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ANALYSE-France-L'embarras des syndicats face aux "Gilets jaunes"
Reuters16/11/2018 à 15:38

    * Les syndicats se dissocient du mouvement des "Gilets
jaunes"
    * Les corps intermédiaires en état de crise, selon un
analyste
    * La CGT prépare d'autres mobilisations autour des salaires

    par Caroline Pailliez
    PARIS, 16 novembre (Reuters) - Le mouvement des "Gilets
jaunes" qui manifesteront samedi contre la hausse des prix des
carburants, ne fait pas seulement figure de test pour l'exécutif
: il remet aussi en cause le rôle des syndicats, selon des
analystes du milieu social. 
    L'ensemble des organisations syndicales, à l'exception du
syndicat de police SGP Unité FO, se sont dissociées d'un
mouvement qui fait l'objet, selon elles, d'une récupération de
l'extrême droite, comme l'affirme le gouvernement.  
    "Il est impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front
national", rebaptisé RN, a déclaré vendredi le secrétaire
général de la CGT, Philippe Martinez, sur France Inter. 
    De nombreux cadres du Rassemblement national seront dans les
manifestations, qui jouissent également de la sympathie des
autres principaux partis d'opposition, Républicains (LR), France
insoumise (LFI) et Parti socialiste.  
    Philippe Martinez accuse aussi le patronat d'alimenter le
mouvement pour les mauvaises raisons. 
    "Derrière le 'non à l'augmentation des taxes', il y a un
certain nombre de patrons qui, dans taxes, mettent cotisations
sociales par exemple", a-t-il ajouté. 
    Mais pour Raymond Soubie, président du cabinet de conseil en
stratégie sociale, Alixio, et ancien conseiller social de
Nicolas Sarkozy, la situation est très embarrassante pour les
syndicats. 
    "Si désormais on peut, à travers les réseaux sociaux, des
personnes au départ anonymes et totalement inconnues, mobiliser
beaucoup plus que ne le font des organisations totalement
structurées, c'est un sacré changement", a-t-il dit à Reuters.
"Surtout que les syndicats n'ont pas réussi, ces derniers mois,
à vraiment mobiliser". 
    
    DE NOUVELLES MOBILISATIONS 
    Selon lui, la CGT n'aura d'autre choix que d'annoncer de
nouvelles mobilisations. "Que ces mécontentements soient
tellement forts qu'ils s'expriment d'eux-mêmes, c'est un signal
que, s'ils ne reprennent pas ça en main et ne prennent pas
eux-mêmes des initiatives, ils risquent d'apparaître
complètement à la traîne". 
    Même signal pour Jean-Dominique Simonpoli, directeur de
l'association Dialogues et ancien responsable de la CGT. "Ça met
en lumière l'état de crise dans lequel se trouvent les corps
intermédiaires, un sentiment qu'ils ne représentent plus les
citoyens et que les citoyens peuvent se débrouiller sans eux."
    Pour le professeur de politique sociale à l'université
Cergy-Pontoise, Stéphane Sirot, l'idée de ne pas se mobiliser
"sous prétexte qu'il y aurait une récupération de l'extrême
droite" est "critiquable". 
    "On pourrait répondre: 'allez-y précisément pour vous
reconnecter à une population, un monde du travail, parce c'est
celui-là qui va quand même manifester", dit-il. "C'est à ces
contre-pouvoirs d'investir les mouvements sociaux pour leur
donner un sens" et contrer l'emprise des partis politiques.
    D'autant plus, dit-il, que ce mouvement pourrait être
l'étincelle dont rêvait la CGT lors de la réforme du Code du
travail de 2017 pour dénoncer plus globalement la politique
sociale du gouvernement. 
    "Quand un mouvement devient social, c'est-à-dire quand il
devient une mobilisation massive, c'est toujours à partir d'une
revendication bien ciblée, bien précise et autour de laquelle
peuvent s'agglomérer toute une série de satisfactions et de
mécontentements", dit-il. 
    
    LA CGT PRÊTE À REPRENDRE LA MAIN 
    La revendication du pouvoir d'achat est pourtant propre au
monde syndical mais il s'est révélé incapable de le fédérer. 
    La CGT se défend. "Toutes les mobilisations mises en place
par les organisations syndicales depuis trois ans, dont la CGT,
ont aidé à la prise de conscience des citoyens, à considérer que
la politique du gouvernement n'était pas la bonne", a déclaré à
Reuters Catherine Perret, secrétaire confédérale. 
    La centrale ne compte pas par ailleurs rester sans rien
faire. Elle a décidé à l'issue de son Comité confédéral national
(CCN) ce mercredi, assemblée des secrétaires généraux des
fédérations et des unions départementales, de lancer une large
pétition dans les entreprises en vue de créer une mobilisation
fin janvier, début février. 
    Le mot d'ordre sera l'augmentation des salaires. "La
question des salaires réunit tout le monde. En France, on n'est
pas payé à la hauteur de nos qualifications. C'est ce qui
pourrait faire converger les mécontentements", dit la
syndicaliste.
    Plus que les syndicats, c'est le pouvoir en place qui
devrait s'inquiéter. "Le pouvoir lui-même a tout fait pour qu'il
y ait un dialogue direct entre lui et le peuple", analyse
Stéphane Sirot. "Ça peut être utile conjoncturellement parce que
ça vous débarrasse des contre-pouvoirs institutionnels, mais il
peut y avoir un retour de bâton". 

 (Edité par Yves Clarisse)
 

1 commentaire

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  • 2010jpge
    16 novembre16:01

    les syndicats et partis politiques qui s'associent aux gilets jaunes seront responsables du déclin économique et des valeurs de libertés et respect de la France !!!

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