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ANALYSE-Le chamboule-tout de la voiture autonome menace les équipementiers
Reuters11/12/2018 à 12:48

    * Les véhicules électriques rebattent les cartes de la
filière
    * La chaîne de valeur pourrait changer de mains
    * Constructeurs, spécialistes des semi-conducteurs, des
logiciels
et équipementiers se disputent le gâteau
    * Ces derniers sous-performent en Bourse le secteur auto

    par Gilles Guillaume
    PARIS, 11 décembre (Reuters) - La voiture du futur - qu'elle
soit électrique et/ou autonome - sera bardée de technologies, au
risque de marginaliser les équipementiers comme Valeo  VLOF.PA ,
à la peine en Bourse, au plus grand profit des géants de la tech
et des Gafa et peut-être des constructeurs eux-mêmes, mieux
armés pour résister à cette déferlante.
    Dernier manifestation en date de la révolution qui se
profile, General Motors  GM.N  a annoncé fin novembre sa plus
grosse restructuration en Amérique du Nord depuis sa faillite il
y a dix ans, afin d'investir massivement dans les véhicules
électriques et autonomes.  
    Le premier constructeur automobile américain va supprimer
ainsi pas moins de 8.000 emplois et arrêter la production de ses
berlines les moins rentables. 
    "Le véhicule du futur ressemblera davantage à un ordinateur
portable sur roue. Constructeurs et équipementiers tentent de
s'adapter à cette nouvelle donne: le partage de la chaîne de
valeur entre les deux risque de changer, et ils devront aussi
partager avec les spécialiste des semi-conducteurs et des
logiciels", souligne Thiemo Lang, gérant de portefeuille chez le
spécialiste helvético-néerlandais de l'investissement durable
RobecoSAM.
    Alors que les équipementiers captent actuellement pas moins
de 75% de la valeur, les cartes vont être en effet rebattues en
profondeur au sein de la filière.
    "La production des véhicules va changer de manière
significative, la filière passant d'un mélange de composants
mécaniques, hydrauliques et électroniques, à une majorité
d'éléments électroniques et logiciels avec le développement des
voitures électriques, autonomes et connectées", observe Thiemo
Lang.
    Cette perspective explique la mauvaise performance boursière
des équipementiers par rapport à la moyenne du secteur
automobile, tandis que les constructeurs, les fabricants de
semi-conducteurs et les Gafa ont au contraire tendance à
surperformer.
    Valeo  VLOF.PA , qui a enregistré l'une des meilleures
performances de la Bourse l'an dernier (+13%), est descendue de
son piédestal: elle enregistre la plus mauvaise performance du
CAC 40 sur l'année : -60,59%, sa plus forte baisse depuis la
crise de 2008, contre -9,85% pour l'indice parisien.    
    A cette "disruption" majeure s'ajoutent les perturbations
provoquées en Europe par les nouvelles normes d'homologation
WLTP, qui ont placé en première ligne les équipementiers, comme
en témoigne le double "warning" de l'équipementier français en
trois mois.    

    CAP SUR LA TECH
    L'alliance Renault-Nissan  RENA.PA  7201.T  a provoqué
elle-même un coup de tonnerre en annonçant en septembre la
signature d'un accord avec Google  GOOG.O , qui permettra
d'installer le système d'exploitation Android du géant américain
à sa prochaine génération de systèmes "d'infotainment"
embarqués.  
    Mais selon une source proche d'un autre constructeur, il ne
s'agit que d'une première étape.
    "Pour des questions de compatibilité avec les outils Google
et de mise à jour, il est quand même plus simple de lui confier 
directement une partie de l'architecture à bord. D'autres y
viendront, ce n'est qu'une question de temps", a-t-elle dit.
    Pour rester dans la course, les fournisseurs traditionnels
tentent quant à eux de se réinventer.
    Delphi  DLPH.N  a séparé ses activités traditionnelles de
transmission de ses activités plus technologiques et Continental
a annoncé un projet similaire. Autoliv  ALV.N  réfléchit
également à séparer ses activités de sécurité passive de ses
produits plus high tech tandis que Faurecia  EPED.PA  a lancé
une offre sur le japonais Clarion pour étoffer ses services
embarqués et que Plastic Omnium  PLOF.PA  a cédé sa division
historique de poubelles pour se concentrer sur l'automobile.
    Valeo, très bien placé sur les capteurs pour l'aide à la
conduite et acteur majeur de l'hybridation 48 volts, dispose
également d'une co-entreprise avec Siemens spécialisée dans les
moteurs électriques.
    Malgré tous ces efforts, les investisseurs craignent qu'une
partie des technologies prometteuses dans lesquels les
équipementiers ont investi soient réinternalisées par les
constructeurs.
    "La révolution industrielle qui s'annonce est telle que les
constructeurs doivent se réapproprier une partie de la valeur.
Ne serait-ce que pour donner du travail aux équipes qui seront
touchées par la disgrâce du diesel, et la perte de vitesse du
thermique. Du contenu et des emplois que les équipementiers
n'auront pas", indique une source proche de PSA  PEUP.PA .
    Renault, qui achetait jusqu'ici ses moteurs électriques à
Continental  CONG.DE , a entrepris dès 2011 de les produire
lui-même à Iléon (Seine-Maritime) tandis que PSA, qui se fournit
actuellement chez Continental et la JV Valeo-Siemens  SIEGn.DE 
pour ses machines électriques, relocalisera en 2022 sa
production à Trémery (Moselle) dans le cadre d'une JV avec le
japonais Nidec-Leroy-Somer  6594.T .    
    UNE INCONNUE: LE RYTHME DE CETTE TRANSITION
    Les spécialistes des puces devraient aussi capter une grande
partie de la valeur future de véhicules. Selon RobecoSAM, les
semi-conducteurs de puissance devraient en effet doubler entre
une voiture hybride et une voiture électrique, et leur présence
décuplée si l'on compare avec un véhicule essence.
    Infineon  IFXGn.DE , qui réalise déjà 40% de son revenu avec
les voitures, STMicroelectronics  STM.PA  (30% du revenu) ou
encore les américains ON Semiconductor,  ON.O , Power
Integrations  POWI.O , Monolithic Power  MPWR.O  et Cree
 CREE.O  paraissent les mieux positionnés.
    Davantage d'acteurs, mais pour un gâteau qui a tendance à
s'amenuiser. La structure d'un véhicule électrique étant moins
complexe que celle d'un véhicule thermique ou hybride, Barclays
estimait par exemple dans une note récente qu'il faudrait à
terme moins de 5.000 emplois en Allemagne pour produire un
million de voitures électriques, contre plus de 10.000 pour un
volume identique de véhicules diesel.
    Il est communément admis que les équipementiers devraient
bénéficier du durcissement de la réglementation, qui va conduire
à une hausse du prix du contenu par véhicule. Ce sera
probablement vrai pendant la phase d'hybridation
électrique-thermique, mais au-delà ?
    La banque britannique Barclays rappelle le précédent des
navires hybrides du 19e siècle, comme le SS Great Eastern, conçu
par le "Elon Musk" de l'époque, l'ingénieur Isambard Kingdom
Brunel. Ce navire géant, lancé en 1858, innovait avec quatre
moteurs à vapeur, mais conservait aussi du passé six mâts
pouvant déployer jusqu'à 1.686 mètres carrés de voile.
    "Comme lors du passage de la marine à voile à la marine à
vapeur, les équipementiers pourraient réaliser qu'ils ont
investi lourdement dans des technologies qui deviendront
obsolètes dans un monde zéro émission", souligne Kristina
Church, analyste chez Barclays, pour qui la phase d'hybridation
ne sera que "fugace".

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Valeo avertit à nouveau sur 2018 avec le WLTP et la Chine   
 
GM va réduire sa production et ses effectifs en Amérique du Nord
    
Renault-Nissan utilisera Google pour son infotainment à bord   
 
ANALYSE-Les semiconducteurs confrontés à un retournement de
cycle       
Graphique: Les équipementiers, mauvais élèves de la classe auto
en 2018     https://tmsnrt.rs/2zVJl9B
Graphique: Prime boursière aux Gafa et aux nouveaux entrants    
https://tmsnrt.rs/2SLzKtd
Graphique: Coup de mou circonstanciel pour les valeurs des
semi-conducteurs    https://tmsnrt.rs/2zT6Ik1
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Avec la contribution de Blandine Hénault, édité par
Jean-Michel Bélot)
 

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