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ANALYSE-Le sommet avec Kim, une rencontre à risque pour Trump

Reuters09/03/2018 à 14:14
    par Josh Smith et David Brunnstrom
    SEOUL/WASHINGTON, 9 mars (Reuters) - En se déclarant prêt à
rencontrer Kim Jong-un d'ici au mois de mai, Donald Trump a
ouvert la porte à un spectaculaire développement que les
Nord-Coréens attendent depuis au moins vingt ans.
    Mais alors que ce sommet inattendu et inédit relève
désormais du possible, les spécialistes de la Corée du Nord
redoutent que l'administration présidentielle américaine manque
de l'expertise nécessaire pour que la rencontre entre les deux
dirigeants aille au-delà du spectacle politique recherché par
Pyongyang et constitue une occasion véritable de convaincre la
République populaire démocratique de Corée (RPDC) de renoncer à
son programme nucléaire.
    Donald Trump a laissé au conseiller sud-coréen à la sécurité
nationale, qu'il a reçu à la Maison blanche, le soin d'annoncer
qu'il était prêt à rencontrer Kim Jong-un d'ici au mois de mai.
La date et le lieu de ce sommet historique restent à déterminer.
 
    De sources sud-coréennes, on précise vendredi que le
président américain a accepté quasi immédiatement et sans
conditions préalables l'offre du leader nord-coréen qui lui a
été transmise par ses visiteurs sud-coréens.
    Illustration de son caractère inattendu, quelques heures à
peine avant cette annonce, le chef de la diplomatie américaine,
Rex Tillerson, soulignait encore qu'on était "très loin de
négociations".
    Même parmi les avocats d'une approche diplomatique du
dossier coréen, on s'inquiète de voir l'administration
américaine s'engager aussi promptement dans un tel sommet, avec
très peu de temps - moins de trois mois - pour le préparer.
    Jamais à ce jour les dirigeants des Etats-Unis et de la RPDC
ne se sont rencontrés en sommet.
    
    PYONGYANG DONNE LE TEMPO
    "Il va falloir gérer soigneusement cela, avec beaucoup de
travail en amont. Sinon, le risque est qu'il tourne plus au
spectacle qu'(à la discussion de) fond", analyse Suzanne
DiMaggio, chercheuse au centre d'études New America qui a eu des
contacts officieux avec des représentants nord-coréens.
    "Pour l'heure, c'est Kim Jong-un qui fixe l'agenda et donne
le tempo, et l'administration Trump ne fait que réagir.
L'administration américaine doit agir rapidement pour modifier
cette dynamique", a-t-elle ajouté sur Twitter.
    La vacance de plusieurs postes au sein de la diplomatie
américaine risque de compliquer la préparation d'un sommet
Kim-Trump, à commencer par celui de représentant spécial du
département d'Etat chargé des négociations avec la Corée du
Nord, poste dont Joseph Yun a démissionné la semaine dernière.
 
    Par ailleurs, on attend toujours la décision de Donald Trump
sur la nomination d'un ambassadeur en Corée du Sud.
    Spécialiste de l'Asie au Centre des études stratégiques et
internationale (CSIS), Bonnie Glaser relève que pour les
Américains, "un sommet avec Kim présente à la fois des risques
et des opportunités".
    Mais elle aussi insiste: "Le camp américain doit être très,
très bien préparé et savoir exactement ce qu'il veut obtenir
ainsi que ce qu'il est prêt à lâcher en retour", dit-elle.
    Côté nord-coréen, l'annonce de jeudi soir est d'ores et déjà
une victoire.
    Les spécialistes de la RPDC rappellent que Pyongyang réclame
un tel sommet depuis des années. S'asseoir à la même table que
le président de la première puissance mondiale serait pour Kim
Jong-un un formidable et prestigieux moyen d'affirmer la
légitimité internationale de son régime.
    "Un sommet serait une récompense pour la Corée du Nord",
résume Robert Kelly, professeur à l'université nationale de
Pusan, en Corée du Sud. "C'est pourquoi nous ne devrions pas
l'accepter à moins d'obtenir une concession significative de la
Corée du Nord. C'est pour cela que d'autres présidents (avant
Trump) ne l'ont pas fait", ajoute-t-il.
    
    "ON NE JOUE PAS AVEC TRUMP"
    En 2000, des travaux préparatoires intenses avaient été
menés en vue d'une possible rencontre entre Bill Clinton et Kim
Jong-il, le père de l'actuel dirigeant nord-coréen.
    Le maréchal Jo Myong-rok, figure puissante de l'armée
nord-coréenne, était devenu le premier et plus haut émissaire de
Pyongyang à être reçu à la Maison blanche par un président
américain. Clinton avait ensuite envoyé sa secrétaire d'Etat,
Madeleine Albright, à Pyongyang.
    Mais ces démarches n'avaient pas abouti - Clinton a fini par
rencontrer Kim Jong-il mais en août 2009, bien après son départ
de la Maison blanche.
    Si l'initiative échoue, le coût pourrait être bien plus
élevé que par le passé.
    Depuis l'accession de Kim Jong-un à la tête du pays, en
décembre 2011, les programmes nucléaires et balistiques de la
RPDC ont en effet enregistré des progrès conséquents, au point
de porter la Corée du Nord au seuil du statut de puissance
nucléaire.
    En annonçant que Trump acceptait l'idée de rencontrer Kim,
le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Chung
Eui-yong, a ajouté que le leader nord-coréen s'engageait à
oeuvrer à la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne et à
suspendre "tout nouveau test nucléaire ou de missile".
    Mais pour l'instant, la Corée du Nord n'a pas apporté de
précisions à son annonce.
    Le sénateur républicain Lindsey Graham voit lui dans la
personnalité de Trump un facteur susceptible d'éviter que cet
éventuel sommet ne soit qu'à l'avantage de Pyongyang.
    "Je ne suis pas naïf, je sais que si le passé est un
indicateur de l'avenir, la Corée du Nord va s'en tenir à de
belles paroles, et aucun acte. Cependant, je suis certain que la
Corée du Nord est convaincue que le président Trump recourra à
la force militaire s'il doit le faire", dit-il.
    Le pire que Kim Jong-un puisse faire, a-t-il ajouté, serait
de céder à la tentation de jouer avec Trump. "Si vous faites
cela, ce sera votre mort et la mort de votre régime", prévient
le sénateur.

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
ENCADRE Kim Jong-un est conscient de son image à l'étranger et
s'en amuse     
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Henri-Pierre André pour le service français, édité par Tangi
Salaün)
 

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