1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Algérie: peine de prison pour 28 manifestants ayant arboré un drapeau berbère
AFP12/11/2019 à 16:55

Photo d'archives du 21 juin 2019 de manifestants brandissant des drapeaux algériens et amazigh (berbères) lors d'un rassemblement contre le pouvoir, à Alger ( AFP / RYAD KRAMDI )

Un tribunal d'Alger a condamné mardi 28 manifestants, arrêtés en possession d'un drapeau amazigh (berbère), à six mois de prison ferme, pour "atteinte à l'intégrité du territoire national", a annoncé une association de soutien.

Les premières arrestations avaient eu lieu le 21 juin, deux jours après que le chef d'état-major de l'armée eut interdit tout autre drapeau que l'emblème national dans les manifestations hebdomadaires contre le pouvoir, dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

Le général Ahmed Gaïd Salah est l'homme fort de l'Algérie depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika sous la pression de la rue, qui réclame dorénavant le démantèlement du "système" au pouvoir depuis l'indépendance en 1962.

Le tribunal de Sidi M'hamed, dans le centre d'Alger, a condamné dans la nuit de lundi à mardi un groupe de 22 manifestants à "un an de prison, dont six mois ferme et six avec sursis", a indiqué le Comité national de libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

Outre la peine d'emprisonnement, le tribunal les a aussi condamnés à 30.000 dinars d'amende (environ 230 euros), selon le CNLD, qui regroupe avocats et proches d'une centaine de personnes arrêtées depuis juin dans, ou en marge, des manifestations hebdomadaires antirégime.

Selon le CNLD, le procès de 20 autres accusés, également prévu lundi, a été reporté au 18 novembre.

Le même tribunal a également condamné mardi matin à six mois de prison ferme six accusés jugés le 22 octobre. Le verdict, prévu le 5 novembre, avait été reporté en raison d'une grève inédite des magistrats, qui protestaient contre un vaste mouvement de mutation touchant la moitié du corps de la magistrature.

"La défense va faire appel", a déclaré à l'AFP Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH).

Les peines prononcées "portent atteinte à l'unicité du système judiciaire algérien", a estimé M. Salhi, alors que plusieurs manifestants, jugés pour les mêmes faits, ont été acquittés par des tribunaux de province. Cela laissait penser que ces décisions "allaient faire jurisprudence et que les autres (tribunaux) allaient suivre", a regretté M. Salhi.

Le Parquet de Sidi M'hamed avait systématiquement requis deux ans de prison ferme et 100.000 dinars d'amende (environ 750 euros) contre l'ensemble des accusés, dont la majorité sont en détention provisoire depuis leur arrestation.

La défense, composée de près de 70 avocats, avait plaidé l'acquittement arguant qu'il "n'existe aucune loi interdisant de brandir un drapeau amazigh et que la Constitution précise que l'amazighité est l'une des composantes de l'identité nationale".

Les avocats ont également protesté contre la durée de la procédure "dans une affaire qui n'exige pas quatre mois d'instruction, d'autant que le dossier ne contient que les procès verbaux d'audition".

ad-amb/cgo

Valeurs associées

NASDAQ +0.85%

1 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • M9425023
    12 novembre16:06

    Avec ces 22 condamnations, le pouvoir "dit de transition" a tout faux. je ne parle même pas de leur justice qui est aux ordres. Cela va fatalement se régler, là aussi, dans le sang. Les pouvoirs de tous ces pays en guerre civile sont déconnectés des réalités.

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer