Arabie saoudite, avec ses homologues d'Arabie 
saoudite, des Emirats arabes unis, d'Egypte et de Bahreïn, 
quatre pays alliés à Washington, tout comme le Qatar. 
    Tout règlement de la crise devra prendre en compte les 
principales inquiétudes des quatre pays, a souligné un haut 
responsable des Emirats avant les discussions de Djeddah. 
    Ryad et ses alliés demandent à nouveau que le Qatar réponde 
à 13 exigences, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al 
Djazira, celle d'une base militaire turque dans l'émirat ou 
l'extradition de suspects qu'ils réclament. 
    Les Etats-Unis redoutent que la crise du Golfe ait un impact 
négatif sur leurs opérations militaires et antiterroristes dans 
la région, et qu'elle accroisse l'influence régionale de l'Iran, 
qui soutient le Qatar en l'autorisant à utiliser les liaisons 
aériennes et maritimes qui traversent son territoire.  
    Le Qatar abrite la base aérienne d'Oudeïd, la plus grande 
installation militaire américaine au Moyen-Orient, d'où partent 
les avions de la coalition formée pour lutter contre l'Etat 
islamique en Syrie et en Irak. 
    Certains médias du Golfe portent un regard sévère sur la 
venue de Rex Tillerson à Djeddah. 
    "Ce qui complique la visite de mercredi, c'est que 
Tillerson, depuis le début de la crise, semble prendre parti 
pour les Qataris", peut-on lire dans un commentaire publié par 
les journaux panarabes Achark al Aoussat et Arab News, financés 
par des capitaux saoudiens. 
    "Tillerson ne pourra pas imposer la réconciliation mais il 
pourrait réduire la distance entre les parties (...) plutôt que 
de prendre parti pour l'une contre l'autre", écrit 
l'éditorialiste Abdoulrahmane al Rached, ancien directeur 
général de la chaîne Arabiya. 
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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